‹ Trois rois, trois dames comédie en trois actes, mêlée de chantChapitre 30 sur 36 · LADRE, BLANCHARD, HÉLÈNE · texte numérisé non relu

LADRE, BLANCHARD, HÉLÈNE

BLANCHARD

J’obéis, madame à un «vire de votre mari, en vous invitant à écouter la lecture de cette lettre, que je reçois de lui h l'instant.

LAURE

J'écoute. (Pendant cette lecture elle montre une grande émotion.)

BLANCHARD lit.

o Mon cher aibi, j’ai trouvé ce M. Dupont, à la cité Vindé. » Il l’a trouvé! que veut dire?... c’est impossible; Dupont, qui est a ITie-de- France depuis un an, dont j'ai reçu une lettre il y a huit jours! (Il reprend.) « Je l'ai trouvé, mai* ce n’a pas été sans « peine... je le raconterai cela, si toutefois j'en reviens, car me « voici au moment d’aller sur le terrain; l'arme est le pistolet, « et les conditions du combat sont parhuiemeot réglées ; uuus « nous battrons à vingt-cinq pas. »

LAURE

Un duel I

HÉLÈNE

Oh ! mon Dieu !

Je m’y perds ! mais où a-t-il lieu ce combat que je ne m’explique pas?... que je courre l'empêcher! la suite de sa lettre me rapprendra! Poursuivons... « Tu diras à madame Mathieu, pour « qui je me bats, que si je survis, malheur à elle! qu'elle trem- « ble!... Après son monsieur Dupont!... ce sera son tour. »

LAURE

C’est insensé ! je ne connais p is ce M. Dupont.

blanchard.

Je le sais, madame... comment peui-ilse battre avec un homme qui n’éiait certes pas à l’Opéra, qui habile à deux mille lieues de Pari»? (Il continue d lire.) « Mais on m'appelle, on m’attend... le « fiacre «-si cuba*. Adieu. En maudissant madame Mathieu, je la « fais héritière de tous mes biens, qui s’élèvent à huit cent mille « francs, d’après notre bilan du mois dernier.

Laure, arrachant la lettre de i maint de Blanchard et la jetant d terre, aprèt l'avoir froissée.

le voulais son amour, et non pas scs richesses.

BLANCHARD

Pas une ligne! pas un mol qui m'apprenne où il est allé 6e ha tire... Que faire?... je cours à Vincetmes ! (Il appelle; un domestique parait.) Uue voilure t (Le domestique ee retire.)

HÉLÈNE

Oui... courez... lrouvez-!e... rmpécbez...

blanchard, apercevant Laure qui vient de s’évanouir sur le fauteuil de gauche, dit d Hélène en sortant.

Ne ) ‘abandonnez pas ! (Hélène te précipite «en Laure.)

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