AIR
A tocs côtes, a mon bras votre onpui.
Vous commuez ce monde plein de chances.
Il est a vous, car je veux aujourd hui,
Payer par un l»*obeur chacune de vos larmes.
Tu us les plaisirs, dont votre âge est jlluux,
Vuus les aurez, compagne de ma vie,
Ah ! cruyei-cn celle voix attendrir,
Et malmenant me pardonnerez-vous,
Oui, dites moi, nie pardunuerex-vous?
Hélène, tombant en pleurant aux pied t de Blanchard.
Qui me partiouuera, moi?
blanchard.
Levez-voos, essuyez vos larmes. On vient... ( Un domestique entre et remet une lettre.) C'est «le Mathieu ! (Blanchard lit ear la iuscription : )■ Pour étie lue en pié-ence de mu femme. » (Au domestique.) Pliez madame MaihifU devenir. [Le domestique va dans l'appartement de gauche.) Que peut m’éci ire Mathieu?... l’ourquni cri ordre étrange de n'ouvrir cette lettre que devant sa femme? où e»t-U donc en ce moment?... Mats voici madame Mathieu.
Un salon riche, fauteuils, un guéridon à gauche. Portes latérales au preinicr plan.
iciwz x.
LAURE, seule, assise à gauche, prés du guéridon.
M. de Blicourt va venir, il apportera b réponse h ma lettre. Pourquoi l’ai-je écrite?... pouvais-je ne pas l’écrire? La colère de M. Mathieu, après son duel, 6C tournera violente, impitoyable contre moi... Il me tuerait!... Mais, pourquoi ce duel mystérieux dan* lequel il peut succomber et m'accuser, en tombant, de l'avoir fait mourir?... Moi !... non!... j'ai bien fait d'écrire celte lettre à M. de Blicourt... je ne verrai plus rien... je ne saurai plus rien... je serai comme mûrie... Préviendrai-je du moins M. Blaticliard de ma n-solmion? un si noble ami!... Non, il ne faut pas... il m'en détournerait... Mais Hclcne?... non plus : elle obtiendrait de moi quelque faiblesse. Allons! du courage une dernière fois., ma tête est brûlante... j'ai b fièvre dans le &u>g... mais M. de Blicourt ne vieut pas... AbL.» le voici.
8 cxne il Non... non... voire consentement cesserait avec me* larmes...
I 41'ftp ni trniiRT moi je reste... je uie résignerai par devoir... par raison... je
LâliRE, BUCOURT . suis déjà, je le sens, à demi consolée : demain je serai heureuse ...
Vous le voyez... je suis calme... maîtresse de moi... je ne pleure Lalre. pas... (Elle t’essuie let yeux avec son mouchoir. A part ente n
Je vous remercie de votre exactitude, j y comptais... je suis allant, i O mon Dieu ! mon Dieu! faites-moi mourir! (Elit tort êle. à droite.) v ‘
prête.
BUCOURT.
J'ai lu votre lettre.
laure.
Elle est l'écho sincère de mes souffrances arrivées à leur dernier terme. IV «pression irrévocable de ma détermination... Que mon sort s’accomplisse!
BUCOURT.
Oui, vous avez bien fait de vous adresser à moi avec confianee,
BUCOURT, seul.
Son désespoir me déchire le cœur. Je la verrai encore... Je lui écrirai... je calmerai le délire de son imagination... mais il faut que j aille retrouver Didier... je lui ai laisse (e soin d’attendre
de me considérer comme IVppui le plus ferme au moment du j ,,us longtemps M. Du martel qui devait être chez moi à neuf naufrage; tant d’abandon, c’est plus que de l'amour, c’est de «oores, et que j'ai vainement attendu moi-roéme jusqu’à midi la foi !... a,nsi 4 u e$on témoin, M. Mathieu. Etrange retard une je ne in’ex-
LAURE
Vous me sauvez... partons!
BLICOURT.
Un mot encore...