mètres de long sur 14 de large
rite était non moins gismde que sa sdence; çt pour lerécompenser, Dieu ne le fit pas mourir, mais renleva au ciel. C'est au moment de son ascension qu'Enoch laissa comme sou^renir pour les générations futures, cette preuve de son passage sur la terre. Il faxii décidément admettre que les pierres dans les premiers âges du monde étaient plus tendres qu'aujoord'buj, à moins que celle-ci n'ait été amollie par le fleuve par excellence, le père des quatre grands fleuves de l'Orient dont la source, d'après les musulmans, est ici dessous. Ma remarque semble d'autant plus juste qu'on vous montre près du pied d'Enoch, dnq autres trous qui sont l'œuvre de l'archange Gabriel. Lorsque Mohammed s'enleva au ciei sur El-Boroçy notre rocher voulut le suivre ; alors le ministre de l'Étemel l'arrêta de la main, et ses doigts y sont restés gravés !
Finissons-en avec les traditions qui se rapportent à ce rocher. Suspendu dans l'espace, il ne s'appuie que sur un palmier invisible qui est lui-même soutenu par les mères des .
deux grands prophètes Jésus et Mohammed.
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Ces deux bienheureuses restent éternellement assises près de la source universelle «t s'occupent à tisser des yétements pour les justes qui auront traversé le Sirath sans trébucher. Cette &ble a sans doute un sens allégorique, mais je n*ai pu le pénétrer; je la donne telle qu'elle est , me bornant à rectifier ce qui est relatif à la suspension aérienne. Cette roche ferait partie du sol même , elle y est encore adhérente du côté occidental, et la couche de plAlre dont est recouvert le point de jonction dans la crainte que le support invi* aihle ne vienne à manquer, sert aussi à maintenir dans leur erreur les croyants trop crédules*
0u6lques voyageurs ont voulu reconnaître dans ce rocher l'aire d'Oman le Jébuséen, mais si l'on suppose qu'il était à découvert du temps de David, on ^st obligé alors de refuser au Moriah sa qualité de mont. U est plus probable que dans les travaux d'aplanissement entrepris par Salomon, on réserva une certaine partie du roc, afin que les lévites pussent y égorger les victimes sans souiller ie
temple. Nous durions donc ici la plus ancienne antiquité de Jérusalem.
La tradition juive en fait le support deVarche d'alliance. Après la captivité et la perte de l'arche, le rocher seul serait resté dans le sanctuaire du temple, masqué aux yeux des fidèles par un velarium derrière lequel le grand prêtre avait seul le droit de pénétrer pour y prononcer le saint nom de Dieu*.
L'iconostase des Grecs rappelle ce velarium.
Un escalier de huit degrés conduit dans- la chambre inférieure qui a pour plafond la roche sacrée. On appelle cette arête de la pierre faisant saillie au-dessus de l'escalier la langue^ en souvenir des paroles de politesse qu'elle échangea avec Omar. Celui-ci étant parvenu à retrouver l'oreille de Jacob, s'écria dans sa joie : Esselam-aleik ( le salut sur toi) , et la pierre lui répondit aussitôt : Aleik-esselam (sur toi le salut). Tout autour de cette chambt*e, qui est à peu près circulaire, sont les Mih-
1. La manière de prononcer le saint nom de Dieu (JéhoTah), s*est perdue; on n'en connaît plus que les lettres.
rab ou lieux de prières d'Abraham, de David, de Salomon, et de Khader, car tous les prophètes depuis le commencement du monde ont récité ici leurNamaz. CommentMohammed, le prophète des prophètes, ainsi que Ta constaté l'arrêt de Dieu daté de cinquante mille ans avant la création, arrêt qu'il portait écrit en lettres de feu sur ses épaules, ne serait-il pas venu lui aussi, proclamer à cet endroit la gloire de rÉlernel! En une nuit, El-Boraq l'amena de la Mecque, et sa ferveur fut si grande qu'il laissa sur la muraille l'empreinte de son turban, empreinte que l'on montre encore aujourd'hui.
Remontons dans le temple, et faisons le tour de la galerie, en commençant par le côté nord. La grande chaire que nous apercevons la première est un Minnber réservé spécialement au Khoutbé, espèce de prône que le Rhatib récite le vendredi avant de commencer le Namaz solennel. Sur un pupitre en bois est placé un fort beau Coran ayant un mètre environ de long, qui aurait appartenu, dit-on, au kalife Omar. Nous remarquons encore
pendu au mur, le bmiclier de Hamzé, le compagnon du prophète ; le sandjak (drapeau) d'Omar, et la masse d'armes de David ; plus loin, une pierre à forme extraordinatre attire l'attention, c'est la selle d'EUBoraq, la jument
de l'archange Gabriel.
Devant la porte de Djinné se trouve une belle plaque de jaspe vert encastrée jadis dans le sol à l'aide de dix-huit clous dorés. Aujourd'hui elle ne tient plus que grâce à trois mauvaises pointes de fer dues à la générosité des Mutewelli. Pour cacher leurs abus, ceux-ci font accroire au peuple que le mauvais esprit voulant traverser la porte du paradis (Djinné) fut tenté par la vue de l'or et commença à voler les clous, mais que surpris par les anges gardiens, il fut battu et à jamais cliassé de ce glorieux séjour. D'autres disent au contraire que ces clous ayant été placés par Mahomet pour indiquer le nombre d'années que doit durer le monde, à la fin de chaque siècle un dou disparaît et va consoHder le trône d'Allah.
N'ayons donc aucune crainte de la prochaine fin du monde ; malgré les comètes
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prédites par les astronomes allemands, de par to Hutewelli , nous savons que trois sièdes doivent encore s'écouler jusqu'au jugement dernier. Alors Issrafil, le gardien de la trompette céleste (Borou) , fera entendre une première fois le cbant de la mont uoiverseUe; la seconde fois y quarante ans plus tard , celai de la résurrection générale. Le Mekbêmé divin ouvr'u'a en ce moment ses séances» daaque homme apportera le^ registre où sont inscrites journellement ses bonnes comme ses mauvaises aictions , et le déposera dans la plateau de la balance iwezr^ déjà suspendue entre les deux portiques au sud de la mos^ quée , mais que les yeux bumains ne voient pas encore; puis après l'épreuve du pont Siralh que nous connaissons, les élus revêtiront une forme jeune et ^leadide pour jouir de la félicité éternelle ; les réprouvés au contraire , hideux, difformes, seront livrés aux anges noirs, »)inistres Aes supplices infernaux*
Sortons de la mosquée par la porte du Paradis, Babiel-Djinné, et longeons-en les murs ex46rièurs en prenant à notre gauche. Devant
nous sur le parvis, s'élèvent deux kiblet dont les coupoles sont soutenues par des colonnes de marbre blanc : le plus petit et le plus rap proche porte le nom de la fille du prophète , de Fathmah dont les descendants régnèrent en Egypte et en Mauritanie sous la désignation générique de Fathimites ; l'autre s'appelle Kiblet-el'Miradf ou de l'ascension de Mohammed. Non loin de là, sur le mur extérieur, à l'ouest , on montre l'endroit où fut attaché El-Boraq pendant la prière que fit le père des croyants avant de s'enlever au ciel.
A la porte occidentale du temple, entre les deux supports de droite , à la hauteur d'un mètre quatre-vingts centimètres, les vemes de marbre représentent à peu près deux oiseaux : voici leur histoire.
Lorsque le grand Souleyman (Salomon) eut achevé la construction du temple , il voulut que tous les êtres de la création vinssent y apporter un tribut en signe de sujétion , et invita tous les animaux à se présenter devant lui pour lui offrir leurs hommages. Le lion fit en sa faveur le sacrifice de sa crinière , Télé-
phant déposa sur la roche sainte ses dents précieuses , rautruche les riches plumes de sa queue , la licorne son arme si rare, les abeilles offrirent un rayon du miel le plus pur , la république des fourmis envoya une députation nombreuse chargée d'une cuisse de sauterelle, présent considérable dont le transport coûta bien des sueurs à la noire caravane. Seuls , les oiseaux s'abstinrent d'obéir , à rinsligation de la pie , volatile malicieux et jaloux qui ne supportait qu'avec peine la domination du prophète. « Pourquoi , dit cette mauvaise conseillère, abdiquerions-nous notre dignité au point d'obéir à l'ordre tyrannique de cet homme ? Peut-il avec toute sa puissance nous poursuivre dans les airs et se venger de notre amour pour la liberté?
Restons donc chez nous , et montrons-lui que la nature entière n'est pas son esclave , qu'il y a encore des êtres libres pour lesquels sa volonté n'est pas une loi. » L'oiseau fidèle à Souleyman, la huppe, fit de vains efforts pour détruire Fimpression produite sur l'assemblée par ces pernicieuses paroles ; le discours de la
pie flattait rînstinct domÎBaBt des lûseaui; son aviis fdt adopté à ronanimité.
Or , TOUS le sayez , le grand roi connaissait la langoe de tons les animanx. Quand la huppe Tînt loi faire son rapport, il eut peine à croire à tant de perversité et déclara à sa messagère qu'il voulait entendre de ses propres oreilles Taveu de. rébellion des oiseaux îndodles. Pour cela, il convint de se tenir caché sous un de ces petits coubbé qui entourent le temple, chargeant la huppe de provoquer par son adresse une assemblée nouvelle dont il écouterait les délibérations.
En effet , quelque jours plus tard, les délégués des volatiles se réunissent en séance autour du rocher vénéré pour aviser au moyen de rendre hommage à Dieu sans cependant abdiquer leur indépendance. Cette fois, la nombreuse tribu des pies au lieu d*un orateur en avait envoyé deux, qui devaient mutuellement faire assaut d'éloquence parlementaire.
hd prophète était à son poste , et écoutait.
< A quai bon , dit la première pie toujours mal intentionnée, se tourmenter pour venir
saluer quelques pierres amoucelées par ées hommes. Ne sommes-nous pas, pour la plupart, meilleurs architectes que ce roi si fier de son œuwe? notre Créateur est-il plaiôt dans oe lieu que dans nos libres forêts , dans nos campagnes, où sans nous déranger nous pouvons Tadorer chaque Jour! Pour moi, dit la seconde avec un sentiment d'opposiûon démocratique plus exalté encore, rien ne pourra me contraindre à cette démarche èsamiliante ; ce temple n'est rien à nos yeux ; raca sur lui conune sur son constructeur 1 si nous le voulons, nul ne pourrait même noos empêcher de rendre ce Heu abominable et maudit, en le souillant de nos ordures. Sou* leyman peut comnmnder sur la terre , mais les airs restent libres , et sa puissance ne nous y atteindra pas !
— Insensés , s'écria le prophète d'une voix tonnante, en se montrant tout à coup; la main que Dieu assiste peut emprisonner l'air lui-même; pour vous le prouver, et vous châtier de vos insolences, je veux que vous restiez jusqu'au dernier jour esclaves de ce
temple dont vous avez osé parler avec tant d'audace. »
A sa voix, les deux pies, frappées d'une éternelle immobilité, s'incrustèrent d'ellesmêmes dans la tablette de marbre de la porte occidentale, et le lendemain, le grand roi instruit par ce qu'il avait entendu la veille , ordonna que l'on couvrit d'aiguilles d'or la coupole du temple , afin que nul oiseau ne puisse venir le souiller en s'y reposant *.
Vers la porte sud, un peu avant Bab-el- Kiblé, s'appuie sur le mur une belle et grande chaire en marbre blanc et noir. Jetons-y un coup d'œil, et prenons le chemin qui va nous conduire à la seconde mosquée, à El-Aqsa, et qui passe près du bassin des ablutions. Sur ce bassin, alimenté sans cesse par les vasques de Salomon et par la fontaine scellée dont les eaux y arrivent au moyen de l'aqueduc en fort mauvais état que nous avons déjà signalé, je n'ai pas entendu raconter la moindre tradition. Comment les musulmans n'ont-ils pas