Dossitr lie la Groue- 'four, fol
4. < Solitum etiam enauen non est aversalus, et tant luculenium ingenii sui atque opérée spécimen dédit paUtn, ut haberetur facile dignus qui promoveretur in 1*™ classem grammaticet. > Litterœ aitnuie, 1630.
;. < Publico in theairo aclorcm se dédit, tam sanc suspiciendum quam novum ; îta nt actorum omnium facile princeps omnium spécial or um vocibos jactaretur. > Litiera annux, 1630.
5. Vancien Tkiâtreà Bourges. Le théâtre du coUigf, par M. Hippolyte Boyer. Bourges, Sîre, 1B93, in-8 de7S pages, p. 10. Intéressant travail, complet pour Je dix-huitième siècle, et que nous souhaitons au savant archiviste départemental de foire remonter à l'époque des Condé.
7. Tragadia HyMcinIhus liberjius, dabitur in Tkeairum Bituricense Colltgii S. Maria soeietalisjesu. K Non, JuUi. Accent pramioratm distriéMlio, lUuUrisâmo princifi Domino D. Ludovico Borbonio duce Anguineo Agonotlula mMnificen(issimo,{la-^ 14 pages, sans date ni DOm d'imprimeur.}
ÉLÈVB ET AGTKUR. 21
juillet M. Raynal» qui a eu la bonne fortune, enviée par nous, d'en voir le programme, pense qu'elle doit dater du commencement des études du duc d'Enghien, car on lui avait donné le personnage d'un très jeune enfant, Hyacinthe \ € En tête du programme, poursuit-il, se trouve une épltre dèdicatoire du petit prince à son père, d'un latin fort recherché et fort obscur ; puis on donne l'analyse de la tragédie. La fable en est assez compliquée... C'était une tragédie en cinq actes, avec des intermèdes... En voici le rapide résumé :
Ciodoald, prince danois, profone sans le vouloir les autels dlrminsul, et il est puni en devenant aveugle, Pour obtenir sa guérison, il fait vœu d'immoler au dieu qui Ta frappé la première personne qu'il rencontrera en retournant à son palais. C'est Hyacinthe, son fils, âgé de sept ans, qui se présente le premier. Le malheureux père déclare quil ne tiendra pas son serment ; mais Hyacinthe, à son insu, pour acquitter la foi jurée, va se livrer aux prêtres d'Irminsul. — Deux jeunes gens, Ischyrion et Faustulus, ne veulent pas souffrir de pareilles horreurs ; ils se jettent au milieu des prêtres et parviennent à s'emparer de l'enfant. Cependant on leur persuade qu'il sera plus glorieux d'obtenir leur grâce en combattant contre des ours et des lions : ils y consentent, vont à l'amphithéâire et sont vainqueurs ; mais, trahis par les prêtres, ils sont jetés dans les cachots ; Hyacinthe est confié à la vestale Hildegarde. — Elle est touchée de son infortune ; elle veut le sauver, ainsi que ses courageux défenseurs ; mais son projet est découvert Accusée d'avoir violé ses vœux de chasteté, elle subit vainement l'épreuve du feu ; elle va être livrée aux flammes, avec ses complices, quand on annonce l'arrivée de Charlemagne. — - Charlemagne, avec un nombreux cortège de guerriers et d'évêques, est à la forteresse d'Kremburg : Witikind vient se soumettre ; il se fait chrétien ; Ciodoald lui-même se convertit et recouvre la vue. — Il recouvre bien plus encore ; on fait sortir les prisonniers des cachots d'Irminsul, et il se trouve que non seulement Hyacinthe, mais que la vestale Hildegarde, qu'Ischyrion et Faustulus sont les enfants de Ciodoald, à qui ont les avait enlevés jadis. Reconnaissance et joie générales.
Les intermèdes étaient consacrés au combat de Philotimus et de Misotimus^ tous les deux assistés de nombreux compagnons. Philotimus, c'est l'ami de la gloire, comme Misotimus en est l'ennemi ; on se doute bien que le premier remporte la victoire ; il était représenté par le jeune duc.
A son rôle de Hyacinthe dans la pièce principale se rattache un épisode singulier qui à lui seul serait la justification du théâtre de collège. II eut le plus heureux contre-coup sur la vie du grand Condé,et ne fut pas étranger à son retour final vers Dieu.
Le duc d'Enghien, nous Tavons constaté avant même son entrée au collège en sa neuvième année (2 janv. 1630), exerçait déjà parmi ses futurs condisciples cet irrésistible attrait, don privilégié de sa nature, d'exciter autour de lui les plus pures amitiés. Parmi ses nombreux camarades de tout âge et de toute classe, il en était un qu'il avait particulièrement distingué. Etienne Agard de Champs, d'une des meilleures familles du Berry, avait huit ans de plus que Louis de Bourbon. Né en septembre 1613 et élève de Sainte-Marie depuis 1624 ou 1625, il s'était toujours fait remarquer par les qualités de son esprit et de son caractère. Il était en rhétorique quand le duc d'Enghien débutait en quatrième. Cette année, comme les précédentes, Etienne enleva tous