II PRÉFACE
larité, n'a souci que d'être impartial. Aussi bien, n'est-ce rien que d'avoir avec soi les âmes fières et les libres esprits?
Nous ne sommes certes pas, nous ne saurions être de ceux qui regrettent l'ancien régime ; car s'il nous semble « que ce ne^ soit que par ignorance ou parti pris qu'on puisse se répandre contre l'ancien régime en déclamations injurieuses * », nous répéterions volontiers, après le marquis de Chastellux, « que pour regretter le bon vieux temps, il faut aussi en avoir l'ignorance * ». Quelles que soient les misères de l'âge présent (et chaque époque n'a-t-elle pas eu les siennes?) nous appartenons à notre siècle; nous plaçons au-dessus de toute individualité la patrie; nous ne reconnaissons à la souveraineté d'autre principe que le droit, au droit d'autre origine que la raison qui, dans l'homme, a d'ailleurs, au-dessus de l'homme, sa raison. Gela suffisait pour déplaire au^ idolâtres du passé.
Fils des générations nouvelles, nous ne sommes pourtant pas davantage, nous ne saurions être de Q^U2; qui, affectant d'oublier les traditions nationales et méconnaissant nos gloires, voudraient persuader au monde que la France ne date en quelque sorte que d'eux-mêmes. C'étsât assez pour s'aliéner les fanatiques de l'avenir.