JUSTINE, ULRIC
JUSTINE
C’est donc levé?
ULMC.
Quoi, ma petite Justine?
JUSTINE
Vos arrêts, monsieur le marquis.
UI.RIC
Rompus, mon enfant !
JUSTINE
Fusille I on pourrrla dans les dragons? Jour!. l'LRir. rembrasianL
Feu î
JUSTINE
Finissez donc!
ULRIC
Tu m'as dit : joue!., alors moi...
JUSTINE
On ne devrait jamais laisser sortir les sousiieutenans sans leur rapilaiiie.
UI.HIC
>1enlur et leléniaque!... ce serait moral, mais peu récréaiif. . -Fai besoin de loi. Justine.
JUSTINE
Parlez.
l LIUC.
J'enrage d'être siiii arrêts.
JUSTINE
Pourquoi vous y êtes-vous fait mettre?
n.Hic.
Oh! pour un rien .. J’ai rossé le guet.
Air de Ga/rirk.
Quatre hommes cl leur caporal Sur moi croi'.aient la baïonnette:
Mais je ne me moquais pas mal D’eiiï tous, et de leur esropeite.
Souilaiii . je mets llamUTge ou vent .
Et montre à m<rs ciuq Uurinres,
Sans me fÂclier, vMaiil v’iaii! trant|uillemenl , (ximnie, en deui leinps, <m fnil nu n^gimrnt l<es moulinets à toutes faces.
JUSTINE, raillant.
Et l'on vous a puni pour cela?
ULHic. indigné.
Oui. le colonel s'est permis de m’envoyer dans ma chambre pour huit jours ; il y en a sept que j’y suis, et je veux danser... Je veux voir, adorer ta belle niatlressc!
JUSTINE
Mais le colonel qui est invité !
Ul HIC.
Voilà! r/est insupportable, ces colonels! On ne devrait recevoir dans le monde que les sous-lieutenans ; ça n’a (lersoiine à iiicllre aux arrêts, c est d’un commerce sûr.
JUSTINE
Oui, ça s’enivre, ça casse et brise tout, ça bat le guet.
ULRIC
Pourvu qu’on paye... Prête-moi une robe.
JUSTINE
Une robe! Pourquoi faire?
Pour la mettre donc ! A moins d'être un impertinent , mon colonel ne pourra me convaincre, sous re déguisement, d'avoir rompu mon ban.