Josèphe, De Bello JudaicOy livre VI, chap. vi
ce sont ces grandes pierres qne les disciples montraient an Seigneor en sortant da temple, lorsqu'ils disaient :
«Vois, maître, quelles pierres et quelles constructions!
— Eh bien, répondit le Christ, il n'en restera point pierre sur pierre qui ne soit détruite*. »
En se dirigeant sur le midi, continuant à longer la muraille, on remarque tout près des créneaux, un fût de colonne placé comme une pièce d'artillerie sortant de son embrasure. On pourrait le croire, ce n'est là qu'un caprice des maçons barbares qui ont mis ici, comme une dérision, ce Testige de quelque monument antique. Que l'on se détrompe :
on a devant les yeux la première assise d'un monument qui durera pendant l'éternité :
c'est Famorce où doit s'appuyer le pont immense du Sirath, ce passage redoutable jeté, d'après la tradition musulmane, sur l'abtme des punitions infernales, et sur lequel tous