‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 134 sur 181 · Ibid,^ p · texte numérisé non relu

Ibid,^ p

3. Bergier à Condé, 12 septembre 1671. P. C, série P, t. XXXVIII, fol. 330.

4. Le récit de cette émouvante bataille a paru dans la Revue des Deux-Mondet^ 1^ mai 1894.

JJDVIS DE BODRBON.

Condé, la veille de son départ : 4 Je me suis promené et par eau et par terre, et je me suis mis en état de pouvoir rendre conte à V. A. S. de ce qui se passe en ce pays-cy. Mgr le Duc. mad« la Duchesse el tous Mgrs vos petits enfants sont en bonne santé. L'air de Cba.nttlly tail

(D'apiès une gravure de la Chalcograpliie du Loavre.)

surtout des merveilles à Mgr le Duc de Bourbon qui se Tortifie à veU d'œil '. ï>

1. IScrgier h Cond^, Chantilly, i" juin (1674). P. C, série P, l. LVIII, fol. 112. Voir aiissi précédenie lettre du m. au m., iôia., 29 mai, fol. 107. Les petits enfants de M. le P(iac« étaîe: alors, avec le duc de Bourbon, sa sceur aînée M a rie -Thérèse, dite Mlle de Bouibon ; Anne;, 1 sœur cadette née le 1 1 DOvembre 1670, appelée Mlle d'Enghien j Henri, comte de Clennont, 1 le 3 juillet 1672 (dont Jal, Dictionnaire critique di biographie, p. 418, parai; faire l'uniqi petit-fils du grand Condé), et Louis-Henri, comte de la Marche, né le 9 novembre 1673.

ATJUrr L£ G0L1.ÈGS. 233

Cependant le petit Duc allait entrer bientôt (ii octobre 1674) en sa septième année, l'^e de sortir des mains des femmes. Son aïeul ne l'cabltait pas ; soi plus fort des opérations militaires, il venait de décider que comme son fils et comme lui-même. Louis III de Bourbon serait âève des Jésuites. Vive fut la satisfaction d'Oliva. 11 vieillissait, mais une chose restait en lui inaltérable, son affection envers M. le Prince. Tout récemment, quelques membres de la Compagnie ayant fourni à celui-ci sujet de plainte, le général avait écrit au P. Jean Pinette, provincial de Paris ', lut demandant sî l'on voulait conduire ses cheveux blancs au tombeau *. Aussi fut-ce avec une joie sensible que le vieux général apprenait quelques mois plus tard la détermination prise par Condé et

(D'après une gravure de l'Hi

Enghien, tombés d'accord entre eux pour confier à la Compagnie de Jésus l'éducation du duc de Bourbon. Il s'empresse de recommander à Pinette de n'employer auprès du jeune Prince que des religieux distingués entre tous et capables par leur vertu et leur talent de lui inoculer une véritable piété K

Cette lettre arrivait (21 août 1674) quelques jours après la nouvelle de Senef (i i août), qui en rehaussait encore le prix. Mais ce provincial touchait au terme de son gouvernement (35 septembre). Si Condé

I. Jean Pinette, né à Bonites, le 30 )an*iet 1609, doctenren théoloKÎe, adminislnit la prorince de France depuis le 12 octobre 1671. Mort le 21 novembre 1690, à Parii.

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