DE LA SECONDE ÉDITION
En publiant une nouvelle édition de ce volume, lequel se rattache à une étude antérieure sur la Souveraineté nationale^ P Ancienne France et la Révolution *, peut-être nous sera-t-il permis de nous féliciter de l'accueil qu'en général il a reçu.
Ce livre, ainsi qu'il fallait s'y attendre, a toutefois provoqué les appréciations les plus contraires. Efifectivement, quand on traite de sujets qui passionnent et divisent les contemporains et que néanmoins on se refuse à entrer dans la chaleur des partis, on se voit fatalement, comme Montaigne l'observait en parlant de lui-même, « pelaudé à toutes mains, au Gibelin étant Guelfe, au Guelfe Gibelin * ». Il n'y a qu'à s'y résigner; c'est le lot de quiconque, sans se mettre en quête de popu-