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CHAPITRE XVIII

Le règne de la paix.—Les syndics de l'église d'en haut.— Bénédction solennelle de l'église neuve, le vingt et un d'Aout 1853,—Le banc du Seig'neur.

La grande nouvelle de la pacification de la paroisse prit les proportions d’un évènement retentissant. Ce fut comme un cri de réjouissance et de soulagement partout. Si l’on avait porté un jugement sévère sur la conduite des révoltés d'en haut, jugement erroné qu'on portait à distance, on s’empressait de reconnaître que le parti d’en bas avait pris le parti le plus sage et, se soumettant aux autorités religieuses s'était décidé à mettre la main

mais troublée. On comprit ce qu'il dut en coûter à ces vieux habitants du bords du fleu-

à la roue pour que la paix ne fut plus désor. |

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ve, que la voix autorisée du prêtre avait ras-

[surés contre un changement radical au point

de vue des églises ; on resta frappé de dou-

leur réelle en apprenant que ces vieillards, at-

tachés au passé par mille et un liens, avaient

pleuré comme des enfants après s'être soumis généreusement aux ordres venus de l’évé-

que de Québec, et en voyant s’en aller à la dé-

rive tout ce qui avait jusque là fait leur force

den our lutter contre le parti d’en haut.

Sei- Donc tout le monde était à la joie, depuis N. Saturin Damour qui, quoiqu’en bas, avait

n de pris fait et cause pour le haut, aidant de toutes ses forces à la construction de l’église (1) ur la côte, jusqu’au capitaine Eloi Rioux et élestin son frère, et Mons. Têtu et le Dr Dubé.

En apprenant l’heureuse issue de la mision de son délégué aux Trois-Pistoles, moneigneur Turgeon s’empressa d'envoyer au uré Roy un mandement important, qui fut eçu par les habitants des Trois-Pistoles avec

onheur, et comme le gage de la paix et de la

(1) L'église bâtie sur 1 a côte en 1843, était en pierre. Cette erre avait été charroyée là du temps de M. Faucher, qui était pas avec les partisans du bas. Il croyait que l’église sovait être sur la côte,

concorde à jamais établies dans la paroisse jusquelà si divisée, si malheureuse par ses guerres intestines et continuelles.

Voici la teneure de ce mandement :

A nos très chers frères les fidèles de la paroisse de N.-D. des Neiges des Trois-Pistoles. Salut et Bénédiction en Notre Seigneur.

Mgr l'évèque de Tloû, nous a appris. N. T.

C. F. que la paix est heureusement rétablie dans votre paroisse, Grâces immortelles en soient rendues à la divine bonté qui nous a ainsi accordé une des faveurs que nous désirions le plus vive- -ment, Nous nous empressons de vous témoigner combien nous sommes satisfaits du résultat de la mission don! notre digne coadjuteur avait bien voulu se charger auprès de vous.

Nous en félicitons surtout N.T,C. F.,, ceux d’entre vous qui, attachés à une église pour laquelle ils avaient fait tant de sacrifices, ont renoncé néanmoins pour l’amour de la paix, à en faire usage à l’averir,

Cet acte de courage fait honneur à leur reli- À to gion comme à leur générosité ; il sera apprécié, À ve nous n’en doutons pas, par tous les paroissiens | ve dont 11 réalise ainsi les vœux, et il ne peut man- Ô quer d'attirer sur ses auteurs les bénédictiens du Re ciel, Nous le demandous nous-même daus toute le

la sinsérité de notre cœur,

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