Lettre du 17 janvier 1680, p
6. < C'étoit une broderie de diamants fort gros, qui suivoit les compartiments d'un velouté noir sur un fond couleur de paille. On dit que la couleur de paille ne réussissoit pas, et que Mme de Langeron en a été malade, . . > Ibid, Un peu plus l'infortunée femme de chambre de Mme la Duchesse finissait comme Vatel !
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différentes pour les trois jours >, ne valaient aux yeux de la foi le vêtement blanc, précieux souvenir de la robe des catéchumènes, symbole < de la pureté de ses mœurs et de la candeur de son naturel ' :^, que portait M. le duc de Bourbon présenté au baptême. Cette seconde cérémonie suivit la messe de mariage, à une heure de Taprès-midi. Le cardinal de Bouillon ' qui venait de célébrer les saints mystères, interrogea Tenfant sur les principales vérités de la religion. Etant d'âge, il satisfît aux demandes avec une présence d'esprit à surprendre l'assemblée ^ On admira dans le répondant <L la naissance, la beauté, la bonne grâce, la dignité, la jeunesse », et encore, car ce n'est pas tout, « la docilité, le jugement, la vivacité et... les autres avantages qui distinguent dans le monde les "personnes de qualité * >.
Il fut nommé Louis par son auguste parrain Louis XIV, baptisé, moins d'un demi-siècle plus tôt, en cette même chapelle. La marraine était Madame, épouse de Philippe d'Orléans, la spirituelle Palatine, mère du Régent. Assistaient à la cérémonie la reine et toute la maison royale s.
La matinée avait été consacrée aux rites sacrés. La soirée le fut, pour les invités des Conti, aux divertissements profanes.
La meilleure fête du nouveau baptisé fut sans doute le congé de deux jours qui lui fut accordé pour la circonstance, autant en sa faveur, qu'afîn de permettre aux jésuites poètes du collège de Clermont de préparer une séance littéraire en l'honneur de son retour. Mais dès le lendemain, le P. Claude- François Menestrier, de la Maison professe, avait pris les devants. C'était un des premiers décorateurs de son temps et des plus féconds ^ A peine avait- il achevé ses Première, Seconde et Troisième relation du Parnasse pour le mariage de Marie- Louise d'Orléans avec le roi d'Espagne Charles II (31 août 1679). et déjà il songeait à dessiner les cent vingt-huit quartiers de Marie-Anne- Victoire de Bavière fiancée au grand Dauphin, quand le baptême du duc de Bourbon lui fit solliciter de La Reynie un permis d'imprimer pour sa quatrième Relation du Parnasse sur les cérémonies de Saint-Germain-en-Laye, Plus imaginaire qu'historique, et
1. Relation du Parnasse sur les cérémonies du Baptesme de Monseigneur le Duc de Bourbon, fils de Monseigneur le Duc et petit fils de Son Altesse Sérénissime Monseigneur le Prince de Condé, faites à Saint Germain en- Laye le i6 janvier 1680. (Par le P. Menestrier.) Paris, La Caille, 1680, in-4, p. 7 et 8. — Dans les Comptes de 1680, il est accordé < au sieur Prou, découpeur, sept livres pour la façon du bonnet de moire d'argent qu'il a fait pour Mgr le Duc de Bourbon pour le jour de son baptesme >, et < soixante-sept livres dix sols à Desessart, marchand de soie, pour faire Thabit >.
2. Emmanuel-Tbéodose, né le 24 août 1643, fils du duc de Bouillon mort le 9 août 1652, créé cardinal le 5 août 1669, était grand aumônier de France.
3. Recueil Cangé^ 4' série. Mélanges historiques et administratifs. Boite III. Premiers ministres. Bibl. nat., réserve, F. 225. — Relation du Parnasse , p. 6.