‹ Trois-pistoles [microforme]Chapitre 36 sur 56 · TUE · texte numérisé non relu

TUE

qui dira W n’est pa andant l'«

neuf, avaient décidé de s’assembler devant l'église rivale pour y attendre son passage et, se jetant à genoux à son arrivée, il seraient @ bénis par l’évêque avec ferveur et par là même as lent fleur temple devait se trouver reconnu par ne somme l'autorité compétente.

mière fois ar l’église} Vétait une \tir im mé!

icannes et.

gens des ler, Si non!

onstan ces!

> mauvais

L'évèque passa par le chemin du fleuve et pas un habitant du parti d'en haut ne s’assembla au-devant de l’église. Un des prétres qui accompagnait monseigneur Turgeon ke fit conduire aux Trois-Pistoles par le Notaire Gauvreau. Arrivé à la rivière, il laissa monseigneur et sà suite suivre le fleuve et lui, prit le chemin, sur les côtes, qu'il trouva bien fait, commode, ajoutant que personne ne pou- B vait jurer que l’église ne monterait pas près Turgeon,Æ du chemin royal sur les hauteurs, commie le padjuteur®Æ demandait la grande majorité des habitants risite aux ® des Trois-Pistoles. |

Fri | Mer. Turgeon demeura trois jours aux , : té Doi Trois-Pistoles, étudiant de près cette fameuse ds. à l'Isle! question des églises afin de pouvoir se pro- | es côtes M7 sûrement, dans la suite, et portér un ju- Le | chemin Me ent définitif qui mettrait fin à ces que- :

telles scandaleuses pour tout le pays, Il or-

donna de rallonger le cimetière en pierre @e quarante pieds vers le nord-est, et ayant re. marqué que l’ancien cimetière n'avait plusde clôture que l'incendie avait dévorée, il exige des marguillers qu'ils demandassent aux at torités la permission d’y relever: les corps et! de les enterrer, après avoir chanté un service solennel, dans le cimetière, au sud de l’église neuve.

Le corps de Joseph Rioux, fils d’Etienne Rioux, seigneur de “/a grande maison”, reposaill sous là nef de l'église détruite par le feu. Or: dre fut donné de releyer son corps pour le transporter dans l’église neuve, ainsi que les corps des premiers seigneurs qui avaient été inhumés, soit dans la chapelle, soit dans ke vieux cimetière. |

L’année suivante, après sept années de ministère, M; Mâle grittait les Trois-Pistoles laissant sa place à M. Rog envoyé dans l:

paroisse dans le but d’y amener l'accord, l'u4 nion et la paix.. C'était un homme énergique peu causeur vomme tous les diplomates, el d’un abord très agréable. IL n’eût qu’un bül en vue : réussir là où ses devanciers avaienk

pierre de ayant re.

ait plusde e, il exige nt aux a:

S Corps el un servit de l’église

d'Etienne x", reposalll le feu. Or:

ps pour le nsi que les valent été oit dans ke

années dé is-Pistoles, é dans la accord, lu‘ énergique omates, el

qu’un biül rs avaient

échoué, et pour cela, il ne voulut rebutter personne, ni exiger quoique ce fut de concessions, soit d'un parti, soit de l’autre. Il savait que l’heure allait sonner bientôt où toutes les querelles fonderaient devant la parole énergique et pleine de douceur de l’évêque de Quebec, et où toutes les volontés en révolte viendraient s’humilier aux pieds du père des fidèles; sachant cela, il allait son chemin droit, voyant bien tout le monde, augmentant les gages au bedeau,établissant la société de tempérance, permettant au bedeau d'établir ses bâtisses sur le terrain de l’église, avec la condition de les emporter à l'expiration de sa charge, enfin agissant, en tout et partout, pour le plus grand bien des paroissiens et la prospérité des Trois- Pistoles. ;

Âvec son règne de quelques mois seulement,M. Roy avait accompli beaucoup dans la paroisse, et bien des querelles, des disputes acrimonieuses avaient été évitées. Oh ! quand la raison s’allie à la bonté d’âme chez un prétre de Dieu, les paroisses progressent et de tumultueuses qu'elles étaient, elles deviennent paisibles et soumises, ne demandant pas

mieux que de suivre la voix qui leur dit 4 fuites ce que je dis et ce que je fais! |

En 1852, les habitants d’en haut en majo-!

rité, adressèrent, à Mgr. Turgeon, une requête demandant de fixer l’église dans la paroisse, s’engageant d'en passer par sa décision, afin de mettre un terme à leurs divisions et à.

leurs querelles intestines. |

leur dit / à

1t en majo-!

ne requête

à paroisse!

cn a CHAPITRE XVII

ions et à

D Fin des querelles religieuses. —Mpgr. Baillargeon Pemporte.—Choix définitif de l'église d'en haut, le5 Septembre 1852.—Honneur à qui de droit.

Nous voilà rendu à une époque mémorable dans l’histoire des Trois-Pistoles, et c’est avec un mélange de joie et de crainte que nous entreprenons ce chapitre, On ne se figure pas ce qu’il peut en coûter à des Hommes de cœur et d'énergie d'abandonner du coup tout ce qui jusque là, les avait retenus dans un sentier qu’ils croyaient d'autant plus facile, que tous les curés des Trois-Pistoles les y avaient conduits, à l'exception de M. Roy. Quand un homme, à la trempe énergique, a pris un parti décisif, il est peu facile de le faire revenir sur ses pas. Il faut une voix autorisée comme celle du devoir pour lui faire courber le front, et se sou-

mettre à de nouvelles lois. (C’est dur, mais c'est admirable, et l’histoire qui enregistre de telles soumissions ne peut que se montrer fière, et de celui qui a su parler quand l'heure fut venue, et de celui qui eut assez de grandeur d'âme pour obéir, à un moment donné, à la voix autorisée des supérieurs.

Pendant plus de vingt. ans, ils avaient cru à une chose certaine. On leur avait dit et redit, du haut de la chaire de vérité, que jamais l’église ne monterait sur la côte, et ces pauvres habitan's ne se faisaient pas à la pensée que cette église de la Pointe, auprès

de laquelle dormaïent tant de leurs aïeux, deviendrait une ruine inutile, et qu’il leur faudrait, ou monter leur demeure sur le côteau; ou bien rester à l'écart, loin des autres et du centre paroissial.

I1 convient de tout mettre cela au jour, non pour leur donner le tort de s'être soumis, mais, .au contraire, afin de montrer toute la beauté et la grandeur de leur soumission et donner à l’avenir le plus salutaire enseignement qui soit, Nous ne sachons rien de plus admirable que cette soumission du peuple des

, mais stre de rer fièl'heure

grandonné,

vaient dit et

que et ces 1s à la auprès aieux, 1 leur Ôteau; et du

jour, Dumis, ute la on et eigneà plus le des

Trois-Pistoles à la voix du chef de l’église en Canada.

C’est le commencement de Septembre 1852. Les gens d'en bas apprennent, tout surpris, que Mgr. Baïllargeon est arrivé au presbytère et qu’il vient marquer l’église sur la côte. Ce fut comme une panique parmi les vingt et un opposants du bord du fleuve et le soir, on se rassemblait afin de délibérer.

J. Bt. Rioux, un des plus chauds partisans de l’église d'en bas; l’homme qui plaie dait pour retraire le terrain sur la côte où était bâtie l'église nouvelle, manqua au rendezvous. Sa pauvre vieille, une bonne canadienne et brave, mère de famille l’avait laissé verni et il ne s’en consolait pas. Souventes fois elle lui avait dif : pourquoi ne pas monter sur la côte? et ces paroles, à force de se les entendre revenir aux oreilles du cœur, lui avaient donné à réfléchir. C’est assez de luttes comme cela, s’était-il dit, et nous allons voir à ce que tout finisse pour le mieux.

Le dimanche venu, Mgr Baïllargeon se rend à l’église et Jà, il parle aux gens. Je

suis venu, leur dit-il, mettre la paix dans la paroisse; j'y réussirai avec la grâce de Dieu Il y a des opposants à ce que l’église paroissiale soit sur la côte. Je les invite pour demain, ici, dans cette église, afin d’avoir leurs raisons. Je n’invite pas le reste de la paroisse ; c’est inutile, je suis venu pour ceux que je voudrais convertir.

Le lendemain pas un ne manque au rendez-vous. Il y avait là Célestin Rioux, Eloi Rioux, seigneur de la grande maison, Capitaine Eloi Rioux, Dr Dubé, Notaire Fournier, Cyrille et Etienne Damour, Joseph Rioux, J. B.

Leblond, Isidore et Calixte St Laurent, Herm. Boucher, Joachim Boucher, J. Bt Rioux, Cy.riac Morency et quelques autres encore.

Mgr. les fait mettre en rond autour de lui et leur demande, à tour de rôle, s'ils veulent un changement d'église. Tous répondent : non ! avec une solennitc décourageante. Cependant un seul restait qui ne s'était pas prononcé : c'était J. Bt Rioux. Il s'approche de Mgr. Baillargeon et lui demande ce qui plait le plus à Dieu, du sacrifice ou du devoir, et Mgr. lui répond : ‘Tous les sacrifices ne va-

lent rien si vous ne vous soumettez pas à vos supérieurs.” Eh! bien Mgr. dit J. Bt. Rioux je désire monter sur la côte ! !

Ba foudre tombant dans l’église, n’aurait pas jeté plus de stupeur et de consternation parmi l'assemblée que n’en jetèrent ces paroles inattendues du seigneur J. Bt.

Rioux, le plus ferme appui du parti d'en bas, l'âme même de l'opposition à l’église d’en haut. Ce fut comme un cri d’indignation.

C'est à qui aurait lapidé le traître, n’eussent été la présence de Mgr. et les lieux saints où l'on était assemblé. . Toutefois on se sépara paisiblement.

Mgr. Baïllargeon passa toute la semaine aux Trois-Pistoles, laissant à son secrétaire, M. Thibodeau, le soin de faire une visite particulière à tous les opposants. Le départ parmi eux de J. Bt Rioux les avait démoralisés, puis comptant bien que Mgr. déciderait contre eux, malgré les assertions cent io:s éitérées de MM. Pouliot et Mäâlo, ils décidèrent de tirer le meilleur parti de la situation. Ils résolurent de revoir Mgr. Baïllargeon, de lui faire leur soumission pleine et entière aux

conditions suivantes : 10, De ne rien payer pour les frais de l’église, sur la côte, jusqu’à son parfait achèvement ; 20, Que les bancs de l'église d'en bas seraient mis au mêmeaendroit où ils étaient dans l’église d'en haut, et occupés par les mêmes propriétaires, qui continueraient d'en jouir comme par le passé ; 30 Que le seigneur primitifet ses descendants jouiraient du banc seigneurial, à l'avenir, dans l’église sur la côte.

Comme on le voit, les conditions n'é-

, taient pas exhorbitantes, et Mgr. de Tloû ne devait pas se faire prier, non plus que le parti d’en haut, pour les accepter. À ce prix, la paix et l’harmonie dans une paroisse n'étâient pas chèrement acquises, et chacun devait se féliciter d'y avoir mis de la bonne volonté.

Le dimanche, à l’issue des vêpres, Mgr.

Baillargeon convoqua une assemblée générale des paroissiens des Trois-Pistoles.

L’église-de la Pointe est remplie. Mgr Baillargeon donne lecture d’une requête signée par la majorité des habitants, demandant

1 payer jusqu'à ancs de endroit >t OCCuntinueo Que le uiraient l'église

ns n'é- Tloû ne le parprix, la se n'éun deane Vo-

un changement d'église paroïssiale. Le Notaire Ouellet est nommé secrétaire, et on procède à la vérification des signatures. C’est alors que commence l'adoption d’une foule de résolutions. 1o On demande que l'église soit bâtie sur la côte près du chemin royal.

20 Qu'on s’en rapporte à l'archevêque Turgeon, ou à son coadjuteur, pour marquer la place où devra être l’église nouvelle, s’engageant à en passer parce qu'il ordonnera. 80 Que si l’on décide en faveur d’en haut, le parti sur la côte s'engage à l'achat d’un terrain, pour l’église, le presbytère, le cimetière, promettant faire l'impossible pour faire cesser les différents, qui les ont divisés dans le passé, et n'avoir tous qu'un cœur et qu’une âme, comme il convient à des chrétiens et des enfants d'une même paroisse, Il s'engageait de plus à souscrire volontairement toute somme nécessaire pour mettre la nouvelle église en état d’y dire la messe, bâtir le presbytère et les dépendances, conserver aux propriétaires de bancs dans l’église d'en bas le même banc dans la même rangée, et aux mêmes conditions et, particulièrement, l'usage du banc seigneurial au seigneur primitif.

Puis à la demande de Mgr de Tloà, Mau:

rice Martel et L. C. Caron, au nom des re.

quérants sur la côte, s’avancent et promettent par acte notarié, aux représentants du parti d’en bas, de ne rien exiger d’eux, opposants, pour les frais d'église, de presbytère, de cimetière et d'achat de terrain.

Il ne restait plus d’échappatoires ni d'illusions aux opposants, et le parti le plus sage était de continuer leur soumission ; c'est ce! qu'ils firent, non sans verser des larmes sur la fin de ce que l’on peut appeler un grand drame paroissial.

Mgr Baiïllargeon revêt ses habits de pré:

lat et, le chapelet à la main, suivi du curé Roy, de son secrétaire et de la foule des fidèles, il monte paisiblement le sentier assez raide qui conduit sur la côte. Rendu en face de l’église neuve, il s’arrète un instant, puis la porte du temple s'étant ouverte, il s’y dirige et va planter la croix sur l’autel, annonçant au peuple que : “ cette église sera désormais | l’église paroïssiale des Trois-Pistoles ”—puis |

la foule s'écoule lentement, et ainsi prit fin

loà, Mau:

| des re:

omettent du parti >posants, de cime

s ni d'il:

lus sage c'est ce rmes sur n grand

de pré:

du curé des fidè er assez en face at, puis s’y diri-

nonçant sormis | —puis |

rit fin

tte immense, querelle de paroisse, qui menaçait de devenir un scandale pour tous.

Si Mgr Baillargeon a agi en prêtre dévoué, en père plein de bonté, M. Roy, curé d'alors, n'est pas sans mériter les hommages et les félicitations de tous. Homme d'initiative, fin diplomate, sans ruse inavouée, mais fort d'une bonne cause, il sut la mener à sa fin, heureusement, sans secousse ni heurt. Auj;ard’hui qu'il est mort, mais que son œuvre reste, nous pouvons dire qu'il fut un prêtre modèle, et un homme de progrès et de cœur.

Le lendemain, Maurice Martel faisait à la Fabrique des Trois-Pistoles donation de deux arpents de terre de front, sur deux arpents de profondeur, afin d’y bâtir l’église. Cette terre yenait d'Ambroise Rousseau et Julie Martel, suivant acte devant Piuze, Notaire, Ste Anne de la Pocatière. Voici les bornes du terrain : “au nord-ouest à J. Bt. Rioux et Ed. Saucier ; au sud-est à Anselme Caron et au dit J.B.

Rioux, Ecr., à douze pieds mesure française de la maison de ce dernier ; au Nord-Est à J. B. Rioux représentant Ambroise Rousseau

dans toute les dites limites, et au sud-ouest à Eloi Rioux, Ecr, Seigneur.” k

Voici maintenant le décret de Mgr. de

Tlo tel qu'il l’a rédigé et écrit de sa main 4

dans les régistres de la Paroisse des Trois- E

Pistoles : p

Page 1