‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 26 sur 181 · LAURÉAT DE RHÉTORIQUE · texte numérisé non relu

LAURÉAT DE RHÉTORIQUE

f Argilly, 15 oct. 1632.... Me mendés toustes nouvelles de la ville et du retour de mon fils de Mouron et de la santé de ma fille et du petit '. > C'est en ces termes que M. le Prince s'informait de la clôture des vacances et de la reprise des études de Louis de Bourbon, sans oublier ses deux autres enfants, Anne-Geneviève, la future Madame de Longueville, et Armand, prince de Conti.

Une fois de plus, la saison du repos s'était donc écoulée dans le château splendide, arsenal et trésor, qui, d'année en année, se dressait plus formidable et recelait des ressources plus considérables.

Nous aurions voulu reconstituer cette magnifique demeure seigneu-

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Château de jyûNTSOND.

(Avant sa destruction par Louis XIV.)

nale, telle qu'elle existait à cette époque, et nous étions étonné que ce travail n'eût encore tenté aucun érudît de la contrée. Un manuscrit de la bibliothèque de Bourges s'offrit alors à nous, intitulé : La Splendeur de Montrond au commencement du dix-septième siècle (1621 à 1634) '. A mesure que nous le parcourions, il nous semblait revivre au milieu de la maison vouée à la garde et à l'éducation des jeunes princes ; nous r^ardions défiler tout < le train >, depuis le gouverneur, M. de Mautour, qui avait vu naître le duc d'Enghîen, jusqu'aux plus modestes serviteurs,

i. Dûuûrdtia Groue-Tour, fol. 56.

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