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rection civile de la paroisse.
tions sous le couvert ; et forts d'un droit acquis, les gens d'en bas ne s’alarmèrent pas plus que de raison. Toutefois, lorsqu'il s’aoit de construire un cimetière à l’ouest de l'église, les gens d’en haut firent une opposition qui surprit les habitants des bords du fleuve. Si le cimetière se bâtit en bas, disaient les gens sur la côte, c’est une chance de moins pour que l’église se construise sur le plateau, et en s’y opposant nous courons une chance de réussir et ce sera le premier pas de fait dans la bonne voie. Ces démarches donnèrent l'éveil aux intéressés et la cabale aidant, le cimetière se construisit à la Pointe,
Pendant ce temps, M. Faucher s’adres sait à autorité légitime pour demander l’é- Conformément à un rapport de MM. J. B. E. Bacquet. H. $.
Huot et Edouard Caron, Son Excellence Mathew Lord Aylmer lança une proclamation le 12 Février 1835, érigeant civilement la paroisse de Notre-Dame des Neiges des Trois- Pistoles,
Et comme les bruits couraient les rangs que demande serait faite à l’évêque de Québec
pour faire monter l’église de la Pointe sur les hauteurs du plateau, par conséquent plus au
centre de la paroisse, Mons. Faucher—que :
ses successeurs devaient imiter dans la suite :
c'est-à-dire MM. Fortier, Mâlo et Pouliot, — | déclara solennellement que jamais l’église ne !
déserterait la pointe, ‘ car disait-il, ce serait
‘jeter le désarroi parmi les habitants paisibles { “ des Trois-Pistoles et les obliger ainsi que le ! “ curé à des déménagements et à des pas et |
“ démarches que les circonstances n’obligent
pas de faire.” Ces paroles parurent calmer |
les esprits, et tout retomba dans le silence.
Mais c'était le feu qui couvait sous la 1
cendre et 1l suffira d’un souffle parti d’un
coin quelconque de la paroisse pour le rani- |
mer et provoquer un de ces incendies dont on ne calcule pas d’abord toute l'étendue.
Pendant ce temps les choses allaient !
leur irain accoutumé aux Trois-Pistoles, Mgr. Signaï visitait la paroisse ; M. Fortier succéda à M. Faucher et bientôt après c'était
le tour de M. Fortier d’être remplacé par M.
Pouliot (1) et toujours l’idée de faire monter !
(1) Extrait d’une lettre de Mr Faucher à une amie des Trois-Pistoles,
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l'église sur la côte faisait son chemin, et toujours le curé de la Pointe répétait à ses habitants : ‘“ l'église ne montera jamais sur la côte, nous en avons la promesse formelle.”
Et c'était des récriminations partout et le diable de la discorde aidant, les esprits commencèrent à se tendre et à vouloir se monter.
Néanmoins la sacristie à la Pointe s'achevait paisiblement et les travaux au jubé de l’église, qui avaient provoqué bieg des paroles acrimonieuses, s'étaient terminés heureusement vers 1826.
L'année suivante, en vertu de l'acte 7 George IV, Monsieur Pouliot nomma du consentement des marguillers qui étaient alors MM. Felix Tétu, Simon Côté, et Charles Gagnon, deux conétables chargés de maintenir l'ordre et la paix dans l’église et dans les environs.
Les premiers titulaires furent Antoine Lévesque et Augustin Boucher.
Pendant que les esprits se montaient peu!
à peu comme un levain puissant qui mena:
ce de répandre, les malheurs, les angoises, les dures tragédies de la vie allaient fondre sur les Trois-Pistoles. La Providence qui go:
verne les peuples et les individus, appesan:| tit parfois sa dextre main sur les populations @
ui menacent de s’oublier, frappant sans merci
afin de mieux désiller les yeux que la passion, |
l'orgueuil ou la révolte aveuglent.
C'était au mois de mai 1837, époque ter:!
rible, néfaste, mais consolante encore dans son
malheur, pour tous les canadiens que nos en:! nemis d'alors cherchaient à écraser dans les! batailles sanglantes de $t Denis et de St Char:! les. La nouvelle des désastres arrivait com-! me par soubre-sauts, parmi les gens en bas!
de Québec et à chaque revers c'était une dou-
leur profonde quand ce n’était pas un cri del haîne contre une soldatesque avinée qui né!
pargnait rien
Aux Trois-Pistoles, on oublia vite le mal-!
heur des nôtres, pauvres révoltés d’une heure, fous sublimes qui avaient rêvé l’annéan-!
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tissement de nos ennemis en nombre, et l'affranchissement du pays qui râlait sous le talon autoritaire du vieux brûlot que l’histoire a flagellé à bon droit ; on oublia les désastres des nôtres du côté de Montréal en face d’un évènement des plus pénibles, puisqu'il plongea dans le deuil plusieurs familles de la paroisse.
Au mois de mai, le fleuve n’est pas tout à fait libre de glaces et lorsque les grandes marées arrivent avec le vent de nord-est qui fait monter la flotte des bâtiments du printemps, il est rare que l’où ertende pas parler
d'accidents. ,
Cette année là de 1837, plus de deux cents bâtiments remontaient le fleuve par une tempête affreuse. Les pilotes n'étaient pas incorporés alors et ceux qui demeuraient le long du fleuve, attendaient l’arrivée des navires, se faisaient conduire à bord et les dirigeaient vers Québec si leurs-services étaient acceptés.
Trois-Pistoles, comme l’Isle-Verte a toujours été un poste de pilotes; aussi à la vue des bâtiments au large, pas un ne se fit prier pour mettre la chaloupe à la mer et gagner le
Fe
milieu du fleuve. Parmi eux il y avait Ma: mais gloire Rioux, Léandre Rioux et un apprenti Æmall nommé Perrault dans une chaloupe; dans@ilat une autre embarcation, on remarquait J. S.Æois Damour et François Rioux, tous deux pilotes ques comme Magloire et Léandre Rioux Auri Buutre glout ( Trois oubli ger q alen paroi.
Le vent était terrible et faisait rage sur la. mer et il fallait toute la hardiesse et l’habilitéf reconnues des pilotes Canadiens-français pour! affronter le fleuve par un ouragan semblable, Tout alla bien jusqu’à l’ile aux Basques. Rendus là, les navigateurs sentirent le vent aug! menter encore. On dirait qu'aux approches
du Saguenay, la tempête se fait plus maligne ( qu'ailleurs. l'Is]
On lutta désespérément, espérant arri Les da ver jusqu'aux navires qui ne demandaient pas" d mieux que d’avoir une main habile et sûre" (I pour les conduire à travers les battures si dan: I
gereuses qu'avoisinent l'ile-verte et l’iles rouge, en face du Saguenay,
Mais le malheur s’en mélait. Une vaguë énorme poussée par un vent furieux, assaillit la première embarcation, l'engloutit à tout ja
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mais, laissant à la merci des flots ces pauvres malheureux que la mort entrainait. Quant il'autre chaloupe montée par Damour et François Rioux, elle réussit à gagner l’île aux Basques, qui devenait le port de salut des deux marins qui auraient pu avoir le sort des trois
hutres compagnons que la mer venait d’en-
gloutir.
Ce fut une triste nouvelle à apporter aux Trois-Pistoles ; aussi pendant plus d’un an, oublia-t-on les querelles d'église pour ne sonver qu'aux évènements tragiques qui menaaient la vie des principaux habitants de la paroisse.
On retrouva le corps de Magloire Rioux
| à l'Isle-Verte et on l’enterra aux Trois-Pisto-
les dans le cimetière neuf; les deux autres no-
és devinrent la proie des requins du fleue, (1)
L’année 1887 devait compter pour une née néfaste aux Trois-Pistoles. En 1838, rien de marquant, à part les bruits de guerre, derévolte qui venaient des paroisses aux alenours de Montréal. Là on n'avait pas voulu
\ Nous devons ces renseignements à Mons. Napoléon
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