III. Bois, I
faut l'avouer, pour y établir ua observatoire, UQ poste de surveillance sur les jardins royaux. Près de cette roche, un peu plus au sud, vers cette ruine que vous apercevez au milieu de la vallée, se trouve le puits de Job, l'ancien Aïn-Roguel, que nous irons voir tout à l'heure. Là, de nos jours encore, à la fin de l'hiver, est le rendez-vous général de tous les amateurs du keif, qui viennent y passer des journées à manger du pilau et du mouton farci. L'usage est ancien, paraît-il, etle choix du local, de tradition. Lorsque Adoniah, fils de David et frère puîné d'Absalon, voulut conférer avec ses partisans pour combiner les moyens de s'emparer du sceptre, il les in* vita tous à un heif près de la pierre de Zobéleth, à Aîn-Roguel, déguisant le motif du conciliabule sous le prétexte innocent de manger des brebis et des veaux gras. Je serais même tenté de voir dans cette muraille naturelle, percée de trous comme un colombier, le Péristéréonos dont parle Josèphe lorsqu'il indique le tracé des circonvallations de Tilus; ce serait bien le rocher et la colline contigué
qui domine la vallée de Siloë *. Je ferai une autre remarque sur l'idée qu'ont eue les paysans de bâtir leurs maisons de manière à profiter des travaux anciens; ils ont ainsi, dans les cavernes « des chambres et des magasins pour leurs provisions : cela me fait penser que les nombreuses caves sépulcrales de la Judée ont dû souvent servir de demeures aux gens de la campagne; dans plusieurs de celles que nous avons déjà visitées j'ai remarqué des traces évidentes d'habitation, et tout à l'heure, quand nous parcourrons les grotles de la vallée d'Ennom, nous en aurons la démonstration évidente.
Au moyen âge, des ermites élurent domicile dans ces innombrables tombeaux ; avant eux, les Ësséniens habitèrent aussi les rochers, là où mamtenantles solitaires de Saint-Saba passent leur vie ascétique. Je remonte plus loin, et je pense que beaucoup de ces antres furent creusés ou arrangés dans les temps les plus