CONCLUSION
Pareille rigidité réglementaire s'accorde mal, peutêtre^ avec l'esprit national belge d'extrême individualisme. On préfère chez nous laisser ces mesures à l'initiative privée.
Précédemment c'était en vain qu'à Ostende on faisait appel à la générosité des étrangers qui tenaient les jeux. Ils gardaient tout pour eux. M. Georges Marquet n'a pas attendu qu'une loi le lui impose. Il a suffi qu'on le lui propose pour qu'il le fasse avec une libéralité qui fait concurrence au budget des Beaux-Arts.
Présentement le Cercle privé fait une part magnifique à la Bienfaisance et à l'Art.
N'est-ce pas à louer autant comme manifestation de ce que peut en Belgique la liberté individuelle que comme résultat efficace dans ce double domaine social, d'ordinaire si négligé par ceux qui ont de grandes ressources?
Il faut espérer que le bon sens national finira par avoir raison des oppositions pharisaïques que font quelques-uns à une solution aussi simple et aussi normale quand on se libère de préjugés vieillis.
Suffira-t-il qu'un esprit indépendant ose le dire et le défendre ?
Edmond PICARD.
Octobre 1907.
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