‹ Trois-pistoles [microforme]Chapitre 22 sur 56 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Le Père de LaBrosse marque le terrain de la de ième chapelle.— Donation du terrain de l'ég se par les seigneurs et vo-seigneurs du domai ne.— Arrivée de M. Leclaire, premier curé.

Mandement du G. V. Gravé.

Après la mort tragique du regretté pèr

Ambroise Rouillard, l’Isle-Verte et Trois-Pis toles furent desservies par le père de LaBrosst de sainte mémoire. (C'était un homme d'en treprise, tout à la pensée du bien être de âmes et du culte de Dieu. Il avait vu l vieille chapelle de la Pointe tomber presqu'el ruines, après un règne de près de quatre

yingts ans, et il avait compris qu’il fallal

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sujet, furent unanimes à reconnattre la grande nécessité de doter Trois-Pistoles d’une chapelle qui devait être sinon un ornément, du moins quelque chose de plus digne: que la vieille masure où l’on voyait l’eau du ciel filtrer à travers les fisures du toit vermoulu.

Les premiers colons, consultés à ce

Le père de LaBrosse demanda à l’évêque de Québec la permission de bâtir, et l’'Evêque de Québec envoya un mandement aux habitants des Trois-Pistoles leur permettant de bâtir à la condition qu'un terrain serait donné à la Fabrique, et que l’église serait érigée là où le père LaBrosse a marqué le terrain sur un”plen fait et dressé par le père luimême. On ne perdit pas de temps, et le premier Octobre 1781, on dressait un acte dont voici la teneur, trouvé parmi les minutes de M. J. Colin, Notaire royal d’alors.

“ Vu le mandement à nous enjoint de la part de Monseigneur sur le plan que le Rvd.

père de la Brosse lui a dônné pour l’église de

Notre-Dame des Anges des Trois-Pistoles, Nous, seigneur de la seigneurie des TroisPis-

toles, Sieur Etienne Rioux tant le père que le fils àvons consenti el consentons de donner le terrain marqué par le Rvd père Jean-Baptiste de LaBrosse pour fonder et édifier la dite église si marquée par le plan tiré par le

dit Rvd. ; > nous a comporté et comporte tous nor nts qui ont part à la dite seigneur. asi que les autres habitanis de la

susditée seigneurie savoir premièrement le Sieur J. Bt. Rioux, co-seigneur, le Sieur Vincent Rioux, Etienne Rioux, Prisque Soucy, Jean Larrivée, Ambroise Damour, Courier du Roy et Joseph St-Laurent co-seigneurs si assemblés tous parents et amis consente à la donation du terrain choisi par le Rvd Père Jean Bt. de la Brosse pour édifier et fonder l1 dite église suivant le plan suivi de lui, et

# cet effet un acte passé par mains de notaire

ceux qui ne savent écrire ont fait leur mar,

autorisé par Monseigneur pour en faire pour !

et envoyé à Monseigneur pour être autorisé , : en foi de quoi nous avons signé ce présent et :

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> que le donner an-Baplifier la ré par le >mporte dite seiis de la ment le sur Vin- Soucy, Courier rneurs sl ente à la vd Père t fonder le Ini, et

ire pour | » notaire !

autorisé ; !

résent et eur mar. |

que ordinaire. Premier jour d'Octobre lieu et place des Trois-Pistoles, 1781.

(Signé) ETIENNE Rioux

JEAN BT. Riou VINCENT Riou

Marque du Sieur .JOSEPH + NT-LAURENT Marque du Sieur Prisc + Soucy Marque du Sieur AMBROISE + Damour Courier du Roy.

Moi Paul Rioux, co-seigneur du dit lieu

D spprouve et consent à la donaison qui est mar-

quée, les pars que je puis y avoir je les donne parayement que les autres héritiers.

Marque du Sieur os Pauz Rioux

Le terrain donné par les seigneurs et co-seigneurs des Trois-Pistoles comprenait—"“six arpents de superficie prenant du côté au Nordest à la haute °r en courant Sud-est jusqu’à complèter six arpents et par le côté du Nord au fleuve St Laurent .et par le côté du Sud à un petit rocher quiest au nord de la maison

seigneuriale avec le droit de pêche sur la de-Æ à vanture du dit terrain et ce pour le profit de Æ ., l'église et pour lui être et appartenir à perpé Æ c tuité desquels la dite terre et pêche, après le Æ L; terrain près pour les bâtisses, les messieurs Æ ;; les curés qui demeureront et desserviront la &

dite paroisse auront la jouissance.” ro En outre, Etienne Rioux faisait donation : L

“ de deux arpents de terre de front sur quaran-W Ve

te deux de profondeur au second rang de la seigneurie bornés par la côte du Sud-est à J.. Bte. Larrivé et du côté du Nord-est au dona- Æ 1: teur et ce pour le fond du terrain être et ap- Æ partenir à la fabrique de la dite paroisse et le Æ M. bois pour la commodité et l'utilité de mes- Æ Pi sieurs les curés de la dite paroïsse en cendi- a tion que le dit seigneur aura, lui ses succes- À pe seurs, ses hoiïrs et ayant causes gratuitement |

un banc d'honneur et droits du banc seigneur dans la dite église ainsi qu'une messe fondée à perpétuité chaque année.” —

Le père de la Brosse mourut en 1782 sans | avoir vu son projet se réaliser et, pour des rai-! sons que nous ne connaissons pas, la chapelle ! désirée allait demeurer à l’état de projet pen-#

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dant quelques années encoré. Dans l’intervalle, M. Adrien Leclaire fut nommé curé de Cacouna,l'Isle- Verte, Trois-Pistoles et Rimouski avec résidence fixe à l'Isle-Verte. Le missionnaire curé devait alternativement faire les exercises du dimanche tantôt dans une paroisse et tantôt dans une autre, et lorsque le curé disait la messe à un endroit il était entendu que les colons des autres paroisses devaient y aller l'entendre.

C’est à tort que l’on prétend que M. Leclaire a été le premier curé résident aux Trois-Pistoles. En 1783, lors de la venue de: M. Leclaire nous ne sachons pis que Trois- Pistoles eût un presbytère tandis que l’Isle- Verte allait commencer sa troisième Chapelle.

Il était entendu, lors de la nomination de Mr Leclaire, que les habitants de la paroisse où devait aller le curé pour dire la messe viendraient le chercher à l’Isle-Verte et l'y ramener. Cependant les colons des Trois-Pistoles ne crurent pas devoir se soumettre à cette ordonnance et refusèrent de reconduire le curé à l'Isle-Verte, lorsqu'ils

aYaient été le chercher pour faire les offices du dimanche dans leur paroisse. L’Isle-| Verte, disaient-ils, a assez d'honneur comme; cela en ayant le prêtre résidant dans la pa:

roisse, que les habitants pourraient bien ve nir ici pour ramener le curé lorsqu'on aura été le chercher nous-mêmes chez eux.

C'était trop exiger et leurs prétentions} ne devaient pas être soutenues. . Ce commencement de discorde qui pouvait s’accentuer!

davantage, reçut son coup de grâce de l’autorité religieuse par un mandement que nous tenons à relater ici au long, comme sourvenir des premières velléités de désaccord dans le passé |

Henry François Gravé, Vicaire-Grénérall du diocèse de Québec aux habitants de l’Isle- Verte, des Troïis-Pistoles et de Cacouna; Salut. |

Îl y a bientôt un an, NT. C.F. que Mon:

seigneur l’évêque de Québec vous a donné un curé résidant, dont l’objet est de desservir! l’Isle-Verte, Trois-Pistoles, Cacouna et Ri mouski; vous parûtes alors reconnaissants

s officés L'Isle- !

comme

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bien ve-

on aura

stentions | :ommenccentuer!

de l’auent que ame SOU- Aésaccord

s-Grénéral de l'Isle“ una; Pa

que Mon:

a donné

desservir.

ia et Ri

naissants

de cette faveur et en effet elle était grande.

Monseigneur faisait pour vous le sacrifice

d'un Prêtre qui lui aurait été bien utile ail-

leurs. Il pouvait vous faire desservir par for-

me de mission comme il avait fait jusqu'alors

par le prêtre résidant à Tadoussac. Mais tou-

ché de compassion pour vous, il a été sensible à vos prières ; il a fait attention au malheur de vos enfants qui ne pouvaient être instruits que difficilement, en un mot il a voulu vous civiliser en vous dépouiliant de cetie grossierté que vous auriez conservée sans un tel secours. Vous voilà maintenant assujettis aux devoirs de la religion catholique qui est la seule véritable comme elle est la seule capable de former des hommes vraiment sociables, de bons su- Jets et de zélés patriotes.

Ce cher évêque, votre père en Dieu, aurait-il jamais pensé que vous seriez méconraissants d’un tel bienfait ? Faut-il que vous augmentiez par de nouvelles peines les douleurs inconcevables qu’une maladie de deux ans lui fait souffrir tous les jours. il était moins affaibli par l’âge et la maladie, il vous écrirait lui-même que vous êtes des

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ingrals, car il apprend avec le dernier chagrin qu'il y a parmi vous des dissensions et des querelles ; que le démon de la discorde &;, soufHa dans vos esprits le feu qui vous anime, Les habitants des Trois-Pistoles veulent introduire de nouvelles coutumes qui | L ne sont en usage nulle part. Ils consentent à ‘venir à l'Isie-Verte, chercher le curé pour + leur dire la messe, mais ils ne veulent pas Æ.,, le ramener ensuite et exigent que les habi- à; tants de l’Islé-Verte retournent le chercher. &,., Que serait-ce si les habitants de Rimouski #Æ que en faisaient autant ? Ils sont sans doute En, trop raisonnables pour. le prétendre. Mais 4 quel droit ont les habitants des Trois-Pisto. | que les de faire eux-mêmes ce qu'ils ne pour- &,,, raient s'empêcher de condamner eux-mêmes Br, dans les autres ? Il y a plus : c’est que ces mêmes habitants des Trois-Pistoles ne üai- | gnent pas assister à la messe et aux autres offices à l’Isle-Verte.

Ceux de Cacouna n'en font pas autant, quoi qu'ils soient plus éloignés, et sont réguliers à venir à l'Isle Verte quand la messe s’y

trouve. Nous sommes mêmes persuadés qu'ils Rat ) LA:

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