DO MAI TEL
Bonjour, Mathieu ! mes ho minage* h ces dames! dans un petit insiam. mesdames, j'aurai h solliciter rte vous la faveur d'un conseil. Que je te félicite d’abord , mon cher Mathieu : que vjens-j« d'apprendre?
MATHIEU
Quoi donc !
DUMARTBL.
Parbleu 1 ce que tout Paris sait déjà: que c’est toi et Blanchard qui serez concrssionoaiies du «hemin de fer de Paris a B'e»i. Donc. Je viens tout simplement, moi. votre compatriote, votre ami, vous demander les premières actions. Il eût été plus modeste de le* attendre, mai» c’eût t-lé bien moins prudent,
On t’a devancé.
DUMARTEL.
Allons donc !
MATHIEU
Tout est pris.
DlMAQTSL.
Comme au spectacle, le jour d une première représentation?... mais je connais le directeur, j’irai dans sa loge. Je retiens mille actions. Tu sais d'ailleurs que je suis de toutes vos affaires, nue
tour m’avez enrichi... ccci est un titre & de nouveaux bienfaits.
MATHIEU
Tu n'as jamais douté de nous, il est vrai, et nous devons Bons montrer reiounais&titls.
DUMARTEL.
Mais je ne doute de rien; tout me réussit, tout me vient h bien. Mon caractère, mon métier, c’est d’être heureux ; et je l'exerce avec honneur. Certaines gens se vantent d’avoir une étoile, moi, je les ai toutes. Je suis heureux an jeu, je sms heureux en ménage. je suis heureux en affaires, je suis heureux en amitiés, cl je serais un ingrat de ne pus ajouter...
MATHIEU
Dumartel! n'ajoute rien.
DUltARTEL.
Que veux-tu? c'est ainsi.
Vous qui Tirer, le bonheur sur la terre.
Qui l'invoquez du malin jusqu'au mut,
N ayez dune (dus au ciel aveu invsiêre Les yeux lixe», von» ne sauriez ! 7 y voir.
Vous le peignant sous une fausVui.nge,
N<- dites plus cire Heureux comme un roi,
Mais vouiez- mus connaître iwti vt-açe?
Regarde*- le» car le boihcur c'est uiûi.
Oui, mon ami. je suis le bonheur en personne ; jamais de cruelles pour moi; je me présente, ou m'accueille; je parle, et je plais; je desne à peine, et j'ai déjà obtenu.
MATHIEU
Dumartel!... tais-toi.
DUMARTEL.
Q i ai-je fait au sort ci aux niaus pour qu'ils me traitent si
bien?
MATHIEU
Encore une fois... Dumnrtct !
Dt MARTEL.
Nno, je veux que lu sois bo-u f cr.-tiailé de l'insolence de mon bonheur et que tu or regrettes p s d'avoir placé tes action- entre mes mains. A flaire f ie. pas>eii» au pfaomr. A nous tioU. mesdames tous »avr* nu tou- ne S.vr* pas que c'est ic *oir qu’a lieu le bal que donne h* riche prmee l'Idin-ki. Les d.nnes qui viendront à ce hal seront, je n ai pus besoin de mus le dire, nu gui tiquent « m costunve-.
matoiiîu, à part.
Qu’est-ce que cela nous fait?
Dt VA HT EL.
C est le dernier jour du carnaval.
HÉLÈNE
Il aura été fort gai pour nous.