LOUIS, DUC DENGHIEN, ET ARMAND, PRINCE DE CONTI
René PALLIOT leur PRéSENTE UN DE SES OUVRAGES SDR LA VILLE DE DlJON.
(D'aptts Grégoire Hurel. — Vairpags ror, noU î.)
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''•4NS un ouvrage d'histoire narrative reHé jusqu'ici le modèle du genre, un grand écrivain de ce siècle formulait au terme de son ceuvre celle pensée que chacun de ses Récits, malgré leurs détails et leurs traits individuels, « ont tous un sens général facile à exprimer pour chacun d'eux '. > , ^ JVous osons dès le début de ce modeste volume nous laisser prendre a un espoir semblable. Des trois études qui le composent chacune présentera son caractère distinct.
Louis II de Bourbon, à Sainte-Marie de Bourges, c'est l'éducation austère, loin de la capitale et de la cour, dans un collège de province et un hôtel féodal, d'un enfant de race royale appelé par son nom et son talent précoce à exercer d'emblée un premier rôle dans V Etat. Sous la double action d'une impérieuse volonté paternelle et d'un constant dévouement religieux, le grand Condé perce déjà dans le duc d'Enghien, l'aigle dans l'aiglon.
Henri-Jules de Bourbon, son fis, à son tour duc d'Enghien, est un personnage moyen. Le tableau de son éducation agitée et incomplète donne l'idée du trouble jeté par la Fronde dans la vie de collège en France, et de la rivalité qui divisait en Flandre jésuites et universitaires. Il appartient à cette génération du roi Louis XIV qui, grandie au milieu des guerres civiles, y perdit en formation intellectuelle '.
Louis III, duc de Bourbon, offre un contraste achevé avec le duc d'Enghien, son père, et le prince de Condé, son aïeul. Elève du collège le plus brillant du Paris d'alors, il s'y éprend de cette culture littéraire toute classique et unpeu raffinée, oit vers latins et devises inspirent, avec les exercices de déclamation publique et de diction, l'amour de la belle antiquité et le bon ton de l'honnête homme.
Mais à côté des traits particuliers de ces trois physionomies, un air de famille se retrouve et un cadre identique les entoure, quienfont un groupe unique et ne permettent pas de séparer ceux que la ressemblance de leur éducation rapproche et unit sans les confondre.
Le premier de ces traits généraux est l'éducation commune. Au lieu de s'iioler des enfants de même âge et de condition différente, pour se retrancher derrière l'étiquette de leur qualité et fuir le contact de leurs
\: Augjslin Thierry, Redis m-.'roringieTti, fin du sixième 'écit.
3. Voir notre ouvrage ; La première jeunesse de Louis XIV (t64q-t6s3), d'apris la coirespondatu* inédite du P. Ch. Paulin, lOH premier confesseur . 1891. In-S° illustré.