‹ Trois saisons d'activité, 1905, 1906, 1907Chapitre 35 sur 36 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Et maintenant qu'on a pu juger ce qui a été fait, son importance, son caractère, son utilité, demandons-nous de nouveau ce que valent les attaques et les ironies dirigées contre une Œuvre aussi efficace et aussi significative.

On objecte qu'elle trouve ses ressources pécuniaires dans les jeux d'Ostende. On oublie de parler de ses ressources intellectuelles admirables.

La Loi belge de 1902 n'a pas aboli les jeux de hasard. Elle les a seulement réglementés. Elle a compris qu'on ne supprime pas cette passion, surtout dans le groupe des mondains qui en font un accessoire presque obligé de leur luxe et de leurs plaisirs, à tel point qu'ils désertent les lieux où ils ne les trouvent pas.

La sagesse n'est-elle pas de tirer le meilleur parti de cette situation inévitable en la faisant servir à des buts qui lui enlèvent en partie ce qu'elle a de critiquable pour certains esprits rigoureux ?

La France l'a compris par sa loi récente, car elle aussi tolère les jeux, mais en imposant sur leurs profits un prélèvement pour des œuvres sociales et de bienfaisance.

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