‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 3 sur 181 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

iiiférietirs, ces trois princes du sang font leurs études dans les mêmes maisons queux et sous les mêmes maîtres ; ils ne craignent pas de frayer, en Berry, avec les fils des nobles et des bourgeois ; à Namuret à Anvers, avec cetix des armateurs et des marchands ; à Paris, avec ceux des parlementaires et des artisans. Ils se mêlent à tous ces compagnons, franchement, pleinement, prenant leur part entière de leurs labeurs comme de leurs divertissements. C'est le plus haut exemple d'égalité scolaire donné en notre pays au dix-septième siècle et dans sa société hitrarchiqtie.

Autre trait qui convient aux trois figures esquissées : des études sérieuses de belles-lettres sont couronnées par plusieurs années d'une culture scientifique et philosophique aussi intense que prolongée, poursuivies même aii'dclà du collège et indéfiniment contimiées, grâce à la présence de maîtres devenant conseillers et directetirs, aumôniers et amis, là oii ils 71 avaient été cT abord que précepteurs.

Ces trois princes enfin, nourris dans la connaissance et V amour de la religion, n échappèrent jamais totalement à son influence à la fois sévère et dotice. Les croyances de letir enfance survécurent à toutes les crises morales, prévinrent ou. enrayèrent les plus dangereux écarts, et préparèrent pour le plus illustre d'entre etix son retour ati Dieu du berceau qui fut aussi le Dieti de l'âge 7nûr et de la tombe.

La méthode employée dans la composition de ce livre repose sur V emploi d un seul procédé : le recours presque exclusif aux sources originales, la^ plupai't encore inédites, et aux témoignages directs des contemporains. Si nous avons pu réaliser en partie ce rêve de tout chercheur consciencieux, nous avons V honneur d'en être redevable à Véminent académicien, auteur des Princes de Condé pendant les XVI^ et XVII® siècles. Par sa façon loyale d'entendre V histoire et son art savant de la peindre. Monseigneur le Duc cfAumale uous avait montré une voie demeurée sans lui inaccessible. Grâce atix libres recherches que sa bienveillance nous a facilitées aux Archives de Chantilly, il nous a permis d essayer quelques pas sur ses brisées.

Après lui, la 7neilleure expression de notre reconnaissance revient de droit à M. G. Maçon, archiviste du château, pour ses intelligents conseils et sa parfaite obligeance : à M. le comte Athanase de Guitaut, descendant d'un ami de Coudé et possesseur de sa correspondance conservée à Epoisses ; à M. H. Boyer, archiviste départemental du Cher ; au R. P. V. Baestc7i, directeur des Précis historiques de Bruxelles ; au R. P. y.'B. Van Meurs, archiviste gé^iéral de la Compagnie de Jésus, et, en premier rang, à M. Léopold Delisle. Les précieuses cominunications de l'administrateur de la Bibliothèque nationale nous ont fourni quelques renseig7iements, parmi les pltis neufs, de ce travail surtout documentaire.

Paris, 25 août 18^5.

En la fête de Saint Louis, roi de France.

H. Chérot, s. J.

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