‹ Trois drames historiques Euguerrand de Marigny, Semblançay, Le chevalier de RohanChapitre 25 sur 44 · PLAN DE GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

PLAN DE GOUVERNEMENT

TBOtnré UANS les papiers de van x»en bnbbn.

«Le but est de fonder en Hollande un i-Aài populaire, invincible, toujours florissant. Lu u jours progressant par l'union

LE CHEVALIER DE ROUAN. . m

•par leurs propres confessions et par diverses autres preuves , d'avoir traité avec les entieniis de l'Eslat et de leur avoir protnis ♦ . de leur livrer plusieurs des places en Normandie et de faire révolter la province, furent condamnez à mort et exécutez le ^ du passé dans la place qui est devant la Bastille^ les trois premiers ayant eu la teste tranchée et le dernier ayant esté pendu. »

RËCrr DE L'AFFAIRE DU GHBVALŒR DE ROHAN,

EXTRAIT DBS « IIÉLANGBS DE M. raiLIBERT 1>B lAJlARB , GOH* 8BIIXBB AU PABLEMBNT DB DIJON, OOMHBNGBZ EN 4673 » BT COPIEZ SUA LE 1IANU8CR1T ORIGIHAL »

a Le chevalier de Rolian cstoit le plus brave, le plus généreux et le plus vaillant et Tbomme le mieux fait de son temps. Après avoir mangé tout son bien, et cherchant à manger celui de la princesse Guimenée, sa mère, qu*il tenoit pour cela en procès, il se chagrina du refus que le Roy 6t de lui donner son agrément pour traiter d*une grande charge. On n*a pas sceu si ce refus ve* noit du mouvement du Roy ou s'il y avoit esté poussé par la marquise de Montespan, avec laquelle ce chevalier avoit cessé d'être bien depuis quelque temps, ou bien si ce refus venoit du marquis de Louvois, premier ministre avec lequel il avoit eu autrefois des desmelez, estudiant ensemble au collège de Clermont. Ce dépit lui ayant mis le feu on la leste, il crut ne pouvoir espérer de monter a quelque charge proportionnée a sa naissance

' Bibliothèque impériale. Mss. Fouds Bouhier, 34. — N** 307 et 493. — I« dois la eommuuicatioa de celte pièce» eonteuaut quelques détails qui ue se Iroavent pai! ditns Ii>s dorumrnts ofUoielsifai prooèi dtt obeTnUer de Rohan, ài'e&tréme

ubligcaucc de Bl. Louis Paris.

m PIÈCES JUSTiFiCATlVËS.

qo*en eidlanl des troubles et desmonvenieiis dans le royaume, à quoy loi donneroit beaucoup de facilité la guerre que le Roy venoit de déclarer aux Hollandois. Il jelta les yeux sur la Normandie, province ricbe et maritime, peuplée de gentilshommes que la nouvelle maltoste du tiers et danger avoit fort aigris contre le gouvernement présent. Il avoit pour principal confident la Tniyaumont, fils d'un maître des comptes do Rouen, autant brave ut déterminé qu'il y en eut dans le Uoyaume : lequel s'étoit nourri toute sa vie dans les mouvemens et factions; qui avoit de fraudes habitudes en Hollande, et vers les principaux membres du Parlement d'Angleterre et très considéré par les Huguenots de l iauce quoique très catholique; en un mot un homme qui ne respiroit que nouveautés et qui n'avoit de vues que pour la République : c'étoit là le principal conseil et confident du chevalior de Rrthan, lequel voyant la guerre déclarée à la France par l'Empire et l'Espagne, écrivit au comte de Monterey, gouverneur des Pays-Bas, et s'ouvrit à lui des desseins « qu'il avoit. 11 avoit choisi pour porteur de celte lettre un maistre d'école qui demeuroit au faubourg Saint-Anlome. Flamand de nation, jésuite, puis retiré en Hollande et chassé d'Amsterdam pour y avoir enseigné l'athéisme, d'où il éloit venu s'établir à Paris où il cnscignoit avec un merveilleux succès la langue latine, pour laquelle il avait une méthode particulière et admirable. Le comte de Monlerey n*eut pas plutôt reçu la lettre du chevalier de Rohan qu'il en donna avis aux États de Hollande, avec lesquels il était lié d'interest contre |ia France. Le prince d'Orange le sut par là et en donna avis au Roy d'Angleterre, son oncle, qui le fit savoir au Roy, lequel, à Tinstant, fitarrester et mettre à la Bastille le chevalier de ftohan et envoya Brissac, lieutenant de ses gardes, arrester a Rouen la Truyaumont. Il y en a qui ont dit que ce ne fut pas par la voie du Roy d'Angleterre que cette menée fut découverte en France, mais bien par le marquis de Sourdeval, auquel on en avait fait confidence. Quoi qu'il en soit, Brissac estant allé à Rouen pour prendre la Truyaumont, eut la charge de s'adresser à M. Pelot, premier

LK CUEVALiEK DE ROHAN. 421

mesme joar. Les motifs sont employés dans les tel très mcsmci^ mais l'histoire parliculière de ce procès marque que oo fol sur les instances du mareschal de la Force et des autres parente Un maresdial de Biron, et je ne dois pas obmettre qu'elles furent enregistrées au parlement avant l'exécution et sur les conclusions du procureur général.

c M. de Saint Sandoux est arrivé à une heure après minuict et après avoir conféré avec luy suivant Tordre du Roy, nous sommes convenus, Monsieur, qu'il se tiendroit toute la matinée * en estât de recevoir les advis qu'il seroit nécessaire qu'il eust , qu'il ne feroit rien en atandant qu'il pust avoir la moindre aplicalion à Taffairo de TÂrsenal, et qu'à la sortie de la Chambre il aurait agréable de se rendre chez moy, où je viens de le trouver. Il va dans ce moment donner les ordres dont il a accouslumé de se servir pour advertir les compagnies de se mettre en estât, et demain, dès les 40 heures du malin, il occupera tons les postes qu'il jugera nécessaire de prendre aux environs de la Bastille.

« Je vous supplie de mo faire scavoirsi il y a quelque choix particulier à faire d'un confesseur pour M. de Uohan; le père Bourdaloue n'en cstoit pas encore salisiaict à midi. Je suis, etc.

« La Reynie. »

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