‹ Trois-pistoles [microforme]Chapitre 13 sur 56 · NOU · texte numérisé non relu

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ant les luties répétées et de plus en plus acacrimonieuses entre les canadiens et les anglais de la Nouvelle Angléterre,;que la race françaiseen ce paysaurait, tôt où tard, de durs assauts et qu'il fallait en diminuer les conséquencés ét les contre-coups en s’attachant au sol, en le détrichant de plus en plus pour y implanter ses fils et former des centres qui de-

vront, dans l'avenir, soutenir vaillamment le

drapeau de notre race sur ce sol dont nous étions les maîtres incontestables

Nous disons qu'il ayait pressenti cela ; il vaudrait mieux dire que la Providence ne fut pas étrangère à cette émigration soudaine qui porta, vers le bas du fleuve, une population virile et saine destinée à jeter une base solide pour les remparte-ou avants-postes de notre nationalité de ce côté-ci du pays,

Cet homme courageux, ce père et. ce patriote qui arrivait aux Trois-Pistoles en 1696, c'était Jean Rioux, le premier seigneur-colon, l'ajeul de cette famille qui s'est accrue aussi nombreuse que la postérité d'Abraham et qui

composs, à un moment donné, plus dela moi-

tié de la population de la paroisse.

Il n'avait qu'un fils en âge delui aider lorsqu'il vint prendre ! possession de: sa ‘seigneuris ::0'était Nicolas ;:: Vincent avait! à peihe ‘trois ans! alors: Nos deux colons ‘8e mirent-vaillamment à l'ouvrage; et bientôt la Pointe des Trois-Pistoles ‘retentit des larges coups de-haches abattant les premiers arbres de la:forêt, et des joyeux:oris des bûcherons accomplissant ; leur tâche ‘avec! une ardeur quine,se! démentait pas::1 Il fallait d’abord une habitation: elle me:tarda .pasà s'élever sur Ja Pointe, Elle dût être en bois, rond corinè ‘celles’ ‘de tou ut premier colon, ét, en la voyant des yeuf de l'esprit à travers Îes années, ous dirons” avec laut ur d'“En Route” voici T'hünblé cabane en bois rond de ‘iotrè paysan. ! Saluez ! € est ainsi que coïimétice chez-nous le paroisse et la paroisse, c'est le Cinada-Français » (1) a

Quand les “hébitgnts furelt” logés « conve- SR nos deux colÿns firen 1 venir] leurs ; animaux de l'Isle ‘d'Orléans! 1 n'ét: aient ] pas en peiñé p HA ue CRE cr le foin je de Li ve aboi Ors cons omime aûjor d'u ner de seule t urhitu frs UE a |

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hiver, aux animaux des habitants de l'endroit. La terre se défrichait lentémént et pour cause. Loin de tout centre civilisé, perdus en pléirié forêt, n'ayant aucuné crainte de mourir de fait} vw Pâabondance ‘du gibier et du poisson, nos Kiuei ie se préssaient pas”

ni n y. à rien. comme J'émulation. de l'exemple pour donner du, courage et; faire, progresser,-et les premiers. habitants. des; Trois. Pistoles n'étaient querdeux. pour se partager tout l'ouvrage du “déboisement. . H: n'est. pas surprennut ; de voir. que. l'agriculture. ait été négligée, cependant, ce, 4 Rl pas. ïs rene

raison. +} +14

Le grand ose a d'oélenioates ‘était le Voisinage de TEE À à méêr qui na des victiies par m its, 7] une minense pourvoÿeuse! | 'Étle” EURE vE sécours toujours, “Miss AT À 'n08 per tol6hs. “he lé rendit! cepéndajit 1 mauvais sévicé | ‘de: lé” éloïgnér dé leurs’ ter- F2 "en Ihr offrant une nourriture sr

e ét ‘ane’ vie moins pénible et’ plus facile Rue uitivait ‘juste ce’ qu'il” A) pour aïñ dans la huche, ét lé reste on 1e dothaidit aux gibicrs et aux x poissons

La

de la mer et des rivières, et L'on sait s’il y eu avait en abondance

| Pendant ce temps là, la famille augmentait sur la pointe, le manoir avait pris des proportions. assez vastes, remplaçant la maison en bois rond des premiers jours de défrichéments, et bientôt, l'on vit se dresser dans le ciel une humble chapelle en boïs, cette compagne inséparable de tout premier colon qui veut que son œuvre dure. Elle était bien humble, bien chétive, élevée par ces grossiers

colôn devait être charpentier et se suffire à lui-même en toute chose.

Toute misérable qu'elle fut, elle n'en servait pas moins aux missionnaires pour y accomplir les cérémonies du culte, et aux premiers colons pour y retremper leur courage el leur âme aux jours pénibles où-le prêtre ne pouvait venir jusqu'à eux. Il devait être beau de voir, agenouillés sous ces voûtes grossières et nues, ces hommes mûris par, un rude la-

. beur, courbés autaut par. Je poids du travail * que.par la pesanteur des années, ei priant

ouvriers des premiers temps, car alors tout

ayec ferveur celui qui a “dit aux hommes :

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“demandez et l’on vous donnera ; frappez et l'on vous ouvrira ” !—Le silence qui plane au sanctuaire , cette mer qui déferle tout auprès du temple ; cette forêt immense qui s'étend partout ; ce coin de terre qu'on vient de défricher ; ces habitations psisibles, ce grand ciel qui contemple tout cela d'un œil impassible et souverain ne vous donne-t-il pas ‘une idée de ces tableaux sublimes où la grande et belle nature se dévoile dans tout ce qu’elle a de plus reposé, de ve calme, de plus sé ?

On y. gagne sa vie à la sueur de son front et c'est assez pour dire que ce. n'est, pas le paradis perdu ; mais sur ce coin de terre il y a de la joie parceque le devoir prime tout, et il y a du contentement parceque, pour ces gens là, le bonheur consiste à savoir se contentet de peu. : “ Ni l'or ni er:

n'ont jamais fait le bonheur ? dit la et les premiers qui ont dû lé chanter ce sont les colons primitifs, | les dés d'il y «

“plus d’un siècle. A ,

Malgré tout, à : bi ont fé frèds

on la chanmière da pauvre comme sous les

toits des plus fortunés de ce monde. La fa.

mille Rioux allait avoir sa part de ‘souffrancés ef Voyant son chief s’aliter et mourir paisiblement, éntouré de tous ceux qu'il avait aimés Je plus âprès Dieu en ce monde. 11 leur-avait tracé'le chemin : le pas difficile était fait ; il potivait aller au be mie ét | Jaieez sa Été à d'autres. HET

M. Ferre os à aus, ses Fr la pauvre: chapelle où il était allé priersouvent. C'est là qu’il devait dormir son dernier, sommeil, attendant sa vieille compagne qui ne devait pas tardér à aller le réjéindre Là il

était encore aulimilieu des siens, ai milieu de toutes ces:choses qûi parlaient de Pat et 17 son sure: del édite . js

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‘in laisait oo lair à son oabitite

ac (a ue Le Blond : trois. garçons et une

| sb :partagèrent la seigneurie. L’ai-

nù, Nieolog mt le commandement.et, devint le deuxième. reiguour. des, Trois-Pistoles. - #

En 1712 il avait acheté, pouf là baise

de cinquante livres, és Sieur, de la Minotièra : ‘“ une lieue de terre de front sur, deux lieues de profondeur, ait au Nord-est, aux ter-

La fa.

uffranrir pail'avait de. Il difficile laisse:

lans la vent.

x, somMsr ne

‘Là il lieu dé

et de

oc ux ter-

res du Domaine du roi, au sud-ouest au fief

des Trois-Pistoles.” C'est-à-dire qu'il agran-

| dissait d’une lieue, en descendant, la seignex- ? a

rie qu’il tenait de son père. Cette lieue de terre avait été concédée en 1702 par M. de Callières, Gouverneur, et de Champigny, Intendant, au Sieur de la Martinière pour de la Minotière.

C’est sur cette étendue de terrain que son frère Vincent commença les défrichements avec énergie et courage. C'était son patrimoine à lui, et il voulait que la famiile nombreuse que le ciel lui enverrait put trouver place pour s'y implanter facilement, et y vivre à l'aise. Aussi, lorsque Nicolas se

rendit au château St Louis, à Québec, en 1728,

pour y porter foi et hommage en sa qualité de Seigneur et faire procéder à la confection du Terrier, il déclare : ‘ que son frère Vincent a fait des abattis de bois sur la nouvelle con-

icession de 1712, et mis près de six arpents

de terre en état d'être labourées.”

Sur la première concession, c’est-à-dire sur la terre de la Pointe, il y avait déjà, en 1723, bon nombre d’arpents de terre en cul-

ture et des édifices de valeur. Voici ce que Nicolas Rioux déclare le 15 Février 1723, à Québec : “ Sur le fief des Trois-Pistoles il y a un Domaine consistant en uné maison de qua”ante-deux pieds de long close de madriers ; une grange de trente-huit pieds de long close de planches sous laquelle sont une étable et une écurie bâties en pierre, une chapelle de colombage de trente pieds de long, un moulin à eau à faire farine clos de pieux, environ vingt-cinq arpents de terre labourable, point de prairies, les grèves ou la’ marée monté fournissent suffisamment de foin.

Qu’i n'y a p int d'habitants qui aient pris des terres en la censive du dit fief.

‘Que ses frères demeurent avec lui et ne sont point encore établis, qu’ils n’ont point fait de partage et ont joui parindévis jusqu’à présent.” |

Comme on le voit le défrichement n'était pas considérable. On avait fait environ un arpent de terre neuve chaque année. Par contre, où n’avait pas ménagé son temps pour édifier, même à grands frais, une maison, une

grange, un moulin à farine et une chapelle.

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Ce groupe devait étre d’un joli aspect, vu du large, et nul doute que les regards des marins se soient dirigés souventes fois de ce côté pour admirer ce commencement de paroiïsse au

bord du fleuve, à plus de cinquante lieues en bas de Québec.

En 1728, il n'y avait pas un habitant aux Trois-Pistoles autre que Nicolas Rioux et ses deux frères Vincent et Paul. C'est pour eux seuls que le missionnaire venait, de temps à autre, dire la messe et baptiser leurs enfants et seuls ils s'adonnaient aux travaux des champs et de la ferme. «

La maison du domaine était une grande demeure, capable d’abriter bien des générations ; aussi demeura-t-elle attachée pour jamais au nom de famille des Rioux qui y résidèrent. Les descendants de Nicolas s'établirent à la Pointe et devinrent les“ Rioux de la Grandemaison, ” tandis que les descen-

dants de Vincent, établis sur les terres qui

vont du côté de l’est vers St Simon, étaient des Rioux proprement dits ou Rioux de l’Anse aux Coques.

Voilà l'histoire du premier seigneur colon.

des commencements de la paroisse des Trois-Pistoles. Il reste à voir l'œuvre continuée par ses successeurs et les autres habitants qui vinrent s'établir, se grouper autour de la chapelle de la Pointe,

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