Bell, Jud.j livre VI, chap. vi. —Livre II, châp
quée d'Omar s'appelait Moryah ; à partir du coin de l'enceinte sacrée, un autre plateau plus bas encore, qui va finir au-dessus de la fontaine de Siloë, se nommait OpheL
Maintenant prenons l'autre colline, en commençant par le sud : le plateau supérieur où est Nebi Daoud était Sion ; à la hauteur du château actuel, le niveau s'abaisse, et cet abaissement était bien plus considérable au* Irefois : aujourd'hui encore , lorsqu'on veut bâtir, il faut creuser les fondations jusqu'à 30 mètres; le reste de la colline, depuis le gros dôme du Saint-Sépulcre jusqu'à la porte de Damas, portait le nom d'Acrdy bien que, dès l'endroit où l'abaissement devient plus marqué, on considérât le reste inférieur d'Acrâ comme une colline distincte, la « troisième colline plus basse^ et innomée » dont parle Josèphe.
Nous allons nous efforcer de justifier notre dire, en commençant par la colline qui forme
1. II y avait une troisième colline, naturellement plus basse qu'Âcrâ et séparée par une autre large vallée. Bell. Judj livre VI, chap. vi.
la levée de l'ouest, c'est-à-dire par Sion et ses annexes.
D'après la description de Josèphe^ l'ancienne Jérusalem de l'époque des rois , du temps de Néhémi et des Machabées, avant les agrandissements qui y furent faits par les princes de la dynastie iduméenne, se composait de deux parties (sans parler du temple et de ses dépendances) : l'une sur le mont Sion, la haute ville, forwa supérieur, ou
château, et l'autre sur une portion du mont Acrâ, la basse ville; entre les deux existait un vallon nommé Tyropœon (ou des fromagers), dont la cavité se prolongeait jusqu'à Siloé.
Tout d'abord avertissons que ce vallon a disparu complètement, combjé dès le temps de David et de Salomon*, même dans sa partie la plus basse , où le pli de terrain était plus marqué. Si nous entrons en ville par la porte de Jaffa, après l'espèce de place que
i . Bell Jud, , livre VI , chap. vi.