‹ Trois ans en JudéeChapitre 118 sur 119 · ÉTYMOLOGIE · texte numérisé non relu

ÉTYMOLOGIE

liaison de paix^ en justifiant cette dénomination par la fûodation da temple sor le mont Moriah. Dien, en effet . refnse à David le bonheur de Ini bâtir nne demeore parce qn*il a versé trop de sang et réserve Vexécation de ce glorieux projet à son fils Salomon qui sera nn honmie de paix'. Ceux-ci préfèrent donner an mot Jérusalem le sens de Vision de paix^^ retrouvant ainsi , dès les temps les plus anciens, nne intuition mystérieusement prophétique du grand sacrifice qui devait, dans ce lien prédestiné, réconcilier Dien et rhnmanité.

Le mot Jérusalem ne doit pas venir de Jébus Salem; on ne voit jamais la labiale h se métamorphoser en r qui est une articulation de tonte antre nature. Melchisedek n*a pas été le fondateur de Jérusalem ; d*aprës la Genèse', Salem était une ville faisant partie du territoire de Sichem , peu jiistante de Soocoth et de Béthel ; il faut donc chercher ailleurs cette origine.

Les Jébuséens étaient nne tribu de pasteurs qui, ayant pris de Timportance, sentit le besoin de mettre ses troupeaux à Tabri des attaques de ses voisins et contruisit sur le MontrSion un retranchement, devenu plus tard une citadelle autour de laquelle elle se groupa; la forteresse et la ville s'appelèrent Jébus qui signifie Parc à moutons. Ce nom de Jébus fut, jusqu*à Tépoque de la fondation de la royauté hébraïque le vrai nom , le seul nom national delà ville , et partout dans la Bible, avant le livre des Rois , on la désigne ainsi ■ Jébus qui est

I. I Parai., XXII, 8 , 9. — 2. Geuèse, XXII, i. — 3. XIV, 18; XXXIII, 17, 48; XXXV, 4.

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