V. Ficker, p. xvg
2. Id., p. 28. M. Fuacke a bien voulu pointer ^ distique sur les trois manuscrits connus de la chronique : Tun, qui est du jii^ siècle (Wolfenbuttel), porte bien la lecture de Ficker : les depx antres (xv« s., Munster) donnent au premier vers, au \mi de hic : h', que l'on peut lira ^um C(mmB sur le reliquaire : les seules variantes qui subsistent sont donc tu, au lieu de tibi, et Henvmnno, au lieu do ff$rimanne.
46 > tKois msGRimoHs
Herimannus presul est l'évêque de Munster, Hermann II de Katzenelnbogen ^ oncle du fameux comte de ce nom, Berthold, qui présida à l'incendie et au sac de Gonstantinople \ Il est probable que Berthold, qui devint l'un des grands feudataires de Romanie ^, n'eut pas de peine à obtenir, comme tant d'autres \ des reliques provenant de la chapelle impériale pour les parents qu'il avait laissés en Europe ; et il est naturel que l'évêque Hermann ait été du nombre des destinataires de ces pieux présents, d'autant plus que la relique envoyée était une relique de saint Paul, patron de la cathédrale de Munster^. Hermann était mort, il est vrai, avant l'avènement de Henri ^ ; mais sa mort ne dut être connue à Gonstantinople qu'après le départ de la relique qui lui était adressée.
Je rapprocherai cette inscription de celle du reliquaire de la croix Gonstantinienne du trésor
i. Il est évident qu'il s'agit bien de cet Hermann et non de Hermann I (f 1042) : celui-ci était bien contemporain de Pempereur Henri HI ; mais Pépithète de Byzancius ne saurait convenir à ce prince allemand, pas plus d'ailleurs qu'au coiitemporaiii d'Hermann U, Henri VI, malgré les prétentions de ce dernier sur Gonstantinople {Inn. III et Ph. de Sottabe, p. 30).
2. V. Riant, Innocent III et Ph. de Souabe, p. 107. ' 3. En 1^17^ il était balle du royaume de Tbessalonique (Hon. m Epist., 22 avr. 1217, d. Preasuti, Regesti, p. 112).
4. Voir les Mém. des ant, de Fr,, XXXVI, pp. 38, 48. ' 5. CTest un nouvel exemple à joindre à ceux que j'ai recueillis {Mém. cité, p. 20) de reliques des patrons des sanctuaires d'Occident, envoyées d'Orient à ces sanctuaires.