‹ Trois éducations princières au dix-septième siécleChapitre 64 sur 181 · Gazette^ 164 1, p. 262, et Uttera annua^ Parisiis · texte numérisé non relu

Gazette^ 164 1, p. 262, et Uttera annua^ Parisiis

5. Ceci prouve que s'il n'était plus indispensable, comme un siècle plus tôt, à tout ambassadeur de savoir Uen parler latin, la culture de la vieille langue ecclésiastique était encore répandue dans la société internationale. Voir La Diplomatie au temps de Machiavel, par M. de Maulde de la Clavière, 1892, t. II, chapitre intitulé : Langue diplomatique.

6. Le sermon de Lingendes, évêque de Sarlat, a été conservé dans le Afs, intitulé : R/cii de ce qui se éassa le jour de V Ascension 164,1, Bib. nat., f fr. 23061, fol. 97-100.

7. Mugni«r à M. le Prince. Paris, seconde lettre du 12 mai 1641. Papiers de Condé. série M, t. XXII, fol 405.

112 LE GRAND GONDÉ.

seront pas écoulées que dans cette même église, réunissant encore les personnages de TEtat et les grands d'une autre cour, aura lieu le service funèbre de Louis de Bourbon. Son cœur y sera déposé auprès de celm de Henri 1 1 son père, et Bourdaloue prononcera sur les vertus de ce grand cœur son plus éloquent discours \

M. le Duc avait hâte de faire sa deuxième campagne. A peine rétabli, il partit pour Tarmée. Le P. Mugnier plus que personne désirait sans doute Tarracher au milieu amollissant de l'hôtel de Condé et à la société libertine des petits-maitres. < Il y a plus de douze jours qu'on ne parle plus icy, ni de comédies, ni de violons, ni de bals, ny de compagnies de femmes. Pour ce qui est des jeunes gens de la cour, ils sont presque tous absens. > (12 mai.) Vers la fin de juin, Louis de Bourbon rejoignit l'armée de La Meilleraie devant Aire. < Le 27, les ducs d'Enguyen et de Nemours arrivèrent au camp avec une compagnie de Suisses. > Ce simple entrefilet de la Gazette nous livre en passant le nom du plus détestable camarade de M. le Duc ^

Il servit aux sièges d'Aire, de La Bassée et de Bapaume, qui furent prises par nos soldats. En septembre, Mugnier demanda pour lui quelque repos. « Monseigneur le Duc se porte bien, surmontant tout en ce qui est des fatigues de la guerre. Il seroit toutefois à désirer qu'on le rappellast bien tost. J'espère que cela se fera. Nous sommes icy de retour à la Bassée que l'on fortifie, après avoir fait un voyage de feus et de flammes dans la Flandre jusqu'à Lisle qui a vu brusler ses. fauxboui^ et mille autres désastres 3. »

Richelieu proposa les eaux de Forges pour M. le Duc ; il y fut envoyé. Dans la solitude relative de Tarrière-saison, loin des pernicieuses influences inévitables dans les camps, le directeur de conscience de M. le Duc essaya de le rendre lui-même à lui-même. Dès le jour de l'arrivée, il entama avec lui la question de ces mauvaises compagnies qui lui étaient si funestes.

Il m'entretint hier près de deux heures seul à seul. Je luy ay parlé à fond de ses affaires et de ses intérests. Il m'a promis de faire des merveilles. Je croy qu'il tiendra sa parole et j'ay une cognoissance très parfaite qu'il n'y a que la contagion de 5 ou 6 frippons qui le noircisse. Je les ay attaqué puissamment, Monseigneur le Duc qui seul au commencement m'arrestoit, l'ayant souffert patiemment Cela a bien réussy, et si ces gens-là ne me veulent point de bien, ils sont contraints de me craindre. Toute l'armée qui l'a sceu m'en a donné mille bénédictions, et son £m. mille remerciements... Le séjour de Paris et de l'hostel de Condé ne vaut rien du tout à M. ns' le Duc. Si après les eaux V. A. treuve quelque expédient pour l'employer ailleurs, ce sera un grand bien ^

Une perte fâcheuse en soi, mais peu regrettable pour Enghîen, vint

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