‹ Trois pièces tirées des romans et précédées chacune d'une préface de Emile ZolaChapitre 87 sur 239 · GERVAISE, GOUJET · texte numérisé non relu

GERVAISE, GOUJET

GOl'GET, sortant de chez le marchand de vin.

Ce monde qui s'éloigne, une femme évanouie, mourante... (Il reconnaît Gervaise.) Gervaise!... Gervaise, C^t

moi, moi; Gouget!

GERVAISE

Vous!... Je vous revois donc avant de m'en aller! Ah! que je remercie le bon Dieu !

GOUGET

Attendez, je vais chercher des secours.

Inutile... Ne me plaignez pas. Mes malheurs sont finis. Vous voyez, je puis sourire... Il avait raison, le jour de mes noces.

GOUGET

Oui donc?

GERVAISE

L'homme!... Il y a des femmes qui sont heureuses, bien heureuses, quand on les emporte. Oh! oui, je suis bien heureuse!

GOUGET

Mais c'est un crime de vous laisser ainsi !

GERVAISE

Écoutez, monsieur Gouget, je vais vous le dire, maintenant. Je n'offense plus personne... Je vous ai toujours

aimé. (Elle meurt.)

GOUGET

Pauvre créature !

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