‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 135 sur 181 · Oliva à Pinetie, Rome, to avril 1674- A. Ci · texte numérisé non relu

Oliva à Pinetie, Rome, to avril 1674- A. Ci

3. t Quamobrem Vestram Revereniiam etiam atqae etïam oblestor, ut eos aetigat, qni sua vntnteet prudentia pielatem instillent et eo nominediscemanttir a œteria.> Le memeau mtine, Rome, 31 août 1674. A. C*.

lui-même eût nommé le successeur, son choix n'eût pas été différent de celui fait par Oliva. C'était le P. Etienne de Champs, son meilleur camarade de collège, l'acteur applaudi avec lui au théâtre de Sainte- Marie de Bourges^ qui était mis à la tête de la province de France '. Oliva le chargeait bientôt de renouveler à Leurs Altesses l'expression de sa gratitude et lui envoyait pour elles des lettres de remerciements que le P. Bergîer leur ferait tenir, si éloignées qu'elles fussent, en témoignage de la plus vive reconnaissance et de la déférence la plus respectueuse ^

Décidée en principe, l'affaire demandait à être étudiée en détail. Quels seraient d'abord les précepteurs ? Le P. de Champs en désigna deux, les PP. Alleaume et du Rosel.

Gilles Alleaume, né au diocèse de Saint-Malo le 24 mai 1642, appartenait à une famille de noblesse bretonne originaire de Normandie K Entré au noviciat de Paris en 1658 \ il avait suivi les étapes ordinaires. Sa première régence, de la cinquième à la seconde, s'était passée au collège de Compiègne. Sa deuxième régence avait débuté par la cinquième à Orléans et s'était terminée par la rhétorique à Vannes puis à Bourges. De cette dernière chaire, laissée par lui aux vacances mêmes de 1674, i^ é^^î^ ^Ilé f^^^^ s^ troisième année de probation à Toulouse ^ d'où il revint l'année suivante (1675), religieux désormais accompli. Partout, soit chez les Condé,soit à la cour, il se montrera prêtre excellent, plein de sagesse et de prudence, d'une tenue parfaite et d'une habileté peu commune à diriger les âmes vers la piété ^ Dans cet apostolat, il se servira non sans profit d'un livre sur la Passion presque aussi répandu relativement que le Combat spirituel ou la Vie dévote ; il a pour titre : Les Souffrances de Nos tre- Seigneur yésus-Christ, par le P. Thomas de Jésus. Au P. Alleaume revient l'honneur d'avoir fait passer dans notre langue l'ouvrage de l' Augustin portugais ^ Déjà il avait traduit de l'espagnol les Œuvres spirituelles de saint François de Borgia ^ On n'a point d'autres écrits de lui, sauf des vers latins ou grecs de circonstance,

1. Nommé provincial de France le 25 septembre 1674, le P. Etienne de Champs entra ea charge au commencement d'octobre. A. C'*.

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