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C’est une étude que nous n'avons pas le temps de mener à bonne fin.
Ni:olas Rioux et Louise Asselin eurent huit enfants : Catherine, Louise, Nicolas, Magdeleine, Marie-Geneviève, Etienne, Jean- Baptiste, Véronique.
Nicolas Rioux et Catherine Gerbert en eurent cinq : Marie-Catherine, Véronique, Magdeleine, Geneviève, Nicolas-Françoiïs. (1)
Pierre Rioux, fils de Jean, mourut sans postérité. Ilétait né vers 1697 ; car l'acte de Foi et Hommage de Nicolas Rioux, son frère, en 1728, dit qu'il avait alors vingt cinq ans.
arquoi, Vincent Rioux, frère de Pierre et Nicoement, M las, naquit à l’île d'Orléans vers 1693. Venn mille ? Æ aux Trois-Pistoles avoc son père Jean Rioux,
| il se maria à l’Isle-Verte avec Catherine Côté a, c'est D de la famille du Seigneur Côté, vers 1732, et ut-être mourut vers 1755. On ne trouve pas d'acte e. La M de décès. Seulement on voit qu'en 1756, son ans la épouse, Catherine Côté, signe aux régistres :
du “ veuve de feu Vincent Rioux ” a for: |
| (1) Ce dernier mourut la même année que son père et son M grand père Nicolas.
Ils avaient eu huit enfants : Jean-Baptiste, Pierre, Vincent, Charles, Catherine, Etienne, Paul et Rosalie,
Voilà pour la famille des Rioux comme premiers colons. Viennent ensuite les Damour de Plaine et les LeBlond. D’après Ferland, (1) les Damour sont originaires de Paris et seraient venus au Canada vers 1665. Le premier Damour dont il est fait mention dans les régistres des Trois-Pistoles, s'appelle Damour de plaine et portait le nom d’Alexandre. Le 80 avril 1724, il tenait sur les fonds baptismaux, Geneviève Rioux, fille de Nicolas, le deuxième Seigneur. C’est dece Sr. de Plaine dont il est fait mention dans le document inédit que nous papes à la fin de ce chapitre.
Il y avait aussi un Jean-Baptiste Damour ; ce devait-être d’une autre famille, car le père Rouillard faisant, en 1768, le mariage de Ambroise Damour, entre aux régistres ce qui suit : ‘* Sr. Ambroise D'amour dit de Launier, fils de le Sieur Jean Baptiste Damour dit Lamorandier”.
(1) Voir la fin du vol.1 ‘Histoire du Canada.
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Il y eut donc deux branches principales, deux familles de Damour parmi les premiers colons des Trois-Pistoles.
Quant-aux LeBlond il est facile de constater l’origine de leur lignée.
D'abord Nicolas LeBlond, originaire de Honfleur en Normandie, vint s'établir en 1666 sur l’Ile d'Orléans. Une de ses filles se maria à Jean Rioux, premier Seigneur des Trois- Pistoles. Elle se nommait Catherine LeBlond.
Elle mourut au Trois-Pistoles le premier décembre 1758, à l’âge de 87 ans, munie de tous les sacrements de l’heure dernière. (C'est le père Ambroise Rouillard qui l’administra et confia son corps à la terre, dans la chapelle des Troïs-Pistoles. C’est là que devait être enterré son mari, bien que le régistre ne le constate pas.
Nicolas LeBlond, fils de Nicolas et de Françoise Marrié, vint s'établir aux Trois-Pistoles où il maria Marie Angélique Valentin,
N fille de Michel Valentin et Marie Anne Bau-
dri, de Québec, en 1756, le 26 Octobre.
En 1724 on voit qu’une nommée Agnès
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LeBlond signe aux régistres comme marraine de Geneviève Rioux, fille de Nicolas Rioux, en même temps qu'Alexandre Damov* de Plaine.
Jusqu'en 1750 et au delà, on voit bien par les régistres que les colons ne sont pas nombreux, car il n’y a de parrains et marraines que les mêmes personnes pour tous les enfants, (et ils étaient assez nombreux dans la famille des Rioux), qu'on portait alors au baptême. Les seuls colons que nous renconirons dans cet espace de temps, de 1718 à 1750, c’est Alexandre Damour de plaine et Niceclas Leblond ; tous les autres, ce sont des Rioux , quelques fois du côté des marraines ce sont Louise Asselin, Catherine Leblond, Catherine Grerbert et Véronique Lepage, cet- :e dernière mariée à Etienne Rioux, ainsi que Catherine Côté femme de Vincent Rioux.
Nul doute que s’il se fut trouvé d’autres colons aux Trois-Pistoles, les familles Rionx se seraient empressées de les prendre comme parrains au lieu de choisir leurs propres enfants âgés quelquefois de douze ou quinze ans. Plusieurs parrains et marraines
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venaient de Rimouski, comme les Lepage de St Barnabé, ou de l’Isle-Verte comme les Cô-
| té, premiers Seigneurs.
D'ordinaire, on ne va pas si loin chercher quelqu'un pour tenir les enfants au baptème, lorsqu'on a tout ce qu'il faut auprès de nous.
Pendant que la petite colonie des Trois- Pistoles augmentait lentement le cercle de ses opérations, les ennemis dela Nouvelle-France se donnaient du trouble pour reconquérir le Canada. Chaque jour apportait la nouvelle d’hostilités de la part des voisins de la Nouvelle-Angleterre, et c’étaient des alarmes dont les colons ressentaient assurément les contrecoups. En 1744, la guerre éclata soudain ; l'Angleterre jusque là nentre, s'étant jetée du côté de Marie Thérèse d'Autriche, prenait fait et cause contre la France et par là recommençait la guerre en Amérique.
À Québec, cette nouvelle ne causa pas plus d'émoi que €.us le passé, accoutumé que l'on y était d'apprendre chaque jour de nouvelles menaces, &e nouvelles invasions. Tou-
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tefois on augmenta de prudence, et comme les ennemis devaient d’abord s'emparer de l’Acadie par la prise de Louisbourg, pour remonter le St Laurent jusqu'à Québec, ordre fut donné aux habitants d'en bas de la Pointe Lévy de se tenir sur leurgarde.
Voici le précieux document que Mons.
Napoléon Rioux, Seigneur des Trois-Pistoles, un descendant direct de Vincent Rioux, frère de Nicolas, nous passe au sujet de cette défensive que les autorités militaires de Québec entendaient suivre dans le cas de guerre avec les colons de la Nouvelle-Angleterre. Ce document qui a près de 150 ans d'existence, est une relique du passé,et nous l’insérons ici avec plaisir, afin de la conserver dans sa forme, et d'en donner connaissance publique à ceux qui aiment les antiquités.
Voici ce morceau dans son entier:
Rivière des trois-Pistolles. |
Nous, Jean Baptiste de St Ours d'Echaillon, Chevalier de l'Ordre militaire de St Louis, Lieutenant de Roy du gouvernement de Québec, Commandant en l'absence de Monsieur Le Général.
Il est ordonné au $. Rioux Lainé, pro-
mme er de ur reordre Poin-
Mons.
Pisto- Rioux, cette Quézuerre re. Ce stence, ons ici a for-
MS
priétaire de la rivière des trois-pistolles d’exécuter les ordres qui lui seront donnés par les Srs. de Plaine et Céry que M. L'Intendant et nous envoyons à l’occasion des feux et fumées à faire dans les endroits de la dite Faroisse qui lui seront indiqués par les Srs de Plaine et de Céry, à l'effet de quoi il fera monter la garde le jour et la nuit par deux habitants qui seront relevés de trois heures en trois heures afin que les feux puissent être faits exactement et à propos et de faire assembler les milices aussitôt qu’on appercevra les feux ou les vaisseaux ennemis pour se rendre ensuite à Québec avec leurs armes, avec injonction à tous les habitants de son
district d'apporter avec eux chacun pour 20
jours de vivres en pois, en farine ou légumes supposé que les secours de France ne seraient pas encore arrivés ou que les récoltes ne soient pas faites, dans le cas que l’ennemy paroisse, ils auraient aitention de faire mettre leurs bestiaux dans les bois le plus à l'écart qu'il sera possible. Au surplus recommandons
au Sr. Rioux Lainé de tenir sa milice en bon fordre et prête à marcher s’il en était ques-. tion, D
si QU de
Nous prévenons le dit S. Rioux que lorsque le dernier feu paraîtra à la pointe de Levy il sera tiré un coup de canon ou deux pour avertir qu'on à vu les feux à Québec: ces deux coups de canons seront le signal pour répéter les feux Gepuis la pointe de Levy jusque à St-Barnabé.
À Québec, 21 juillet 1744 St-Ours Dechaillons.
Vu par nous intendant de la Nouvelle- France.