‹ Trois années de théâtre, 1883-1885Chapitre 10 sur 37 · PONSON DU TERRAIL · texte numérisé non relu

PONSON DU TERRAIL

La Jeunesse du roi Henri. — Le drame hislori(iue populaire est un gonre qui a flambé vite. — La Jeunesse du roi Henri est déjà de l'époque de la décadence. — Jeunesse réelle de Henri IV.

— Henri IV et César. — Henri après la Saint- Barthélémy.

— Henii et l'abjuration. — Henri et Marie do Médicis. — ■ Incident ridicule ou pittoresque de la ])iéce: les petits chiens, l'entrevue des deux chevaux. — Jh'ntion de V Abbaye de Castro,

Le drame historique populaire est un genre qui a flambé vite. La Tour de Nesle (1832) en marque le grand éclat. Il produit de 1832 à 1848 un certain nombre d'ouvrages remarquables en leur sphère.

Après 18o2, la décadence s'accuse. La vogue, pendant plusieurs années, reste la même sans doute; l'habileté de main et la verve des faiseurs faiblissent. Aux environs de 1864, on peut tenir le genre pour

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momentanément épuisé. Le Bossu, malgré le grand succès qu'il obtint en 1864, vaut en somme peu de chose. La Belle Gabrielle (1857) et surtout la Bouquetière des Innocents (1862), ont beaucoup plus de prix. Ils n'en portent pas moins les signes d'une époque où le genre se corrompt et où il s'use en se répétant. Avec la Jeunesse du roi Henri, qui date de 1864 et que l'Ambigu a eu la fantaisie de reprendre, ce n'est plus la décadence du genre, c'en est l'effondrement.

En 1864, quand la Jeunesse du roi Henri fut représentée pour la première fois au Châtelet, Tattrait du spectacle et de la décoration, sur cette vaste scène, fit passer les pauvretés de l'ouvrage. Les costumes, les flambeaux, les litières, les meutes, les trompettes, les points de vue du vieux Paris donnèrent aux spectateurs l'illusion qu'ils assistaient réellement à un drame et à des tableaux d'histoire. M. Maurice Simon, le directeur de l'Ambigu, a bien fait tout ce qu'il a pu pour reproduire ou imiter, sur une scène plus étroite et qui se prête moins, les splendeurs du Châtelet en 1864. Il possède quatre excellents comédiens de cape et d'épée, MM. Paul Deshayes (René le Florentin), Gravier (le roi Henri), Montai (Charles IX), Dherbilly (Torre Spada), qui ne laissent rien à désirer et qui y sont allés de bon cœur et de bonne foi. Leurs efforts sont restés vains.

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Le public ne s'est pas intéressé. On riait. Les lazzis tombaient même des cintres naïfs. Quelquefois la claque essayait de réagir contre le public. Il aurait fallu qu'elle commençât par réagir contre elle-même ; ses applaudissements s'arrêtaient tout à coup comme gelés d'incrédulité.

La jeunesse réelle du roi Henri, son séjour à la cour de France de 1571 à 1576, avant et après la Saint-Barthélémy, sa fuite du Louvre et ses déportcments en affaires de guerre, de conscience et d'amour jusqu'à l'assaut de Cahors et jusqu'à la journée de Contras (1580) où l'on vit enfin se dénouer Henri le Grand, l'inconsistance de son caractère et la brutalité de son tempérament, recouvertes de sa gentillesse d'humeur, peuvent fournir des sujets d'opéra comique et de vaudeville ; ils peuvent se prêter au roman d'aventure qui a plus de facilités que le théâtre pour tout faire accepter; à moins d'y mettre beaucoup d'invention, avec beaucoup de liberté et d'adresse dans l'invention, à moins de transfigurer du tout au tout le héros, un auteur ne saurait guère tirer un drame héroïque des équipées, quelquefois assez vilaines, de ce Protée royal chez lequel la métamorphose la plus fréquente est celle qui fait revenir devant nos yeux l'aspect du ruflîan sans vergogne.

Il a existé, dans la France monarchique moderne,

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un cycle de Henri IV, comme on avait, au moyen âge, un cycle de Charlemagne. La tradition littéraire a transmis à l'imagination des Français un Henri, batteur d'estrade, vaillant soldat, habile capitaine, politique madré, roi populaire et bon aux petites gens, diable à quatre, vert galant, grand homme en tous sens, qui en gros et en somme est le vrai. La Chronologie novmaire, de Palma Cayet, qu'il y a encore aujourd'hui plaisir et profit à lire, VHistoire du roi Henri le Grand, de Péréfixe, modèle de narration amusante et cordiale, qui aurait dû. rester un livre courant dans l'éducation littéraire de la jeunesse française, la Henriade, où Henri serait le héros sans tache s'il ne débitait des vers aussi plats, la Partie de chasse de Henri IV, de Collé, dont le dernier acte, avec son souverain sensible et paterne, ne paraît pas, après cent dix ans, trop défraîchi, sont les ouvrages de types divers qui ont concouru à former et à entretenir de génération en génération l'idée que nous avons tous dans la tête du roi Henri. Le portrait dont Palma Cayet, Péréfixe, Voltaire, Collé, les mémoires et la tradition ont fourni les linéaments, ne grandit certes pas trop l'original ; il n'en traduit pas même toute l'étendue et toute la variété de génie; car je ne sais si depuis César l'histoire universelle nous a offert un autre personnage aussi richement doué qu'Henri IV. Seu-

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lement, la tradition omet beaucoup de choses, et elle en embellit quelques autres. Bazin, notre contemporain, est le premier, je crois, qui se soit avisé de fouiller et de considérer d'un peu près la jeunesse du roi Henri. Les trois morceaux de lui, intitulés Henri IV, l'Abjuration de Henri IV, la reine Marguerite^, comptent parmi ses meilleures pages et parmi les pages les plus serrées et les plus acérées de micographie et de psychologie historiques qui aient été écrites en noire langue.

On n'y voit pas en beau le jeune Henri. Après la Saint-Barthélémy le souvenir de sa mère et celui de Coligny, son maître, ne lui pèsent guère. Le massacre était encore tout chaud lorsque, le 2 septembre 1572, il accompagne docilement Charles LX au Parlement pour y entendre l'apologie du meurtre de Coligny. Il abjure !a foi de Jeanne d'Albret après s'être fait instruire en une séance des vérités de la religion catholique; il sollicite une première fois l'absolution du pape ; il reçoit l'hostie; il interdit l'exercice de la religion réformée dans son royaume do Navarre ; il assiste à l'exécution en effigie de l'amiral ordonnée par le Parlement qui, sans doute, ne croyait pas encore l'amiral assez assassiné. Il est vrai que les

1 . A. Bazin, Etudes d'histoire et de biographie. Paris, Chanierot, 1844. Livre aujourd'hui presque introuvable.

circonstances étaient terribles pour le jeune prince, qu'on le tenait étroitement prisonnier au Louvre et qu'il n'avait pas vingt ans. Il agissait contraint et forcé. Soit. Mais rien ne l'obligeait, comme il fit pendant trois ans, à courir de bon cœur le guilledou avec les fils des assassins et à accomplir de compte à demi avec eux des exploits qui ressemblent à ceux de Crispin sur les grandes routes. Il s'échappe enfin de Paris (février lo76) n'y laissant que deux choses, disait-il lestement, qu'il ne regrettait guère « sa femme et la messe ». Il ne se dépêche pourtant pas, ayant quitté la messe, de retrouver le prêche. Pendant cinq mois il bat le pays avec une escorte qui ne hante pas plus les temples réformés que les églises : chose qui étonnait fort les gens en l'an de guerres de religion 1576. Il ne se décide qu'en juin à se remettre entre les mains des huguenots et à abjurer son apostasie de septembre 4572. L'austérité de son calvinisme se montre bien en 1578 à Agen, ville qu'il occupait avec ses troupes. Un soir, au beau milieu d'un bal, sûrs de son assentiment, ses compagnons de bataille et de plaisir éteignirent tout à coup les chandelles et firent main basse sur la proie. Si les belles dames gasconnes furent contentes, la chronique ne le dit point. Les maris ne le furent pas; pour se venger, ils firent entrer dans la ville les troupes du roi de France ; et c'est ainsi

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qu'Agcn fut perdu pour Navarre et les huguenots. Ces prouesses ne fournissent guère matière à une Ilenriade, noble et compassée; et aussi Voltaire n'en souffle mot. Elles ne pourraient non plus servir à l'éducation d'un prince ; et aussi Péréfixe ne les conte pas h. son royal élève Louis XIV. Elles trahissent chez le héros béarnais un fonds d'indélicatesse que la vie de cour ne corrigea point et un fonds de rusticité que l'âge et la victoire, plus tard, firent sans frein. Au moment de son abjuration de lo93 (c'était la quatrième fois qu'il changeait de religion avec solennité) loin de cacher ses maîtresses, il les étalait. Il en tenait deux présentes sur le terrain du blocus de Paris, entre lesquelles il faisait la navette, et une troisième en Guyenne, celle-là pour le moment un peu délaissée, mais qui pouvait encore servir, en cas de retraite au delà de la Loire. Parmi les trois se trouvait une abbesse. Deux jours avant l'abjuration, il mande, par lettre, Gabrielle d'Estrées à Saint-Denis auprès de lui pour le lendemain; les derniers mots de la lettre, jet vivant d'amour et de concupiscence, excluent toute hypothèse qu'il la fît venir pour la consulter sur la doctrine et les docteurs. Faut-il croire qu'Henri était comme Cromwell « hypocrite raffiné autant qu'habile politique? » Pas plus hypocrite que ne l'était Cromwell lui-même sur lequel Bossuet s'est trompé magnifiquement en vrai

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Bourguignon, éloquent et sans finesse. Mais comme Cromwell, le Béarnais était doué de la faculté prodigieuse de croire tout ce qu'il disait pendant qu'il le disait, et par là, de le faire croire. Entre Rome et Genève, qui se le disputaient en cette année 1593, il accomplit des merveilles. L'abjuration est du 25 juillet. Au cours de l'hiver, les ministres du saint Évangile le viennent trouver et lui adressent des remontrances sur les intrigues qu'il noue avec les évêques. « Mes bons ministres, leur répond-il avec l'abondance de franchise d'un reître qui s'accuse, si l'on vient vous conter que j'ai commis quelques péchés d'incontinence, croyez -le, car je suis sujet à faillir ; mais si l'on vous dit que je veux quitter votre religion, soyez certains qu'on me fait tort, ma résolution étant d'y vivre et d'y mourir. » L'avant-veille de la cérémonie historique du 25 juillet, à Saint-Denis, l'archevêque de Bourges lui fait présenter à la signature un projet d'abjuration ; Henri le trouve trop farci pour un roi de France de formules dévotes qui sentent le simple marguillier; il le fait corriger, au point de vue de la doctrine et des rites, par Rosny, huguenot ; c'est ce projet revu et considérablement diminué, qu'il signe, et c'est l'autre qu'il ordonne d'envoyer au pape comme copie authentique de l'acte signé par lui. La perpétuelle confusion qui se faisait dans son esprit, entre le vrai

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et le non vrai, explique seule qu'en 1S99, lorsqu'il reçut le consentement de sa première femme, Marguerite, à l'annulation du mariage, contracté entre eux, il se soit écrié avec des larmes sincères : « Ah! la malheureuse! elle sait bien que je l'ai toujours aimée et honorée, et 'elle, point moi!... » Quelles larmes! quel cri! quel bizarre attendrissement! Et il aurait passé à côté de Marguerite sans seulement la connaître ! Si jamais épouse ne répondit plus uniment que Marguerite de Valois à l'infidélité conjugale par l'infidélité conjugale, jamais en revanche personnage engagé dans les intrigues et les combats de la politique ne trouva en sa femme un auxiliaire plus dévoué, une amie plus délicate, une meilleure camarade qu'Henri en la sienne. Avec combien plus de raison Marguerite de Valois dit dans une de ses lettres : « J'ai reçu du mariage tout le mal que j'ai jamais eu et je le tiens pour le seul fléau de ma vie ! »

Ce que fut Henri, convolé en secondes noces, de récentes recherches nous l'ont apprise On savait déjà qu'à Lyon, Henri, arrivant de Savoie, avait sans façon et au débotté, consommé le mariage avec

1. Berthold Zeller, Henri IV et Marie de Médicis, d'après des documents nouveaux, tirés des archives de Florence et de Paris. Paris, Didier, 1877.

Médicis, sans attendre la formalité de la cérémonie nuptiale. On savait que ses habitudes de polygamie avaient continué, comme si de rien n'était, au temps de sa seconde femme. On ignorait sa prétention de les ériger en système, et par quels marchés grossièrement offerts ou quelles violences grossières il les alimentait. « .J'ai vécu, disait- il un jour à un oncle de Marie de Médicis, j'ai vécu plus de cinquante ans avec la liberté d'aller d'une femme à l'autre et il n'est pas possible que j'y renonce. » Il se flattait que don Giovanni, à qui il adressait cette belle déclaration de principes, se chargerait de la faire homologuer par la reine sa nièce. La liaison du roi avec mademoiselle de Bueil, qui devint comtesse de Moret, se noua en des circonstances particulièrement édifiantes. Mademoiselle de Bueil était une jeune parente delà princesse de Condé, à qui celle-ci fit quitter la cour pour la soustraire aux propositions du roi. A la nouvelle du départ de la demoiselle, Henri se répandit, devant le jeune prince de Condé, en imputations ignominieuses contre sa mère. Il força par ses menaces la mère et le fils à lui ramener à discrétion mademoiselle de Bueil. « Le roi, écrivait l'ambassadeur du grand-duc de Florence, le roi est vivement blâmé, non seulement à cause de l'infamie des plaisirs dans lesquels il se' plonge, mais aussi parce que cette

dernière entreprise (l'entreprise sur mademoiselle de Hueil) fait considérer aux gentilshommes comme une tyrannie sa volonté obstinée d'avoir leurs filles... » Le roi parlait volontiers et avec bonhomie de sa barbe gnse. Ne sentez-vous pas Ji tout ceci que Jîarbe-Grise est en train de devenir Barbe- Bleue?

Il faut donc conclure, pour Henri IV, jeune ou vieux, à un fonds ingénu de vilenie bestiale, qu'il dominait moins dans son âge mûr et sa vieillesse, mais qui, au temps de la jeunesse, n'étant point revêtu par la gloire, choquait plus en sa nudité.

Aussi, pour revenir au drame de Ponson du Terrail, je ne reproche pas à l'auteur de ne pas nous avoir montré, comme elle fut, la jeunesse du roi Henri. Je lui reproche d'avoir écrit un drame qui est un pur gribouillis de personnages historiques, occupés à se démener sans rime ni raison. Ponson du Terrail pouvait faire du jeune Henri tout ce qui lui plaisait, sauf un amant jaloux de Marguerite, disputant sa belle, l'épée à la main, au duc de Guise. C'est trop dénaturer les caractères en même temps que les faits. La jalousie est un sentiment qu'Henri IV n'a connu en rien. En amour, elle suppose une délicatesse qu'il ne porlait pas dans la matière; sur le reste, elle n'était pas à sa taille. Encore ce duel des deux Henri est-il le seul incident

de la pièce qui, pour les ignorants du moins, présente une apparence de sens commun. Ignorant ou savant, on ne comprend absolument rien au rôle de Catherine de Médecis, dans lequel la belle et languissante Fromentin se montre plus ennuyée que jamais; et cette fois il y a de quoi. On ne voit pas à la marche du drame quelle y est la si grande utilité de René le Florentin et du capitaine Torre Spada. La salle a tout bonnement éclaté de rire quand René le Florentin, après avoir préparé à grand renfort d'alambics et de fioles, des gants empoisonnés à destination de Jeanne d'Albret, les a agités devant les yeux de Catherine de Médicis, en bégayant: « Je ne suis qu'un humble parfumeur. » Quant à moi, je ne me suis pas associé à ces cruelles railleries; j'éprouvais une trop vive satisfaction d'apprendre que René était dans la parfumerie; c'était toujours cela d'intelligible.

Heureusement, il y a les chiens. Je suis pour la Jeunesse du roi Henri comme était pour Andromaque ce grave magistrat du xvii^ siècle, dont le recueil des Anecdotei dramatiques fait mention. Il venait de voir Andromaque avec les Plaideurs. Au sortir du théâtre , il rencontra Racine et lui dit : « Je suis très content, monsieur, de votre Andromaque; c'est une jolie pièce; j'avais d'abord eu quelque envie de pleurer; mais les petits chiens

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m'ont bien fait rire. » Les petits chiens et les gros, c'est la joie de la pièce de l'Ambigu. Les petits chiens d'appartement de Charles IX ont ravi les cœurs, et ses chiens de chasse ont gonflé les poitrines d'émotion. Ceux-ci aboient au naturel, ceux-là sont mignons au possible ; tandis que ces derniers se jouaient sous la main de Charles LX, on entendait par toute la salle des oh ! et des ah ! c'était la secte des femmes cynophiles qui se pâmait. Je réclame aussi un peu de sympathie pour le cheval de René le Florentin, au quatrième tableau. Ce cheval n'est pas bête du tout. On l'a voulu forcer d'entendre, lui, cheval de distinction, un dialogue assommant entre René, qui le monte, et Guise, également à cheval. A chaque mot de Guise, il frappait le sol du pied avec impatience; à chaque riposte de René, il tournait bride et rentrait dans la coulisse; Guise entamait une tirade, le cheval se dressait sur ses jambes de derrière ; René voulait débiter une antistrophe, le cheval retombait bruyamment sur ses deux membres antérieurs. Il a fallu qu'à la fin Guise et René missent pied à terre pour continuer à dialoguer. Le cheval l'a emporté, et la force n'a pas primé le droit. C'est le droit indiscutable d'un honnête cheval d'être au champ de course, à la parade ou à l'écurie, et non point sur des tréteaux, d'oîi le moindre accès de mors au dent peut le lancer au beau milieu du

parterre ; ce qui ferait d'ailleurs un drame à spectacle autrement étourdissant que le quatrième tableau de la Jeunesse du roi Henri.

Une idée, cher lecteur. Voulez-vous comparer la qualité d'esprit de l'an 1840 et celle de l'an 4864? Voulez-vous mesurer, sans sortir de l'Ambigu et sans dépasser son genre littéraire inférieur, la pente de décadence descendue par le goût et le génie dramatique français de 1840 à 1884? N[\&l\o\v la Jeunesse du roi Henri et lisez le lendemain au coin de votre feu, V Abbaye de Castro, drame historique joué en 1840 à l'Ambigu ; vous verrez, vous verrez.

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