‹ Trois fléaux de la classe ouvrièreChapitre 7 sur 24 · FILATURES · texte numérisé non relu

FILATURES

(( Depuis vingt ans que j'ai fait fermer nos ateliers le dimanche, sans les ouvrir une seule fois ce jour-là, j'ai vu la prospérité s'accroître dans ma maison au point qu'ayant commencé mon industrie avec 4 ou 5 ouvriers, j'en occupe aujourd'hui de 1,200 à 1,400. Je rends grâces à Dieu de m'a voir inspiré cette pensée, car je fais aujourd'hui de brillantes affaires. Le patron qui ne fait pas travailler le dimanche donne un bon exemple et rend un service éminent à l'ouvrier vis-à-vis de Dieu, de la famille et de la société. »

« Gillet et fils, usiucs de teinturerie de soies, à Serin, près Lyon. »

« Le repos du dimanche est la base de la marche régulière de notre industrie de la broderie et de la fabrication des mousselines. Ce repos nous est indispensable pour conserver la vigueur du corps

et soutenir la concurrence de l'étranger. Broderies et tissages occupent dans nos environs 30,000 personnes. Nos églises sont bien fréquentées. Un fabricant qui voudrait faire travailler le dimanche ne trouverait pas d'ouvriers ; le chômage du lundi nous est inconnu. Quoique très occupés pendant la semaine, nos ouvriers et ouvrières ne sont pas abrutis du tout. Ils ont du goût pour leurs vêtements, pour la promenade, pour le chant. Nous perdrions notre position éminente comme peuple industriel si nos ateliers s'ouvraient le dimanche, et nulle part, sur le continent européen, l'observation du dimanche n'est aussi stricte que chez nous ; nulle part non plus il n'y a une entente plus cordiale entre ouvriers et patrons. »

« Steiger et O, fabricants.

à Hérisau /Suisse). »

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