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haut de venir, avant eux, prendre leur place contestée. L'histoire rapporte qu’un des deux marguillers éprouva tellement de froid dans l’église après avoir mangé du pâté à la viande, qu’il mourut peu de temps après.
Aux Trois-Pistoles on était décidé à tout, et dut-on en mourir, on,ne lâchait pas prise.
Jamais peuple ne fut plus tenace ; jamais
sang Breton ne démentit moins son origine !
Au mois de Février 1814, Mgr. approuva
les travaux que l’on voulait faire à l’intérieur
de l’église et dans la sacristie, et au mois d'Août, une ordonnance arrivait de Québec par laquelle le curé était obligé de transporter les vases sacrés de la vieille chapelle dans l'église nouvelle, à cause de la vétusté et de l’'exiguité de l’ancienne église, et défense était faite de célébrer la sainte messe dans cette dernière.
Pendant qu'on suivait ainsi les ordres de Mgr. de Québec, et que Monsieur Pouiiot redisait plus que jamais à ses ouaiïlles que l'église ne serait point bâtie sur la côte, voilà que le parti d'en haut se met à la tête d’une souscription volontaire, qui atteignit bientôt
le chiffre de plusieurs mille piastres, et la pierre s’amassant de jour en jour par une corvée des habitants, une nouvelle église dressa bientôt dans les airs un clocher joyeux, auquel il ne manqua plus que la cloche destiné: à appeler les fidèles au temple. On ne se figure pas la désolation du cyré, en voyant ces trois églises orner disgracieusement sa paroisse en révolte. Plus que jamais il refusa les sacrements aux égarés, qui ne voulaient pas se soumettre, et qui en appelaient sans cesse à la décision de l’évêque de Quékec; ce dernier temporisait toujours, espérant que le calme renaïîtrait bientôt et que tout finirait par s’arran: ger pour le mieux.
Les gens d’en bas entreprirent la lutte à leur tour. L'église d'en haut était bâtie sur une terre en plein fief, appartenant à Paul
* Rioux, qui voulut la retraire, en sa qualité de seigneur. De là protêt et poursuite dont le dénouement allait bien tarder à arriver, com- 4 me nous le verrons dans la suite. Ce protèt : fut signifié par le notaire L. N. Gauvreau, de l’Isle-Verte, les deux notaires Quelletet Four-
nier des Trois-Pistoles ayant refusé d'agir.
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Le 25 Décembre 1844, les marguillers passent un règlement par lequel on ordonne de chauffer l’église d’en bas. Jusque là, il n’y avait pas de poëles dans les églises de campagnes. Avouons qu'il fallait une ardeur peu commune pour se réchauffer seul, en plein hi. ver, sans l'ombre même d’un poêle dans les chapelles. Pourtant nos gens d’alors ne se plaignaiïent pas trop ; aussi, ils étaient mieux trempés que nous ne le sommes et plus rudes au froid que nous, leurs descendants.