Lenet à Condé, Bordeaux, 3 juillet
2. Dans le Cabinet des Mss de la Bibliothèque impériale^ par M . Léopold Delisle (Paris, i868, in-40), page 460, il est question d'un projet d'achat de Mss de Saint-Martin-de-Tours pour le cabinet de Colbert, où Messieurs de La Fuluère (sic) interviennent au nom du Chapitre. (Lettre du P. du Molinet à Baluzt). Cette légère erreur typographique a fait déplacer le nom à la table, tome 111, p. 468.
3. Depping, Correspondance administrative sous le règne de Louis XIV^ Paris, 185 1, in-4*, t. 1 1, pp. 49 et 73. — Voir encore sûr les comtes de La Falluère, Carré de Busserolle, ArmaricU général de la Touraine. Tours, 1868, in- 8°, t. I'^ p. 548. — Armoriai général de d^Hozier^ Généralité de Tours, 1697, page 9, n®* 29 et 389 ; — et le vol. 139, dossier 3573, du Cabinet de d^Hozier^ à la Bibl. nat., cabinet des titres. Cette dernière généalogie, quoique très incomplète, est la plus considérable. Dans les Papiers de Condéy série P, t. 35, fol. 212, se trouve une lettre de magistrat, signée Lcfeuvre de la Faluère et adressée à M. le Prince, de Moulins, 2 février 1667. — Une lettre du P. Bergier à M. le Prince, de Paris, 30 août 1681, contient cette phrase, relative peut-être au même personnage : < J'ay reçu cet après-dîné M. le marquis de Persan qui m'est venu prier de solliciter pour lui M. le Président de la Falluère. > Ibid.^ t 81, fol. 313.
famille par la politesse de mœurs et le charme de caractère propres aux Tourangeaux.
François était entré dans la Compagnie de Jésus le i^*" septembre 1637. Le professorat de la grammaire fut épargné à sa vocation toute littéraire. Cinq ans, il enseigna les humanités. En 1651 il occupait à Bourges, pour la première fois, la chaire de rhétorique, et il ne la laissa que pour suivre ou retrouver bientôt à Bordeaux le duc d*Enghien. Ce fut en sa présence sans doute que, le 9 mars 1653, il prononça dans cette ville ses derniers vœux de religion.
Le précepteur n'était, en général, on s'en souvient, qu'une sorte de répétiteur à domicile ; ses leçons privées n'empêchaient point, mais suppléaient les classes publiques qu'elles complétaient. L'élève du P. de La Falluère fut donc mis comme externe au collège des Jésuites de Bordeaux.
En dépit des apparences, recevoir ce fils d'un prince en révolte n'était pas beaucoup se compromettre ; la cour de France ne rendait pas un enfant de huit ans responsable des torts de son père. Quant à la Compagnie, elle était notoirement attachée par la reconnaissance à la maison de Condé, et on lui eût plutôt reproché de ne pas témoigner à Henry-Jules le même dévouement que jadis à Henri II et maintenant encore à Louis de Bourbon. Mais, eût-elle dû s'exposer à éveiller la prudence ombrageuse du P. Paulin, confesseur du jeune roi, elle eût quand même ouvert ses portes aux fils d'un prince demeuré cher aux Français jusque dans ses égarements politiques. A Rome, on comprenait les choses ainsi.
Le général de l'Ordre, Piccolomini, mort le 17 juin 165 1, n'avait été remplacé que le 21 janvier suivant. Dès le lendemain de son élection, son successeur Alexandre Gottifredi écrivit à Condé exilé :