‹ Trois rois, trois dames comédie en trois actes, mêlée de chantChapitre 4 sur 36 · LES MÊMES, MATHIEU · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MATHIEU

Mathieu, allant au bureau de madame Blanchard.

Parlait ! bravé 1 à merveille ! c’cst ainsi que j’aime à vous voir. Travaillez! travaille» l on en devient de jour en jour plus riche. (// vérifie rapidement les calculs de madame Blanchard) Huit... trois... qualir... onze... vingt-six... quatre- vingt- dix -sept... trois mille, neuf .. Superbe, pas l’erreur d’un centime [Il ta examiner le trarail de Laure). Os majuscules sont inspirées; vous êtes née teneur de livres. Venez, approchez maintenant toutes les deux et que je récompense votre zèle par une bonne nouvelle .

laure, venant en scène.

Une bonne nouvelle !

ni-LÈNE, venant en scène.

QuVst-ce donc ! Irons-nous au spectacle ce soit? Nous conduirez-vous au bal de l’Opéra?... C’est le dernier.

LAURE

Ce serait le premier pour nous.

MATHIEU

Au spectacle ! au bal! à l’Opéra! Ah! mesdames, je vous croyais plus raisonnables; ou plutôt je vous trois trop sensées pour supposer que vous parlez sérieusement. Je v:»is sur-lechamp vous fournir une preuve de la bonne opinion que j'ai «Je vfiié. Puisqu'il s’agit de l'Opéra, je vous dirai qu'on 'lent de m’offrir six billets pour le bal de la liste civile qu'on y donne ce soir.

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Luit...

mois ROTS, TROIS DAMES.

HtltXB.

Et voas ne les avez pas pris? nu bul si beau, si riche 1

LAUl*.

Si bien composé !

MATHIEU

J'ai Fait mieux ; j'ai payé ces su billets, et je les ai laissés aux dames patroneases» qui nié les avaient olk-i ts.

HÉLÈNE, ci part.

C'est d’une injustice i

LAURE, bas.

Et moi, qui ai cru un instant...

MATHItU.

M rt«, pas«ons. fieout'z-mni religieusement tontes deux. Nous allons étendre noire industrie. Le commerce maritime nous a favorisés. Ne» vins de Bonlc.iux ont porté les noms de Blanchard et de Mathieu sur tous les points du globe, gravés dans l'épaisseur des bouchons. Nous pourrions en tirer vanité; mais à la gloire nous avons toujours pn-kit* les cotons, le sucre et le café que nous rapportions en k< hange de nos vois. Si nous avons quitté Bordeaux, th.-ètre de notre foi tune, c’est que nous songions. Blanchard et moi, à nous créer une position cocon* plus avantageuse. Sachez Jonc que nous sommes sur le point de devenir concessionnaires du chemin de 1er de Par, s àBic»!.

HÉLÈNE

Mais la bonne nouvelle?

BtlTUtEU.

Je viens de vous la dire.

HÉLÈNE

Ah! c’est là la bonne nouvelle?

MATHIEU

Sans doute... Permettez que j achère. L’oncle de M. de Bli- COmt,— qui est député, un etoc lient député: il ne pack jamais, mais il vote!... — s’intéresse beaucmipati succès de noire demande, il l’oppuh* et il travaille à nous assurer te vote de Ja chambre, ; qui aura lieu demain. Vous m’ée-uie* toujours?

HÉLÈNE

Avec le plus vif intérêt.

LA CBS,

Avec le plaisir le plus grand.

MATHIEU

Il nous fallait encore dix mdl on* pour compléter notre «intinnncm-iu; M. Didier s’occupe en ce moine ut de les réunir. Il est eu course avec votre, mari, madame Blanclnrd, et d >nt quelques instruis non* les i «verrons tous les deux nous apporter l’assurance qu’ils ont trouvé cette somme. Aiii-î, réjoui * m*z- vous ! dan» deux ans nous serons quatre fois plus riche»; dans quatre ans encore plus riches I...

HÉLÈNE

Et nous travaillerons huit lois davantage I

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