‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 118 sur 239 · SCÈNE YIII NANA. puis MUFFAT · texte numérisé non relu

SCÈNE YIII NANA. puis MUFFAT

NANA, riant.

Ah! ce pauvre Steiner... M'en voilà débarrassée pour

un moment au moins.

MUFFAT. à part.

La voici... Ah! je ne puis renoncer à elle, un petit

souffle de sa bouche emporte mes serments.

Voyons, il faut pourtant que je rejoigne mes invités. Ils ne doivent plus savoir ce que je suis devenue. (Elle

remonte et se trouve devant Muffat.) VOUS ! MUFFAT.

Pardonnez-moi de vous guetter et de vous surprendre ainsi: mais, puisque vous évitez de me recevoir depuis trois jours, je suis bien forcé de profiter du hasard.

NANA

Prenez garde!... On pourrait vous voir.

MUFFAT

Eh! qu'on me voie, qu'importe!... Je préfère tout à la

NANA. 257

souffrance que j'endure. Dites, pourquoi refusez-vous de me recevoir?

NANA

Vous vous trompez.

Page 1