ACTE III, SCÈNE VI
LE MARQUIS
Non ! rheure n'est pas bonne à la galanterie. Allez prier! Allez!
Jeanne vient d^ entrer dans le cimetière; elle niarc1)e lentement, tête basse.
SCÈD^E VI Les Mêmes, JEANNE.
LA c HA NO IN esse, à Jeanne.
Jeanne, j'ai raconté Ton projet au marquis.
LE marquis, froidement.
C'est votre volonté De partir?
JEANNE
Oui.
LA CHANOINESSE
Dis-nous, au moins...
JEANNE
C'est inutile.
LA CHANOINESSE
Explique-toi, voyons? Quelque motif futile?
yS KERUZEL
Jacques ne te plaît plus? Donne-lui son congé; Mais reste-nous quand même... Est-ce cela?
JEANNE
Non, j*ai Des motifs sérieux pour me taire.
LA CHANOiNESSE, après UH sikmw
La messe Est sonnée.
JEANNE
Oui, j'irai plus tard.
LA CHANOINESSE
J'ai ta promesse De ne pas t'en aller sans parler au curé.
JEANNE, montrant une tombe.
J*ai des adieux à faire avant, puis je verrai Qui vous voudrez.
Elle s'agenouille sur la tombe et prie.
LA CHANOINESSE
Tu vas abandonner la tombe De tes parents. Sais-tu que c'est mal?
JEANNE
Je succombe.
Madame ; épargnez-moi !
l.A CHANOINESSE.
Jeanne, pcnses-y donc, Sans prières, sans fleurs!
Jeanne eclale en sa Ui^' lot s. hi chanoinesse, aire un f^^este Je satisfaction, entre dans la sacristie.