‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 28 sur 181 · I. Splendeur dt Manlrond, p. 233 et · texte numérisé non relu

I. Splendeur dt Manlrond, p. 233 et

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et de sa main droite un trident. '» Le présent de Nuits n'est qu'un sucrier d'or pur ciselé, € soutenu de trois petits lyons, et surmonté d'une Minerve ; > celui de Bellegarde : une boîte à sucre, d'or pur vermeil, supportée aussi par trois lions d'or. Mais Autun s'est mis en frais d'imagination. Sa grande fontaine d'argent vermeil ciselé, de deux pieds de haut, est à jour ; un bouquet se met au-dessus et quatre autres petites pièces la font jouer. Avallon est la ville pieuse du duché de Bourgogne. Dans sa coquille d'or est représentée € la Nativité de N.-S. >

Toutes ces pièces d'orfèvrerie, renfermées en leurs étuis de maroquin rouge ou de cuir noir, couverts de fleurs de lis dorées et doublés de soie verte ou de velours cramoisi, allèrent trouver à Montrond la < Nef d'or, » venue en 1629, et € l'autre vesselle d'or et d'argent > qui les attendait. Six mois après, le 2 mai 1633, c'étaient les hommages de Dijon, Chalon, Bourg-en- Bresse, Belley, Mâcon, Arnay-le-Duc, Barsur-Seine, Tournus, Châtillon, Montbard, Charolles, formant un amas de plaques, coupes, flacons, chandeliers, tasses, assiettes, cuillers, fourchettes, bassins, cupidons et lions. Chalon avait la palme pour i sa Déesse néréide représentant la Saône, tenant soubz sa main droite une source dont sort une rivière... » et une médaille avec cette inscription : Henric. Borb. Cond. prim. Reg. sang. Princ. Burgund. et Btturig. Prorex. Au revers : i un Hercule sortant de sa langue plusieurs chaisnettes, qui tiennent par les oreilles les peuples qui sont autour de luy '. >

Quel que soit pour des yeux d'enfant l'attrait de tout ce qui brille, M. le Duc avait le caractère trop haut pour ne pas mettre au-dessus des jouissances du faste, les plaisirs de l'intelligence. Son entrée en rhétorique sembla lui apporter ces pures satisfactions. Sa lettre latine du 23 octobre 1632 est un chant de triomphe ^ Le style épistolaire y monte à un enthousiasme fictif dans la forme, réel au fond : € Vous av^z gagné d'abord Auxerre et moi j'ai été admis en rhétorique... ; vous avez atteint ensuite Dijon et moi le pays de la poésie et de l'éloquence, dont la richesse sont les belles-lettres. Tu deinde Divionem processisti, ego oratoriœ poeticœque supellectilis, totiusque humanioris doctrifus divitem regionem. » Tout l'or récolté par M. le Prince le rendrait moins heureux ! Çà et là, le jeune rhétoricien sort de l'antithèse et de l'amplification, pour exprimer une pensée personnelle avec une énergie toute romaine. Des sentences d'un tour philosophique dénotent un esprit mûr et réfléchi.

1. On trouverait peut-être quelques détails inconnus sur Montrond, dans un poème latin inédit du P. Jean Aubery, dont le Bibliothécaire d'Auch a bien voulu nous envoyer le titre exact : Afons Roiundus apud BoioSy Henrici Borbcnii Condat\ primiregia stirpis Principis^ castrum. Bibliothèque d'Auch, Ms. — Ce poème de 1.252 vers est différent de deux autres : Henrici Boràonit in Oalliam Narbonensem iter.,. et in Celticam reditus^ imprimés au dix-septième siècle, et du poème sur les Sables d'Olonne. Il en existait autrefois à Chantilly un exemplaire Ms. ainsi que le prouvent les Recherches sur la Bibliothèque du ^rand Condé suivies du catalogue des manuscrits qui se trouvoient dans cette bibliothèque^ publiées par Le Roux de Lincy, 1860, in 8°, p. 26, n** 247. Le Roux de Lincy est d'ailleurs fautif et incomplet et les Archives de Mgr le duc d'Anmaie possèdent des catalogues anciens plus détaillés et plus exacts.

2. Histoire des Princes de Condé^ par Mgr le duc d'Aumale, t. III, p. 560.

LE GRAND CONOÉ.

L'ardeur avec laquelle le duc d'Enghîen se jeta dans ces études, supérieures à la capacité d'un enfant de onze ans, lui rendit fructueuse une année stérile pour d'autres. Il nous en reste deux monuments considérables par leur étendue et leur valeur. Le premier est un volumineux recueil de prose et vers portant ce titre pompeux : Palatium ghria cetcisshni Principis Henrici Borbonii Condcei.^X religieusement conservé depuis trois siècles aux archives de Cdndé. Quelle a été la stricte part de l'écolier dans ces compositions, c'est le secret du P. Pelletier.

L'exubérance du sentiment filial y est touchante. L'enfant, les yeux sur son père, ne volt que lui, n'entend que lui, n'écrit que pour lui. Montrer au grand jour et faire éclater aux regards de la France et du monde les vertus et les exploits paternels, c'est le but qu'il déclare se proposer.

Le plan de l'ouvrage, simple dans ses maltresses lignes, est surchargé de détails. Nous n'en indiquerons que les principales divisions. Deux personnages allégoriques, Suada, l'Eloquence, et Eudoxia, suivante de la Gloire, introduisent l'enfant dans un palais érigé à la gloire de Henri II, et le dirigent, en l'instruisant, à travers les trophées. Narrations et discours, descriptions et dialogues ne sont que des thèmes ingénieux à exercices de mémoire ou des prétextes faciles à moralités. Tous les termes techniques de la langue y passent et repassent, relatifs, les uns aux costumes ou aux jardins, les autres à la statuaire ou aux médailles, à la peinture ou à l'architecture. Les emblèmes et inscriptions qui ornent fresques et statues, portraits et tapisseries, sont innombrables. Tous les marbres, obélisques et pyramides, colonnes et arcs de triomphe, bavardent beaucoup. Il ne s'agissait pas d'être bref, mais de graver de bonne heure dans l'esprit d'un écolier les leçons qui d'un fils de héros feront un héros lui-même : Nnt>iqua»i id maiuriiis inchoari qiwd œtcnium esse debcat. Le jeune prince, ayant traversé une enfilade de péristyles et de portiques, s'est arrêté ravi devant les statues des grands hommes mêlés aux empereurs, et s'écrie : Papee ! quantum est illustri esse nattim pâtre .' 11 devait renverser les rôles.

Le second monument de la rhétorique du duc d'Enghien est ce fameux traité qu'au dire de Desormeaux ', n'ayant que onze ans, il composa lui-même et dédia au prince de Conti son frère. Le Regin<e eloqz'entiie palativm, sive exetcitattoncs oraloriœ, ne fut imprimé qu'une dizaine d'années plus tard, en 1 64 1 ', et ne parut qu'en 1 663 avec le nom du principal auteur, le P. Pelletier. L'édition prînceps forme un superbe in-folio, orné au frontispice du portrait des deux princes, par Grégoire Hurel. Delà main droite, le frère aine, en costume très mondain, perruque retombant sur la fraise, haut-de-chausses et manches à dentelles,

I. lUstoirt de Louis dt Baui boa, second ifu nom. î* éd. Paris, 1768, in-i: . , ,

3, Dans l'épUre on lit : ( CoUeclos otim studiorum meonim fruciu; ad te nunc mîito. > iMdù- ]

vicvs Barbenivî Engvitnninsivm Dvx^ amcmtissimo Jratri svo Armandii Borbonio, primipi dt\

Confy.

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fait signe à Conti d'avancer sans crainte. Mais le frère cadet, raide dans sa soutane et son collet» se contente de ramener son long manteau. Un ruban auquel est suspendue une croix pectorale est passé dans sa ceinture \ Son père l'avait déjà fait d'Eglise et destiné au cardinalat

Les nombreuses éditions et contrefaçons du PalcUivm prouvent sa vogue au dix-septième siècle ; mais il ne détrôna point la Rhétorique du P. Cyprien Soarez, recommandée par le Ratio. En 1670 on donnait Pelletier en prix à la Flèche '. Etrangers et Français s'en emparèrent tour à tour pour démarquer ou rétablir le texte. L'origine de cette singulière querelle est dans les éloges de nos rois Henri IV et Louis XII I, ou du Parlement et de Richelieu, par lesquels Pelletier avait cherché à inculquer à l'enfant l'amour de sa patrie. Les éditeurs de Mayence s'avisèrent, sans toucher au corps du texte, de substituer le nom de l'empereur Ferdinand à celui de Louis XIII, les Allemands aux Français, et le Conseil aulique au Parlement. Leur Richelieu n'étant pas encore né, ils supprimèrent purement et simplement le panégyrique du Cardinal. Rare mérite de ce traité : il n'est point banal. Je ne sais si l'on trouverait dans un second ouvrage de l'époque les caractères des diverses nations de l'Europe aussi finement esquissés. Ce n'est point ici le lieu de l'analyser plus au long. Les lecteurs curieux le trouveront amplement étudié dans une étude assez récente de M. l'abbé Davin. qui l'a jugé ainsi : < Aujourd'hui, c'est encore à mon avis, avec la Rhétorique d'Aristote, le meilleur livre pour une forte rhétorique ^ >

Ces études de belles-lettres, que le talent du P. Pelletier avait su mettre à la portée d'un enfant, étaient sans doute entremêlées de quelques leçons d'histoire. Le célèbre P. Petau, ancien régent de philosophie à Bourges, et alors une des gloires de l'érudition au collège de Clermont à Paris, crut devoir en exciter le goût chez le jeune Prince en lui faisant l'hommage, par une solennelle épître dédicatoire, de son Livre de raison des temps ou Rationarivm temporvm ^ La réponse du duc d'Enghien fut d une lurbanité exquise. Cette lettre inédite est la première écrite en français que nous connaissions de lui :

Monsieur et Réuérend Père

Pai recen le linre que vous m'auez faict Thonneur de me dédier, et comme je m'en re&> •ent extrêmement vostie obligé, sachant bien que je ne pouuois receuoir vne telle courtoisie

1 . La Bibliothèque nationale possède de cette édition un bel exemplaire aux armes. Réserve

2. Voir à la Bibliothèque nationale un exemplaire de l'édition 1663, à reliure fleurdelisée (Réserve, X, 1113), avec un autographe du P. Charles Pajot, du 18 août 1670, attestant que l'élève de seconde, Louis Fiortan Desnos, 4 mérité ce second prix de narration latine, offert par le roi. Le P. Pajot était lui-même auteur d'un Tyfocinium eloquentiœ qui avait dépossédé dans les classes la Brevis summa de Soarez. Il réservait le P. Pelletier pour les grands jours !

5. L'Education de Molière^ dans le journal le Monde^ 27 septembre 1878.

4. Dionysil Petavii Avrelianensis^ «S"./., Rationarivm temporvm^ in partes dvaSy libros decem trivtvm, Jn quo ^tatum omnium sacra profanaque kistoria Chronologicisprobaiionibus muniia summaiim traditur. Parisiis^ Seb. Ciamoisy, 1633, in- 12 de 502 pages. BibL nat. Inventaire, G,

LE GHAND CONDÉ.

dVne personne de plus grand mérite, je souhaitte infiDiinent l'occasion de vous tesmotgner quevous ne Tarez pas perdue lors que vou s me l'auez voulu faire. Je scay bien que je ne suis pas assez scauant pour vous rendre le contantement que je debuois vous rendre en la lecture de cet excellent ouurage.n'estant pas encore en termes d'embrasser si aisément tant de choses qu'il en comprend ; mais si je ne puis dauaniage, pour le moins vous assuré je que je ra'effotceray de posséder l'épître que vous m'auez addressée, et qu'à force de la lire et de l'apprendre, je recognoistray lousjours de plus en plus que vous m'auez obligé, pourueu qu'il vous plaise d'adjouter à tout cela l'assistance de vos saintes prières pour moy, afin qu'auec la' grâce de Dieu je puisse imiter les vertus et l'innocence de mon patron saincl Louys ; c'e»t la demande que je fais à tous ceux de vostre Compagnie que je cognois, laquelle je veu seruir vn jour, si Dieu m'en donne le>pouuoit et vous en particulier, Monsieur et Réuérend Phre

Vostre plus affectionné amy à vous seruir Louis de Boorbon.

A Bourges, 6 feb. 1633.

Au dos .■ A Monsieur et Réuérend Pfere Petau de la Compagnie de Jésus.

A Paris ■.

Les jeunes gens d'aujourd'hui se plaignent volontiers du surmenage causé par la surcharge des programmes. Leurs manuels d'histoire sontils donc plus bondés de faits et hérissés de dates que cette chronologie universelle ?

XJt'ptlre qui avait valu au P. Petau une si jolie réponse, renferme, à côté de considérations sur l'honneur fait aux beaux-arts et à la littérature par les princes qui daignent s'en occuper, un portrait moral du duc d'Enghien à onze ans. Son esprit pénétrant et sûr, sa promptitude à tout saisir, l'ardente émulation qui le portait au premier rang, sa vivacité au milieu des batailles de la vie scolaire, y sont heureusement dépeints *.

La ressemblance était trop frappante pour qu'aucun malveillant songeât à contredire.

Mais le Jésuite avait osé féliciter l'écolier de ce que, contrairement aux habitudes des princes du sang, lui, vrai fils de France et par la race et par le caractère, avait, soit de plein gré, soit par obéissance, préféré aux agréments et aux délices de la vie de cour, l'honneur aristocratique entendu à la manière des héros d'Homère, c'est-à-dire : faire mieux que les autres. Petau n'avait pas hésité à mettre en contraste, d'une part, les grands qui font venir à domicile les maîtres de la science, et qui s'en servent par manière de distraction ou de passe-temps; d'autre part, ceux qui, assidus à se rendre chaque jour dans la maison commune des bonnes lettres, n'y revendiquent d'autre privilège pour eux-mêmes que celui de n'en avoir aucun.

Un pareil coup droit porté aux préjugés de l'époque faisait la partie

I. Pafiitrt de Candé, série M, t. IV, fol. S. Celle leitre, conservée longtemps au collège de Clerinnnt, à faris, reparut en i£;6 dans la vente du Cabinet Parison, Catalogue, n" zoo. 3, Rationarivm Umporvm, local.

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belle aux défenseurs des idées régnantes. Un rîval de Petau, le chronologiste Lapeyre, s'empressa de 99 constituer leur avocat. Il lui sembla que son rival avait prêté le flanc à une facile critique, et tout aise d'avoir saisi le défaut de la cuirasse, il lançi^ contre l'auteur du Ràtionarivm, auquel d'ailleurs il devait une réplique^ deux pamphlets des plus violents : le Berger chronologique * et l^Ariadne^ celle-ci « dédiée au fils aîné du premier Prince du sang '. » Daas le Berger, l'éducation égalitaire reçue par M. le Duc à Sainte- Marie était l'objet d'un assaut en règle. Lapeyre a la loyauté de citer son adversaire et de le traduire en regard ; ensuite il le commente :

PfiTAV

En son Epistre dédicatoiro

Illvstris- a Ties-Illvs-

simo Principi D. tre Prince Monsei-

Enguiennensium Bovrbom Duc

Dvd d'Angukm.

Lapeyre

Ce nom est sainct et sacré, et vous n'en sçauriez jamais dire tant de Men que nous n'en croyons encores beaucoup davantage. Mais si ce grand Prince est aussi mal instruit en toutes les autres sciences que vous voulez l'instruire en celle des Temps, U but déplorer sa jeunesse d'estre si inutilement employée.

Ce n'est là que le commencement des aménités. L'admiration du P. Petau pour M. le Duc, d'autant plus supérieur aux autres qu'il s'est constitué leur égal, fait éclater la mauvaise humeur de son antagoniste :

(N'avoir) rien de propre que les autres n'ayent... Voilà le centre et l'aboutissement où se

1. Le Berger chronohpçve, contre le prétendu f^eant de la Science des temps. Ou défenses sans artifice pour la nuë venté^ contre les de/fis et les menaces inutilles du R, P, Denis Petav, Jésuite, insérées au premier livre de son Rationarivm temporvm^touchant les deffauts qtàil dit estre en la Sainte Chronologie du Monde, divisées en i Ç4 articles, Auec 13 DémonstrcUions claires et naifues de ses erreurs et confusions sur V ordre des Temps, le tout iustifié suiuant la Saincte Ecriture, contre ses fausses maximes. Par laqves d'Avzoles Lapeyre, fils de Pierre d'Auzoles et de Marie de Fabry d'Aùuergne. Régnants les Tres-Chrestiens Louis XII 1 et Anne d'Espagne. Dédié à Monseignevr de la Vrilliere, secrétaire d*Estat. Paris, AUiot,i633.In-8 de624 pages. Bibliothèque nationale, G. 11.568. L'avis au lecteur est daté : Paris, 28 juillet 1633.

2, DAriadne ov Fitet secourable povr se desveloper des embarrassemens nouueaux du R. P. Denis Petau, iesuite d* Orléans, et sortir promptement de ses labyrinthes chronologiques, à la honte et confusion du Monstre des Temps, appelé Rationarivm. V2,x laqves d'Auzoles Lapeyre, etc. Paris, 1634. In-S*" de 50 pages. Bibliothèque nationale, Imprimés, G. 11.605. Le département des Estampes possède un portrait du duc d'Enghien tenant en main VAriadne de Lapeyre. Il a été découpé dans une plus grande estampe au centre de laquelle figure Lapeyre lui-même, avec encadrement formé par les divers personnages auxquels il avait dédié ses nombreux ouvrages. Au bas, la légende suivante : Ceste taille douce est tirée de l'original d'un tableau faict par le S* Bernard peintre, auquel sont représentées toutes les Majestés, Eminences, Altesses et Grandeurs aux-

de ses protecteurs.

Téduisect toutes les louanges que le P. Pelau donne à ce jeune Prince. Que si Monseigneur son père, plus par coirplaisanct que par réce;silé, ne l'eust obligé d'aller dans les classes des Jésuites, el d'y vbHr comnit lu moindres, jamais le Pfcte ne se fust ad«îsé de luy donner les louanges qui luf sont deues.

Mais quelles que soient les raisons de Henri II de Bourbon, l'auteur

Le p. Denis Petao,

de 1.1 Compagnie de Jésus. (D'après Michel Lasne.)

du Berger prend la liberté de représenter à Sa Grandeur un fait de la plus vieille expérience :

Jusques ^ uainlenant pour les Princrs, on n'a pas veu grands miracles sortis de ces Esiholes communes, où l'on \oît une infinité de mauvais exemples parmy le giand nombre des (nfanis, et lesquelles sont ordonnées plus pour les jiauvres que pour les Roy s et souverains, ny par conséquent pour n os Princes du Sang de Fiance qui sont audessui de plutieurs Souverains,

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