MON AMI
Le premier rêve d'un enfant !
( Bouuay-Paty, Le Charme.)
11 est dans le hameau voisin Cet ami que mon cœur préfère , Chaque soir et chaque matin Il passe auprès de ma chaumière.
Uois-je détruire son espoir, Lorsque son hommage me flatte?
Ah! combien je serais ingrate!
Il vient de si loin pour me voir!
L'autre matin je lui rendis Le salut qu'il osa me faire , Et depuis ses vœux plus hardis Pour moi ne sont plus un mystère.
Hélas! j'ai vu son désespoir, Et ma froideur en est la cause...
Un baiser est si peu de chose!...
Il vient de si loin pour rae voir !
Mais de ses pas dans le sentier L'herbe a déjà caché la trace...
Pourrait-il jamais oublier Le nœud charmant qui nous enlace?. Oh! non, un importun devoir Le retient éloigné sans doute.
Ah ! je dois abréger la route, 11 vient de si loin pour me voir !