En hébreu, qwQ!i\ , o.qrà, , téTe ùwwût^ caput calvum
sion de désigner cette localité, et l'aura adopté comme convenant à son projet d'y bâtir une forteresse. Aqrâ le sommet chauve^ ou le lieu du crâne ^ ne pourrait se traduire plus exacr tement que par calvarix locus, par le mot français calvaire, qui en dérive, et porte si évidente sa marque étymologique. Je tiens donc plus que jamais à identifier Àcrâ avec le Calvaire.
Quant à la troisième colline dont Josèphe ne donne pas le nom, colline plus basse qu'Acrà, mais qui, au temps desAsmonéens, se mit de niveau avec elle, c'est la pente qui, de la Vil' station de la voie Douloureuse, s'en va mourir à la III* station ; et la vallée entre elle et le temple, vallée plus large que profonde, n'est autre que la longue rue qui joint la porte de Damas au Mehkémé.
Maintenant nous en avons fini avec l'ouest ; attaquons le système des collines orientales, en commençant par le mont Moryah sur le-
craniunij comme en arabe qarâ, crâne, et aqrâ chauve, de calvitie naturelle ou maladive.
quel fut le temple de Salomon. Plus connu que les autres, il est plus facile à dêter* miner.
Là où s*étend aujourd'hui la belle esplanade de la mosquée d*Omar, était un mamelon assez fortement dessiné pour que Josèphe Tap* pelât colline très-rude ^ Le plateau qui en faisait le sommet, et dont la roche sacrée des musulmans est un indice, suffisait à peine pour la maison de Dieu et son parvis, de sorte que, peu à peu, le Moryah, défiguré, rasé ici pour être remblayé là, produisit la surface unie que nous voyons ; il avait pour contours les limites actuelles du parvis de la mosquée d'Omar.
Au sud du Moryah, et plus bas que lui, était le mamelon d'Ophd, s*allongeant comme un promontoire entre la vallée du Roi (vallée de Josaphat) et ia vallée, bien dessinée en cet endroit, de Mello ou de Tyropoeon, qui va déboucher à Siloê. Opliel est souvent citée dans la Bible; c'était naturellement, vu la