ACTE III, SCÈNE III
Il y viendra prier, ce dévot, je parie !
Derrière ce tableau de la Vierge Marie?...
C H OE R I N A
Tu peux te cacher là, c'est un asile sur.
THÉOPHANO.
Nul n'ira me chercher derrière tant d'azur !
Pourvu qu'à demeurer dans la pieuse enceinte, Je ne devienne pas à la longue une sainte!
Crains d'offenser le Ciel par tant d'impiété!
THÉOPHANO.
A nous deux, Basileus! Le sort en est jçté!
Ce que Judith a fait, il faut que je le tente : Je veux que de lui-même il m'entr'ouvre sa tente; Et quand je l'aurai pris à mon piège d'amour, Je le tuerai!... Partez; vous reviendrez au jour.
Elle a pris à Bringas son poignard. Elle disparaît derrière k tableau. Les fanfares se rapprocfjent .
BRINGAS.
Voilà qui nous annonce une sanglante aurore!
CHOERINA.
Mais il faut te cacher; viens, voici Nicéphore!
Ils sortent à droite. Les soldats de la garde barbare se rangent au fond. Nicéplx>re entre, accompagné par plusieurs Patrices an milieu desquels inarclxnt T^miscès, une torche à la main, puis Atlxinase. Celui-ci s^approclx de la chapelle et s'agenouille. Un chitonite y allume les lampes. Lu nuit est venue, très bleue, scintillante d'étoiles.
SCÊS^E IV '
NICÉPHORE, TZYMISCÈS, ATHANÀSE, .
PaTkices, Vakamgiens, Eunuques;^» CHCfglîlNÀ.
'NICtPHORE.
Je ne souperai pas et je ne jouerai pas.
Ce soir... Laissez-moi, tous; j'ai sommeil... je suis !as.
TZYMISCiS.
Dois-je rester. Seigneur?
NICÉPHORE
As-tu placé la garde?
. TZYMISCèS.
Dans le camp, hors du camp, de tous côtés, regarde Tous ces feux. Sois sans crainte, ô Basileus, et dors; Nous veillons au dedans, nous veillons au dehors.
Chcerina entre. T:(jmisch lui remet la torche, CJxerina ouvre la tente du Basileus et y allume une lampe.
TZYMISCÈS.
Daigne Ta Majesté choisir le mot de passe.
NICÉPHORE, hésitant.
Théophano.
TZYMISCÈS.
Qu'a dit mon Seigneur à voix basse?
Faut-il le répéter encore ?