Joseph., Bell. Jud. , livre VI, chap. xiii
carrés bordé d'un talus en biseau. La position de ce bassin est si favorable qu'aujourd'hui, bien qu'il soit presque entièrement comblé par les terres, les eaux, à la suite des fortes pluies d*hiver, viennent encore s'y déverser et former un petit lac; quiconque le verra ne doutera pas ^e sa splendeur passée, et comme le texte de Josèphe me semble lui être très-applicable, je le baptiserai, jusqu'à preuve du contraire, du nom de Piscine des Serpents^ ancienne Bethara.
Donc, c'est à tort, selon nous, que M. de Saulcy a qualifié du titre de tombeau des rois de Juda ce qui, nous croyons l'avoir démontré, n'est autre que les monuments d'Hérode.
Si on continue à marcher droit devant soi, on rejoindra la roule de Lifta ; je la suis dans la direction du nord, et, sur ma droite, une cave sépulcrale attire mes regards, c'est le Qobour-el-Qodha, le tombeau des cadis
1. 46 mètres 73 centimètres de longueur sur 46 mètres 30 centimètres de largeur. Dans les nombreux monuments juifs que j'ai mesurés, je n'ai jamais trouvé le carré parfait.
d'Israël , des principaux dignitaires du grand sanhédrin.
Le vestibule , couronné à l'extérieur d'un grand fronton sur entablement, se compose d'une corniche, d'une frise et d'une architrave avec deux palmeltes aux extrémités; la corniche est formée d'un listel, d'une doucine et d'un larmier. Dans le milieu court assez régulièrement un rinceau .de feuillages et de têtes de pavots, triste emblème du repos éternel, enseigne significative de la destination du monument. Une porte élancée, élroile et surmontée d'ornements analogues, s'ouvre au milieu de ce vestibule et donne entrée dans les caves sépulcrales, qui sont au nombre de six. La plupart des soixante lits funéraires que j'ai comptés sont en fours, souvent placés sur uu double rang et divisés deux par deux dans la partie supérieure, au moyen d'arcs surbaissés en anse de panier. Une des chambres n'a jamais été terminée.
Tout autour du tombeau des juges sont d'autres tombeaux que j'ai visités également ; un seul, placé sur le chemin à gauche, mérite
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d'être signalé, à canse des ^dkneiisians et de la curieuse disposition de son antichambre. Si cette pièce n'était taiHée dans le roc rif , on pomrratt se croire dans un liwan arabe, avec Festrade entourée de divans qnî sépare la partie sopérienre do reste de la chambre ; les divans seulement sont représentés par des bancs de pierre qai, oflirant nn siège pen confortable, m'engagent à hâter mon retour.
A l'eitrémité des champs plantés de vignes que j'ai suivis, une bifurcation de la route vient jeter de Hndécision sur mon plan de retraite. Rentrerai-je directement en ville en suivant le chemin où je suis jusqu'à la porte de Damas, ou, contmuant à Tay^itmre, irai-je rejoindre la porte de Jafh, ? Je m'arrêtai à ce dernier parti, afin d'examiner encore ce petit oualy musulman dont la coupole blanche se détache sur les rouges lueurs du soleil couchant. Je marche droit dessus, cherchant tout alentour les traces des tombeaux d'Hélène S