‹ Trois-pistoles [microforme]Chapitre 11 sur 56 · À deux lieues de front le long du fleuve St Lau · texte numérisé non relu

À deux lieues de front le long du fleuve St Lau

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sage, y s bati- LS, pour xécuter que le princi-

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rent, du costé au sud, à prendre depuis la concession du $r. Villeraye suivant son titre, de l'Isle-Verte en descendant le dit fleuve St.

Laurent, la rivière des Trois-Pistoles comprise, et les Is'es qui se trouveront dans les deux lieues de la présente concession, sur deux lieues de profondeur, même l'Isle aux: Basque, si elle se trouve dans la même quantité présentement concédée, avec le droit de chasse et celui de traite avec les sauvages, pour jouir, par le dit Sr. de Vitré, de la dite terre | et isle présentement concédée, et ses hoïirs et ayant causes en propriété, à toujours, et de même que les antres jouissent des concessions Voisines, à la charge de conserver le droit d'autruy, laquelle terre et isle le dit Sr. de Vitré tiendra en fief, seigneurie-et justice, à la charge de porter au chateau St Louis de Québec, duquel la dite concession relevera, foy et hommage aux droits et redevances accoutumez, suivant la coutume de la ville et prévosté et vicomté de Paris, qui sera suivie à cet égard par provision en attendant -qu'il

en soit ordonné par Sa Majesté, et que les ap-

pelations du juge qui pourra être estably aux dits lieux ressortiront par devant le lieutenant général de Québec, comme aussy qu’il tiendra et fera tenir à ses tenanciers feu et lieu sur les concessions qu'il leur accordera, et qu’à faute de ce faire il rentrera en plein droit en possession de la dite terre: et conservera le dit Sr, Vitré les bois de chesnes qui se trouveront

propre pour la construction des vaisseaux sur .

la terre qu’il se sera réservée pour faire son principal manoir, mesme qu’il fera la réserve des dits chesnes dans l’estendue des concessions particulières qu'il fera; pareillemeñt, qu'il donnera incessamment avis au roy des mines, minières où minéraux, sy aucune se trouvent dans l’estendue du dit fief, et à la charge d’y laisser les chemins ou passages nécessaires ; le tout sous le bon plaisir de Sa Majesté, de laquelle il sera tenu de prendre la confirmation des présentes dans un an du jour d'icelles. ”°

En témoin de quoy nous'avons signé ces présentes et à icelles fait apposer le sceau de nos armes et contrésigner pat le secrétaire de. motre intendant. s

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Donné à Québec, le sixième jour janvier mil-six-cent-quatre-vingt:sept. ee (Signé) | UT. R.de BRISAY ‘M. de Acier 9 BouirARD CREMRRANE FKREDIN

. Le Sr: Denis dé Vitré ést donc lé premier séignétét des Trois: Pistoles, c'ést-à-dire ‘de cetté étendue dé terrain qu'il y 4'depuis la pointe à la/ILoupe, à l'extrémité est dé l'Isle Verte, à Venir jusqu’à l'église actuelle” des Trois-Pistolés, d'estadire deux” lieues” de

front. | eo

| En 1702 Mes. ds Calièros. sparetnenr Général et de Champigny; intendant, concèdent. à Sieur de La, Martinière, pour le Sieur dé la Minotière, ‘une lieue de.front.sur deux “ lieues de profondeur tenant du côté du nord- ‘est. aux teries du, Demaine du roi, non-con- ‘ cédées et du: côté du:Sud-Ouest audit fief ‘ de la rivière des Trois-Pistoles.avec les îles “ilets et battures qui ise ‘rencontrent nue ‘ dans.et audevant de la dite Sante.

Monsieur de la Minotière était donc pour

ARTE Rs FE SÉMEURS DAME ces Cornu ANUNS Mess ar i 70 ER ELU MAUR

ND

ainsi dire Seigneur conjoint pour toute la sei gneurie des Trois-Pistoles cemprenant trois heues de front sur deux lieues de profondeur, toute cette partie que comprend et renferme aujourd’hui la paroisse d&s Trois-Pistoles, depuis la pointe à la Lonpe jusqu’à la ligne seigneuriale entre St Simon et Trois-Pistoles

…. Neuf ans après que M. de Vitré eut pris possession de la Seigneurie où première concession aux Trois-Pistoles, l’agriculture et le défrichement n'avaient pas attaqué ni la forêt épaisse, ni la terre partout si productive, si riche, Malgré l'obligation d'y faire tenir

feu et lieu, partant d'y amener des colons afin de donner de l’essor à la grande cause de là colonisation préchée par Colbert ; malgré les sanctions de la loi devant faire rentrer dans le domaine du roi toute concession où il ne sérait pas fait teui” feu et lieu dans les trois ans, enfin, malgré le grand avanta

poür' lés premiers seizneurs nobles de défricher cés immenses terrains capables de rapporter des produits considérables chaque année, en outre des droits de cessions, cens, rente, lots et vente et de banalité, les seignéuries restaient incultes, attendant vainement les co-

renferme istoles, dea ligne sei:

Pistoles

mière conture et le é ni la foroductive, faire tenir des colons le cause de rt; malgré re rentrer “éssion où 1 dans les avanta s de défries de raphaque an- , CONS, reneigneuries ent les co-

nent jeter dans des terres nouvelles la semenice de l’avenir si riche en fertiles résultats. -

Mais il ne faut pas trop se hâter de blimer les seigneurs de leur apparente apathie pour les grands bienfaits dé l'agriculture et l'avenir des canadiens-français en ce pays.

Hommes de cape et d'épée, venus dans la { Nouvelle-France, qui pour sy distinguer, qui pour refaire leur financé avariée, qui pour se fonder un patrimoine; ils n 'avaieñt Aque faire de s'occuper de’ colonisation, de ! défrichement, d'agriculture. Æt puis, #'y Ravait-il pas ces guerres continuelles à soutéi [nir, non seulement contre les Froquois, mais même contre les colonies anglaises jélouses de la prospérité des français et de Pimportance qu’ils prenaient chaque jour, soit au point de vue des découvertes nouvelles, soit par les alliés qu'ils rattachaient à leur cause ? En effet, de 1668 à 1689, la colonie n'eut pas un moment de répit, toujours des luttes sans fin, des alertes sans nombre, des expéditions coûteuses sinon ruineuses et des massacres horribles comme celui.de Lachine, Je 24 Août

SP per

1689. Comment avoir.l'idée au défrichement des terres, et à la colonisation, méme sur une petite échelle, lorsqu’à chiaque instant c'était un cri de guerré sauvage, atroce, haineux qui courait sur tout le pays, faisant trembler les plns fermes et. les plusrésolus ; non qu'ils eussenf.peur d'un combat en face, mais à cause de cette guerre sourde, à.la dérobée, pleine d'astuce.et, de, ruse qu'un ennemi souventinvisible leur faisait à l'heure où ils s'yattédaient le moins. Si donçilsin'ont pas été les, vrais seigneurs .colons, de. ;qui.le péys attendait beaucoup, s'ils .n’ont:pas rempli, toutes. les

espérances que l'on: avait. fondées. non:'seule- # alo: ment, sur.eux. mais. sur le;;système.;mis par À Jea eux-en opération, c'est que:leshenres de.tron- & d'O bles qui sonnèrent alorsipour.la.eolonie,vin- È ge: rente rayer; un amomvement, destiné. .à pro- È Qu duire des effets. magnifiques. Maiscemoment Y'Il darrêt.ne. devait pas-durer.. Les: premiers de: colons venusau pays en-1608 et1640!y avaient E fro fait souche, .er. bientôt.les, terres. fertiles de À les l'Ange-Gardien .et,.de.FTle d'Orléans. devin- E né nr RS ‘PUR l'angmontation des vi

io ddl) cal apist ae bia à Der

hement sur une Lt c'était eux qui blér les ils eus- ’ause de

peu près vers le même temps, lorsquerles enfants grandirent-et furent enrâge de voir°à s'établir sur des térres, ‘ils’ n’en:trouvèrent plus, c’est alors qué des faniilles-entières émi: Igrèrent vers la côte sud du fleuve; cherchant dans les terres tiouvelles l'étèndué de:terrain [qui permettrait à tous ces fil de. jemile de

ie des s'établir convenablement, * est de ce mou: ul vement, .de cette 1 iminigr tion tonte locale ç que Sdaient Ve

[naquirènt es. paroiss es de “Rivière-d di-Lonp, |

28; Vrais ” | dut Cacouna, l'fsle-Vérte et “les Trois- -Pistok es. Dh

ites. les | En 1696, le 14 mars, leSr Denis de: Vitré,

alors à: Québec;: tomba en’convention avec Jean Rioux, cultivateuriet:‘habitant de: l'île d'Orléans. ! Auymoyen ‘d'un:acte:êe d'échan:

ge passé devant Mtre Chambalon; Notaire, à Québec, Jean Rioux échängeait ses terres de l'Ile d'Orléans pour le seigneurie de la Rivière des Trois-Pistoles; grände:de deux lieues: de frontsur deux lieues-de profondeur/avee tous les droits, privilèges, et obligations mentionnés en: Fast ss pee PhRenns le 6 jan:

vier 1687. ui RE sh ajto4 BORLE

‘Nous “ah donc sie denxième. se sei:

gneur en titre, mais. premier, seigneur-

cojon. qui soit veuuse fixer aux Trois-Pistoles

pour, y commencer l'œuvre pénible, le travail |

ardu et bien souvent aride du déboisement d'abord ét des labours et semences ensuite, travail. d’enfantement toujours douloureux, mails Hs dans ses résultats immédiats.

Les aité donc ces premiers seigneurs colons, les voilà qui apparaissent, vers 1696 et 1700, soit à l'Isle- Verte avec Jean Côté, soit aux Trois-Pistoles avec Jean Rioux. Ils ont

déserté leurs terres fertiles de l'Ile d'Orléans à

pour s'’ävancer, pionniers sans peur et sans reproches, vers ces cenires nouveaux destinés à devenir, dans lasuite, les avants-postes de la race française ën ce pays. Ils laissent derrière eux le certain pour courir peut-être après une.ombre ? Ils ne redoutent qu'une chose: mourir avant d'avoir foulé, les: premièrs, lesol nouveau où leurs fils grandiront en paix, demandant à un sol vierge et fécond la riche semence et les grasses moissons qui donnent l’aisance et le contentement des familles. Forts de l’appui de Dieu, :patriotes et dévoués, robustes et pleins de santé ils ont défriché une fois, ils défricheront “eñicore,

avec la salutaire pensée du devoir accompli.

Pistoles

travail |

sement ensuite, oureux, nédiats.

igneurs 8 1696 ôté, soit Ils ont

Orléans à

et sans desti:

s-postes laissent

t t-être à

qu'une 88 : pre:

adiront fécond ns qui

des fa-

triotes ils ont

encore, compli. f

Ce sont eux les véritables seigneurs colons, ceux à qui nous devons reconnaissance et gloire pour le travail herculéen qu’ils sont venus accomplir sur les bords du fleuve, à quarante lieues et plus en bas de Québec, donnant naissance à ces noyaux d'habitations qui ont, dans la suite, agrandi leur cercle et pris de l’essort, ouvrant en peu d'années un espace de terrain de plusiéurs lieues où l’on délimita des paroisses qui ont pris leur vol pour devenir des centres importants, et rehausser d'autant le prestige dé la race Cananadienne françaisé en &c pays.

Si les premiers seigneurs nobles n'ont pas donné la mesure de leurs forces comme défricheurs da sol, en revanche les seigneurs colons ont rempli, même au delà, toutes les espérances, tout ce que l'on était en droit d'attendre de cette classe d'hommes viriles et forts,

'énerte IV

rf IFVÉ Ne gui

Jean Rioux arrive awx Trois: Pistoles,— Dificultés . des commencements.—Le, grand. obstacle. à la colonisation, Première whapelle, — Mort du

premier Seigneur—Achat de. concession. par Nicolas Rioux.— Les bätisses. érigées sur, le He —Le défrichement en 1728. Les ps gr nf é peus :

par üne ay spéénitt ‘dé jé eh tu ä6k terrier tr ad tonnage assez considérablé, entrait dans là baie touts étroite des Trois-Pistôles. 1 Y. avait peu de monde

à bord, et encore moins sur le rivage, pour

accourir au débarquement des nouveaux

venus. Trois-Pistoles n'était pas alors ce qu'il est aujourd'hui avec ses jolies demeures, son église admirable et son couvent en pierre.

Là où le village s'échelonne et domine la

aSseZ étroite

monde

sa sauyage et.solennelle beauté. .

mer s’étendait la forêt primitive avec. toute

A gäuche, les ilèts semblaient, dormir, visà-vis un mince filet d’eau coulant des hauteurs et se jetant dans la mer: ; à droite, la Pointe s’avançait parallèle” au fleuve, | formant comme un bras protecteur devant mettre les, vaisseaux. ;à l abri ; au .fond, à droite, on..voyait, sourdre une, petite . rivière -qui devait, rendre de; grands servicesaux dojons : elle prenait. sa, source dans les:hauteurs des terres.et, fayant: sous bois;.elle venait.se jeter dans la baie ; au large le flenveimmensebrisait sans cesse, aux pieds des Laurentides:bleues, son flot. toujours. mobilé: et toujours: tour: menté, Et sur toute cette nature à moitiéendormie, que le,cri seul des animaux sauvages ou de l’Iroquois vagabond avait fait sursauter parfois, planait ce grand. silence. des plagés inexplorées que le pied de l’homme foule pour la première fois: {l:tombait des hautéu:< du plateau couronnañt la’baie, une lassitude fai. te detemps'accumulés et de débris d'vn autre âge, et l'homme, seul ue désert re:

dut — cran LR di

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