‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 177 sur 239 · LES MEMES. MADAME JOSSERAND. OCTAVE · texte numérisé non relu

LES MEMES. MADAME JOSSERAND. OCTAVE

MADAME JOSSERAND. continuant une conversation.

Les leçons de la famille, voilà ce qu'il faut aux jeunes filles... Il est vrai que j'ai la conviction d'avoir bien rempli mes devoirs de mère.

OCTAVE, la saluant en lui lâchant le bras.

Oh! certainement, madame... (a part. Jolie éducation.'

POT-BOUILLE. :a.

MADAME JOSSERAND, à part.

Enfin, en YOici un qui mord! (BUe se retourne et aperçoit

Trublot, qui feuillette de la musique sur le piano.) Monsieur Tmblot

est insaisissable, il s'échappe toujours.

TRUBLOT.

Je cherchais cet air, dans cette partition.

MADAME JOSSERAND, à demi-voix.

Et vous, Adèle, allez vite ranger la salle à manger... Vous n'en finissez jamais, dans le salon. (Elle rejoint Mouret.)

ADÈLE

Faut bien le temps... J'allumais.

TRUBLOT.

Moi aussi... rii la pince:) Quand tu passeras les sirops, donne-la-moi, dis?

ADÈLE

Ah! lâchez-moi, à la fin! Vous me faites attraper.

(Elle le pousse, il tombe assis sur le clavier du piano, qui rend un son grave.)

MADAME JOSSERAND, se retournant.

Quoi donc?

TRUBLOT.

Rien, madame... Je me suis assis sur le piano sans m'en apercevoir.

(Adèle est sortie. Bachelard, à, moitié gris, descend delà salle à manger, entre Berthe et Hortense, qui lui donnent chacune un bras. Josserand et Cainpardon les suivent. Octave, après avoir quitté madame Josserand, a fait le tour du salon, en regardant ;les tableaux, puis il s'est arrêté prés du piano, d'où il a vu Trublot pincer Adèle. Trublot vient le retrouver, et une camaraderie commence entre eux.)

Page 1