‹ TriviaChapitre 70 sur 106 · L'ORGUE DE LA VIE · texte numérisé non relu

L'ORGUE DE LA VIE

Presque toujours à Londres, par dessus le vacarme innombrable de la ville ou le bruit qui se glisse à travers murs et fenêtres, perce la banale mélancolie de la musique des rues; une musique qui sonne comme la vraie voix du cœur humain, chantant les joies perdues, les regrets et les vies sans amour des gens qui noircissent les trottoirs ou que cahotent les omnibus.

« Parle-moi doucement », implore l'orgue de Barbarie; « Je suis seul ici bas ! »

lance-t-il dans la foule; « Tu as brisé tes serments », pleure-t-il dans les cours sordides, et « Frêle est ta Renommée ». Et par les chauds après-midi d'été, l'Appel au Courage devant le Souvenir, ou la Paix de l'Oubli, montent avec une odeur de peinture et d'asphalte, — faible et triste — , à travers les fenêtres ouvertes des bureaux.

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