ACTE II, SCÈNE II
SCÈC^dE II JEANNE, LA CHANOINESSÇ, LE CURÉ.
LA CHANOINESSF, regardant vers Je M s .
Eh là! mauvais Sujet!
LE CURÉ
C'est nous qu'il fuit?
LA CHANOINESSE
Eh! tcte sans cervelle.
Pas si vite !
LE CURÉ
Monsieur le marquis de Nivelle, Appelez donc vos chiens, retenez-les un peu !
LA CHANOINESSE
Hein! quel jarret!
Elle pousse la barrière et entre dans la clairihe.
LE CURÉ, /a suivant.
Eh bien! je crois que le bon Dieu A fait suffisamment son miracle et j'estime Qu'un petit Te Deum n'est pas illégitime.
Apercevant Jeanne, sci'hement.
Tiens! vous étiez donc là, vous?... Bonjour!
34 KERUZEL
Rn'emvit à la chanoinesse.
Par bonheur.
L'air du pays natal s*en tire à son honneur.
L'air du pays natal et le lait de ma vache.
1e curé, maussade.
Le bon lait n'a jamais fait de mal, que je sache.
LA chanoinesse.
C'est qu'il ne voulait pas en boire. Il ne fallait Pas lui parler d'abord de sa tasse de lait.
Jeanne l'a décidé par une espièglerie.
Raconte donc la chose à l'abbé, ma chérie.
JEANNE, trh troublée.
Oh ! monsieur le curé la sait, dispensez-m'en, Madame.
LE CURÉ
Oui, je sais bien, en faisant la maman.
la CHANOINESSE.
11 est toujours enfant, ce grand Louis, en sorte Que le lait passant bien lorsque Jeanne l'apporte, Le matin, le midi, le soir...
LE CURÉ, devenant aigre.
Le bon sirop!
LA CHANOINESSE
11 agit!