‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 18 sur 181 · I. De l'ita P. de Champs, loc. cit · texte numérisé non relu

I. De l'ita P. de Champs, loc. cit

I. < Fuit et suus pîetati locus, lum curajque, ul e %a\% aliquos, cum forte castigavetii. > Ultera annuœ, 1630.

3. Bourdaloue, par le P. Lauras, Paris, 1881. in 8, t. II, p. 71.

4. < Nosiri omnes et maxime duo illj, quos Illustrissimus Princeps in adolescenlis comîtatu versari voluit continuo atque esse actionum omnium et lestei et xsiiniaioies, ea sane authoritAïc ut comitatus totius summa %\\ pcnes Rectorem collegii, animum Principis facilem non tam ad virtulem inflectete quam in seasu religiouïs, hausto una cum regio sanguine, couSrmare coDantur. > Lillera annua, 1630.

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Un de ces deux mentors et le premier en charge, celui-là même que nous avons entendu nommer tout à Theure dans une lettre de M. le Prince, était le P. Gérard Pelletier, qualifié, dans les Mémoires de Lenet, précepteur domestique, et dans les catalogues de l'Ordre, directeur des études du duc d'Enghien \ Né en 1 586 au diocèse de Toul, ce Lorrain était maître es arts de l'Université de Pont-à- Mousson. Depuis son noviciat, fait à Nancy en 161 1, il avait passé par plus d'une ville et d'un collège avant d'entrer en 1630 dans la maison du duc d'Enghien". A Moulins, il avait enseigné la grammaire ; à Paris, la seconde ; à Nevers et à Bourges, la rhétorique, Bourges le posséda le plus souvent. Il y est en 1613, en 1623, 1624 et 1625. enfin en 1629, tour à tour maître de grammaire ou de rhétorique, tertiaire, directeur de la congrégation des externes, prédicateur. Blois, Amiens et Eu furent les étapes de sa carrière oratoire. A la Flèche, tout en suivant les cours de théologie, il avait exercé une surveillance au pensionnat.

Premier précepteur de M. le Duc, il ne le quittera pas avant son éducation achevée et au-delà. Ses lettres nous feront connaître son caractère*

Sous les yeux du P. Pelletier, M. le Duc prît ses vacances de 1630, à neuf ou dix lieues de Bourges, au château de Montrond. Là, le jeune Prince retrouvait tous les souvenirs de son enfance. Dans ce manoir il avait été transporté presque au berceau (octobre 1621) par la volonté de son père, désireux de mettre une large distance entre les ministres d'État et le frêle rejeton de sa race \ L'air € doux et bénin* » qu'on y respirait et la sûreté de la place, achetée cette même année au vieux Sully, avaient influé sur le choix de cette demeure. Louis y avait vécu sous la conduite de femmes € soigneuses et expérimentées à élever des enfants >, mais qui n'eurent pas moins beaucoup de peine à triompher d'une € vivacité au-delà de son âge ^ >. L'aiglon avait grandi dans cette aire. Louis comptait à peine sept ans, quand son père, au retour d'Italie, le trouva rangeant en bataille les enfants de la ville voisine de Saint- Amand, dans les fossés du château, et les enlevant avec des harangues latines imitées des héros de Rome *.

Aujourd'hui, fossés et remparts sont disparus. Le a mont > n'est plus qu'une butte verdoyante transformée en promenade publique. On accède à l'esplanade par une rampe en pente douce, bordée d'arbres alignés. La vue s'ouvre sur un cercle de hauteurs assez proches, mais s'éloignant à mesure que l'on gravit, en la contournant, la crête de l'ancienne enceinte. De quelque côté que le regard se porte, un même horizon clôt, de sa

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