SCÈNE VII
NANA, puis STEINER, puis LA FALOISE
NANA, seule.
Mon pauvre Zizi!... Va-t-on le gronder!
STEINER, paraissant de Tautre c'»té du ruisseau, a part.
C'est elle! et tonte seule!... Voilà l'occasion que je
cherchais... (Haut.) Enfin, je vous retrouve.
NANA, sursautant.
Ah! que c'est bête, de tomber ainsi sur le dos des gens!
STEINER
Il y a une demi-heure que je vous demande à tous les échos.
NANA
Moi aussi.
STEINER
Vrai? ça c'est très aimable... Et vous êtes là toute seule, comme une pauvre bichette!... Tenez! voici des pâquerettes que j'ai cueillies pour vous. Vous pouvez les consulter. Elles vous répondront toutes : Passionnément.
NANA. 2oo
Donnez-les-moi.
STEINER
Tout de suite. (Hésitant.) Hum ! il est large, ce ruisseau... (a xana.) Si vous me tendiez la main.
NANA
Comment! vous seriez poltron à ce point!
STEINER
Poltron, jamais! Dites prudent.
NANA
Il est vrai que vous êtes si lourd.
STEINER
Moi, lourd!... VOUS allez voir... (Il veut sauter, il tombe dans 1 eau, en poussant des cris atroces.) Au seCOUTS ! ail SeCOUTS !
LA FALOISE, accourant.
Quoi donc? qu'ya-t-il?
XANA.
C'est votre oncle... Tenez, là!
LA FALOISE.
Mon oncle dans Peau!
STEINER, furieux.
Donne-moi donc la main, animal!
LA FALOISE, le tirant de l'eau-
Vous voilà propre !
STEINER, éternuant.
Atchi!... J'en ai pour huit jours à éternuer comme ca... Où diable vais-je me changer?
LA FALOISE.
Par ici... Je viens de découvrir un petit cabaret à mi-côte, où l'on vous prêtera un vêtement.
STEINFR.
Charmante Nana, consultez ces pâquerettes. Elles vous répondront toutes... (il éternue.» Atchi!
LA FA LOI SK. leramenant.
Eh bien! si c'est là ce que vous vouliez me faire
voir!
STEINER
C'est un accident... 11 arrive des accident-? à tout le
monde. Il sort, soutenu pur La Faloise.)