‹ Trois légendes de mon paysChapitre 1 sur 25 · AU LECTEUR · texte numérisé non relu

AU LECTEUR

■ antôt je parcourais les rives de notre Grand Fleuve, conversant

avec les pêcheurs sur la grève ;

— Tantôt je m’enfonçais dans l’antique forêt, campant le soir avec les chasseurs ;

— Tantôt j’allais m’asseoir au foyer des vieux diseurs, au sein de nos belles paroisses agricoles ;

Et je retenais dans ma mémoire ce que ces hommes me racontaient.

De retour au logis je consultais nos vieil-

les chroniques, — - ces discours de voyages, comme parlait Cartier, — ces admirables relations, — ces intéressantes histoires de la Nouvelle-France :

Puis je me disais : — Ah ! s’il m’était donné de partager avec d’autres les charmes de ces heures délicieuses !...

Voilà pourquoi je me suis mis à conter... Puissiez-vous, ami lecteur, prendre plaisir à mes récits !

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