CHAPITRE CGGXXXII
Les critiques.
Au reste, ne prenez pas ceci pour une digression ; je ne i'ais encore que m'y préparer, en attendant le trois cent trente-troisième chapitre ; et je ne puis employer celui-ci à ce qu'il me plaira. Voyons ; j'ai vingt sujets pour un : je pourrais écrire mon chapitre des houlonnières, ou mon chapitre des fi, qui doit le suivre immédiatement ; ou uion chapitre des nœuds, sous le bon plaisir du clergé; mais tout cela pourrait mal toiu-
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nor pour moi. Ce que j'ai rie mieux à faire, c'est de suivre la méthode de quelques savants, et de me faire à moi-même des objections contre ce que j'ai écrit; quoique je déclaie d'avance que je ne sais pas plus que mes pantoufles comment y répondre.
0 que de critiques vont pleuvoir sur mon livre ! « C'est une satire enragée, dira quelqu'un, aussi noire que l'encre dont l'auteur se sert, et digne en tout de ïliersite. C'est un libelle atroce, et tous les blanchissages et savonnages du monde n'y font rien. D'ailleurs, plus le drôle est déguenillé, plus les sarcasmes viennent en foule au bout de sa plume. »
A cela je n'ai qu'une réponse prête, au moins pour le moment. C'est que l'archevêque de Bénévent composa son indécent roman de Galathée en habit violet, veste et culottes violettes ; ce qui prouve que l'habit ne fait pas tout.
« Mais, dit le critique, vous ne pouvez pas nier que la recette du rasoir ({ue vous indiquez n'ait un grand défaut, le manque d'universalité. La loi invariable de la nature rend ce secret inutile à toute une moitié du genre humain. »
Tout ce que je puis dire là-dessus, c'est que les écrivains femelles, Anglaises et Françaises, teront bien d'aller sans barbe.
Quant aux Espagnoles, elles iront comme elles voudront.