‹ Trois œufs dans un panier, comédie-vaudeville en 1 acteChapitre 4 sur 32 · JUSTINE, ULRIC · texte numérisé non relu

JUSTINE, ULRIC

JUSTINE

C’est donc levé?

ULMC.

Quoi, ma petite Justine?

JUSTINE

Vos arrêts, monsieur le marquis.

UI.RIC

Rompus, mon enfant !

JUSTINE

Fusille I on pourrrla dans les dragons? Jour!. l'LRir. rembrasianL

Feu î

JUSTINE

Finissez donc!

ULRIC

Tu m'as dit : joue!., alors moi...

JUSTINE

On ne devrait jamais laisser sortir les sousiieutenans sans leur rapilaiiie.

UI.HIC

>1enlur et leléniaque!... ce serait moral, mais peu récréaiif. . -Fai besoin de loi. Justine.

JUSTINE

Parlez.

l LIUC.

J'enrage d'être siiii arrêts.

JUSTINE

Pourquoi vous y êtes-vous fait mettre?

n.Hic.

Oh! pour un rien .. J’ai rossé le guet.

Air de Ga/rirk.

Quatre hommes cl leur caporal Sur moi croi'.aient la baïonnette:

Mais je ne me moquais pas mal D’eiiï tous, et de leur esropeite.

Souilaiii . je mets llamUTge ou vent .

Et montre à m<rs ciuq Uurinres,

Sans me fÂclier, vMaiil v’iaii! trant|uillemenl , (ximnie, en deui leinps, <m fnil nu n^gimrnt l<es moulinets à toutes faces.

JUSTINE, raillant.

Et l'on vous a puni pour cela?

ULHic. indigné.

Oui. le colonel s'est permis de m’envoyer dans ma chambre pour huit jours ; il y en a sept que j’y suis, et je veux danser... Je veux voir, adorer ta belle niatlressc!

JUSTINE

Mais le colonel qui est invité !

Ul HIC.

Voilà! r/est insupportable, ces colonels! On ne devrait recevoir dans le monde que les sous-lieutenans ; ça n’a (lersoiine à iiicllre aux arrêts, c est d’un commerce sûr.

JUSTINE

Oui, ça s’enivre, ça casse et brise tout, ça bat le guet.

ULRIC

Pourvu qu’on paye... Prête-moi une robe.

JUSTINE

Une robe! Pourquoi faire?

Pour la mettre donc ! A moins d'être un impertinent , mon colonel ne pourra me convaincre, sous re déguisement, d'avoir rompu mon ban.

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